Dans la tête d’un recruteur en Suisse #5

5ème interview de Fabienne Revelard de la société ALPemploi, qui nous parle cette fois du salaire en Suisse.
Ce qui est abordé pendant cette vidéo :
Est-il bien ou mal vu de négocier son salaire en Suisse ? Quels conseils suivre pour négocier son salaire ? Y-a-t-il des secteurs d'activité où la question du salaire est plus sensible qu'ailleurs ? La formation a-t-elle une influence sur le niveau de rémunération ?

Les 10 secteurs d’activité les moins touchés par le chômage en Suisse

Quand on recherche un emploi en Suisse, il est toujours intéressant de connaître les secteurs d’activité les moins touchés par le chômage. Le fait qu’un secteur soit peu touché par la chômage n’est pas forcément un secteur qui recrute mais il y a de fortes probabilité qu’il le fasse : quand dans un secteur il y a un taux de chômage faible, cela signifie notamment que les entreprises n’ont que de faibles « réserves » de candidats potentiels.
Dans les cas que nous vous présentons, les taux de chômage sont (mis à part le dernier) tous inférieurs au taux de chômage national.

Voici donc le classement des 10 secteurs d’activité les moins touchés par le chômage en Suisse à fin juin 2014 :

Secteurs d'activité
Taux de chômage
Nombre de personnes
Agriculture, sylviculture et pêche1,3%922
Assurances1,4%1037
Production et distribution d'énergie1,4%296
Administrations publiques et assurance sociales1,8%2840
Enseignement2,2%3764
Industries extractives2,4%73
Banques2,5%3890
Fabrication de machines2,5%1668
Santé et action sociale2,6%9491
Commerce et réparation d'automobiles3,2%2174

Prenons le seul exemple de la Banque et de l’Assurance. Selon les chiffres du SECO, l’Assurance et la Banque sont des secteurs ayant un taux de chômage particulièrement faible. Pour la Banque, le taux de chômage est de 2,5% ce qui représente 3890 personnes. Dans une étude récente dont nous vous parlions il y a quelques jours, les banques et instituts financiers en Suisse avaient 2800 postes à pourvoir. Si on part du principe que toutes les personnes au chômage ne conviennent pas pour les postes, si vous prenez celles qui changeront de secteurs et celles qui partiront à la retraite, la marge de manoeuvre pour le recrutement n’est pas très grande pour les entreprises du secteur.

C’est encore pire pour le secteur des Assurances : 1037 personnes sont au chômage fin juin dans ce secteur (1,4%), et selon la même étude, 1200 postes sont ouverts dans le secteur. Le nombre de chômeurs ne couvre même pas le nombre de postes. C’est donc un secteur très en tension (et d’ailleurs plusieurs entreprises du secteur ont tiré la sonnette d’alarme ces derniers mois).

Attention toutefois : tout ceci doit être analysé avec nuance car tout le monde ne peut pas être recyclé avec du 1 pour 1 : les personnes ont chômage ne conviennent pas toutes pour les postes à pourvoir d’un point de vue du profil professionnel.

source : chiffres du chômage du SECO à juin 2014

Dans la tête d’un recruteur en Suisse #4

Nous continuons notre série d'interviews exclusives avec cette 4ème vidéo de la professionnelle RH Fabienne Revelard de la société ALPemploi active dans le canton de Vaud et de Genève. Nous prolongeons la discussion concernant l'entretien d'embauche en Suisse. Elle nous dira notamment ce qu'elle attend des candidats en termes de présentation, et nous donnera quelques conseils. Elle donnera également quelques indices sur les techniques de déstabilisation en entretien, et nous dira pour finir ce qui agace vraiment les recruteurs lors d'un entretien en Suisse. Consultez les autres vidéos de la série, et n'hésitez pas à nous dire ce que vous en pensez, si cela vous a aidé etc.

Dans la tête d’un recruteur en Suisse #3

Dans cette 3ème vidéo, Fabienne Revelard de la société ALPemploi nous donne son point de vue de professionnelle du recrutement en Suisse sur les entretiens : quelle durée pour un entretien ? A partir de quel moment le recruteur se fait-il une impression du candidat ? Quelles sont les mauvaises habitudes à bannir en entretien d'embauche ? Quelles est l'importance du physique et de l'apparence en entretien ?

Dans la tête d’un recruteur en Suisse #2

Dans cette 2ème vidéo, Fabienne Revelard, de la société ALPemploi va nous parler du dossier de candidature et du CV en Suisse. Nous saurons notamment si les professionnels RH lisent d'abord le CV ou la lettre de motivation, s'ils lisent les deux, combien de temps ils passent à la lecture des CV qu'ils reçoivent de la part des candidats. Elle nous dira également quelle est selon elle la longueur idéale d'un CV en Suisse, et ce qu'elle apprécie de voir dans un CV (et aussi ce qu'elle apprécie franchement moins).

Dans la tête d’un recruteur en Suisse #1

Vous avez toujours voulu savoir ce que pensaient les recruteurs en Suisse ? Ce qu’ils attendent des candidats en entretien ? Ce qu’il attendent d’un CV ou d’une lettre de motivation ? Vous voulez savoir pourquoi certaines entreprises suisses veulent moins recruter d’étrangers ? Vous voulez savoir s’il est bien vu (ou pas) de négocier son salaire ? …

Une interview – rare – sans langue de bois

Toutes ces questions, nous les avons posées à Fabienne Revelard, de l’agence de recrutement et de placement ALPemploi, implantée à Genève et dans le canton de Vaud.

Nous allons retrouver dans une série de 7 interviews de 3 à 5 minutes chacune, son point de vue sur différents sujets relatifs au recrutement en Suisse. Certes, son avis peut différer de certains de ses confrères, mais globalement, c’est une excellente source d’information que je vous invite à écouter très attentivement et bien sûr à suivre.

Nous publierons 1 vidéo par jour pendant 7 jours. La prochaine sera lundi prochain. Merci pour vos commentaires que nous espérons nombreux ! Et si vous ne voulez rien rater, abonnez-vous à notre newsletter.

 

Retranscription de l’interview

Fabienne Revelard, ALPemploi

Bonjour je m’appelle Fabienne Revelard je travaille pour la société ALPemploi qui est une agence de recrutement et de placement de personnes sur Genève et sur le canton de Vaud. Nous sommes actifs depuis 18 ans maintenant pour l’industrie, le bâtiment, la logistique, l’horlogerie et tous les métiers du domaine tertiaire. Nous ne couvrons pas la restauration et le domaine médical.
Nous somme une petite équipe d’une quinzaine de personnes et donc très réactifs. Nous avons des clients du bassin lémanique qui sont des PME, des artisans, ainsi que des multinationales car comme vous le savez il y a de nombreux sièges de sociétés européennes et mondiales ici sur Genève et environs. Voilà ce qu’on peut dire de notre activité.

Travailler-en-Suisse.ch : En tant que professionnelle du recrutement et de l’emploi en Suisse, il y a un certain nombre de choses qui nous intéressent particulièrement. On dit aujourd’hui que le marché suisse et particulièrement le marché genevois est très concurrentiel. En moyenne pour un poste standard combien de candidatures recevez-vous ?

Fabienne Revelard, ALPemploi
Alors effectivement c’est un marché qui attire de nombreux candidats comme je le disais précédemment il y a de nombreuses entreprises installées ici. Pour un poste standard si je prends un exemple type d’assistant Français-Anglais nous allons recevoir environ par jour entre 100 et 150 CV qui sont également relayés sur de nombreux portails d’emploi, les plus connu étant JobUp.ch et jobs.ch, et notre propre site, ce qui fait qu’on peut avoir parfois 250 CV dans une seule journée.

Travailler-en-Suisse.ch : quelle est la proportion de dossiers de candidats étrangers contre les dossiers de candidats suisses ou locaux que vous recevez ?

Fabienne Revelard, ALPemploi
On peut parler de 60 / 40 % cela peut être quelques fois 80/20, dépendant des profils, mais c’est à peu près ce ratio qu’il faut retenir.

Travailler-en-Suisse.ch
On dit que les entreprises suisses et plus particulièrement les entreprises genevoises ont un peu plus de réticence qu’auparavant à recruter des étrangers. Il semble aujourd’hui qu’à Genève il est objectivement plus compliqué de trouver un emploi quand on est étranger ou frontalier.
Il y a un certain nombre de candidats qui développent des stratégies de contournement, et en particulier qui indiquent une adresse en Suisse. Quel est votre point de vue de recruteur sur ce point ? Est-ce qu’il faut aller dans ce sens ou pas ?

Fabienne Revelard, ALPemploi

Les recruteur sont parfois un peu plus réticents mais c’est parce que ces personnes qui ne sont pas du bassin local ne connaissent pas forcément la manière de travailler ici en Suisse et n’ont pas d’expérience en Suisse, ce qui fait que pour s’intégrer dans une entreprise suisse ce sera plus difficile. Alors effectivement on constate maintenant depuis quelques semaines des candidats qui nous indiquent des adresses sur Genève ou sur Vaud mais après lecture approfondie du CV on voit que toute leur expérience professionnelle a eu lieu en France, qu’ils ont ont un numéro de portable français et que du coup on peut déduire qu’il ne résident pas du tout sur le sol suisse. Alors ça peut être très gênant car cela peut leur porter préjudice lors d’une postulation où l’entreprise a précisé qu’elle voulait des résidents suisses ou pour nous même qui faisons confiance à un candidat dont on a proposé la candidature alors que la personne n’était pas du tout résidente en Suisse.

Non pas du tout on n’encourage pas les candidats à aller dans ce sens là au contraire d’être sérieux et sincère et d’indiquer la stricte vérité.

Travailler-en-Suisse.ch

Si vous présentez un candidat dans cette situation et que vous ne voyez pas qu’il y a tromperie sur l’adresse, qu’est-ce qui se passe entre vous et votre client entreprise ?

Fabienne Revelard, ALPemploi

Ce ne serait pas bon du tout car cela reviendrait à dire que nous n’avons pas contrôlé suffisamment et que nous avons fait un mauvais travail. Il n’aurait plus confiance en nous et il y a de fortes chances qu’il ne veuille plus travailler avec nous. Et pour le candidat il n’aurait de toute façon pas le job non plus donc tout le monde serait perdant.

Travailler-en-Suisse.ch : quelles sont les raisons selon vous pour lesquelles certaines entreprises suisses ne veulent plus recruter de candidats étrangers ?

Fabienne Revelard, ALPemploi
Ce n’est pas forcément qu’ils ne veulent pas recruter d’étrangers. Ils veulent plutôt maintenir au sein de leur entreprise une homogénéité entre le personnel suisse et étranger, de sorte qu’il y ait une harmonie et un équilibre de 50/50 ou 60/40 et non pas des situations qu’on peut voir de 80/20 qui créent aussi quelquefois des disparités au niveau de la culture, de l’ambiance au travail.

Le salaire des cadres dirigeants de 30 entités de la Confédération

Chaque année, la Confédération publie en toute transparence le salaire de tous ses cadres de haut niveau. Et le moins que l’on puisse, c’est que le document qui liste l’ensemble de ses rémunération est plus que précis : on y trouve non seulement le salaire brut, mais également tous les avantages salariaux associés (mise à disposition d’un mobile, d’un véhicule…). Sont également mentionnées les cotisations de l’employeur en termes de prévoyance professionnelle. D’un point de vue des citoyens, je trouve que cette transparence est vraiment une bonne chose.

Voici donc le classement des hauts fonctionnaires de la Confédération (Présidents), selon l’établissement qu’ils dirigent (classement par ordre alphabétique des établissements) :

Organisme
Nb de collaborateurs
Salaire brut annuel de la Présidence en 2013
(CHF)
Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA)3 281627 642
Swissmedic, Institut suisse des produits thérapeutiques435301 538
Musée national suisse (MNS)247241 863
Pro Helvetia88210 850
Fonds de compensation AVS/AI/APG42399 213
Institut fédéral de la propriété intellectuelle (IPI)240301 724
Autorité fédérale de surveillance en matière de révision (ASR)27299 400
Institut fédéral de métrologie (METAS)159307 164
RUAG Holding8 241845 651
Caisse fédérale de pensions (PUBLICA)137297 000
Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers FINMA504542 800
EPF de Zurich10 491346 944
EPF de Lausanne5 526343 944
EAWAG474301 807
EMPA923306 702
PSI1 899314 357
WSL514295 867
Institut fédéral des hautes études en forma-tion professionnelle (IFFP)215218 645
Assurance suisse contre les risques à l'ex-portation (ASRE)42311 222
Suisse Tourisme242341 939
Identitas SA (BDTA)69234 052
La Poste Suisse SA61 593766 732
Chemins de fer fédéraux CFF28 425943 698
Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN)148297 081
PostFinance SA3 424529 176
SKYGUIDE, Société anonyme suisse pour les services de la navigation aérienne civils et mili-taires1 763246 964
SRG SSR6 069491 670
Technology and Production Center Switzer-land SA (TPC)1 004336 401
Publisuisse SA125363 638
Télétexte Suisse SA (Swiss TXT)167293 023

Le moins bien payé est le président de l’Institut fédéral des hautes études en formation professionnelle (IFFP), pour un montant de 218’645 CHF bruts / an, et le mieux payé est le président des CFF avec 943 698 CHF bruts / an. Un sacré écart, qui s’explique probablement par des responsabilités en termes de risques très différentes.

Je vous invite également à consulter le rapport intégral (pdf), vous y trouverez notamment la liste des différentes filiales détenues par les organismes de la Confédération, et notamment ceux de la Poste et les CFF.

L’horlogerie suisse aurait-elle perdu la bataille des montres connectées ?

L’horlogerie suisse, par la qualité de ses montres, s’est fait une réputation internationale. On ne compte plus les brevets et diverses innovations techniques et micro-techniques issus de cette industrie. Pour ceux qui s’intéressent au sujet et aiment l’innovation, l’Horlogerie suisse est un pur bonheur. Mais il semblerait que le secteur ne soit pas tout à fait au rendez-vous de demain avec les montres connectées.

Swatch group en retard sur les montres connectées

Le poids lourd du secteur, Swatch, a pour le moins une stratégie défensive : en déposant la marque iSwatch, le Group Swatch a pu bloquer – pour combien de temps encore ? – le dépôt de marque d’Apple pour sa montre connectée iWatch. Mais point d’innovation dans la montre du géant suisse de l’horlogerie : la montre iSwatch n’est ni plus ni moins qu’un « renommage » d’une montre qui existe déjà. Et on est bien loin de ce qu’Apple semble proposer en termes de fonctionnalités connectées.

Un communiqué de presse qui dissimule presque le Swiss made

Cette position défensive de Swatch group est en soi un aveu de faiblesse. Mais il y a d’autres signes qui montrent bien que l’Horlogerie suisse semble d’ores et déjà avoir perdu la batailles des montres connectées : le français Withings, spécialiste des objets connectés, a annoncé cette semaine la sortie de la première montre élégante connectée. Jusque là, rien d’extraordinaire. Sauf que la dite montre a été fabriquée en Suisse, par un horloger de renom. Et ce sont ces 2 détails qui montrent bien que la Suisse est hors jeu : cela fait des années que les fabricants français et européens de montres font tout ce qu’ils peuvent pour rendre « Swiss made » leurs montres, et surtout pour le faire savoir. Or, avec la montre de Withings, c’était bien l’occasion d’insister « lourdement » sur le Swiss made. Mais rien de tout cela. Non seulement cette mention n’apparaît que de manière presque anecdotique dans le communiqué de presse, mais en plus il semble très difficile de savoir quel Horloger suisse a réellement fabriqué cette montre. C’est un peu comme si on voulait dissimuler la provenance de la montre, car l’enjeu est ici pour Withings de dire que cette montre connectée, elle est française.

montre-withings

C’est probablement ce qu’on appelle un tournant industriel. Et il semblerait que l’Horlogerie suisse ne l’ait pas, pour l’instant, très bien négocié.

Le communiqué de presse de Withings

Le match Suisse – France de la coupe du monde au Brésil

Comme à chaque fois lors d’un pareil événement, je ne manque pas de faire un petit clin d’oeil à l’actualité. Ce vendredi, la Suisse et la France s’affronteront lors lors d’un match de football qui s’annonce disputé. Lors des précédentes rencontres – et notamment celle de l’EURO 2008, autant dire qu’il y avait un réel élan anti-équipe de France en Suisse, à l’image de ce T-shirt « collector » imprimé pour l’occasion.

Cette fois, j’ai le sentiment que les Suisses sont moins « vindicatifs » face à cette équipe de France qui les a tant exaspéré. Et c’est tant mieux pour tout le monde, nous pourrons ainsi profiter du match dans les meilleures conditions. D’ailleurs, à ce sujet, nous vous proposons de nous donner votre avis sur l’issue du match sur notre page Facebook. Allez, bon match et à vendredi 20h !

 

6 conseils pour les entretiens d’embauche des juniors

L’entretien d’embauche est un exercice diversement apprécié. Que vous soyez à l’aise ou non, il est indispensable de le préparer. Lorsqu’on débute dans la vie active, c’est souvent encore plus difficile. Pour aborder vos entretiens dans les meilleures conditions, voici quelques conseils adaptés d’un article d’un site américain. Certains me diront : attention, la culture américaine n’est pas la même, les habitudes de recrutement sont différentes. Et vous aurez raison. Sauf que là, ce sont des conseils de bon sens qui sont pleinement applicable à la Suisse. Et je les ai adaptés. C’est parti.

#1 – Vous n’êtes plus un enfant

Les entretiens ont tendance à vous remettre dans la peau d’un écolier : beaucoup d’entre-vous pensent en effet qu’un recruteur est là pour vous juger, vous noter en quelque sorte. Remettez les choses à leur juste niveau : vous êtes en entretien pour échanger entre adultes, discuter, et il ne faut pas oublier que le recruteur n’attend qu’une chose : que vous soyez le bon candidat.

#2 – Demandez des précisions quand ce n’est pas clair

Il arrive parfois lors des entretiens qu’on ne comprenne pas très bien la question. Certains points développés par le recruteur peuvent également ne pas être clair (et particulièrement pour ceux qui ne connaissent pas très bien le marché de l’emploi en Suisse ou bien un secteur d’activité qui peut avoir ses spécificités en Suisse). C’est VOTRE responsabilité de faire en sorte que les choses soient plus claires. Il ne faut alors pas hésiter à demander au recruteur de préciser tel ou tel point, ou bien de reformuler une question. Ne quittez jamais de vue votre objectif qui est d’avoir la vision la plus claire possible du job, de l’entreprise et des attentes pour pouvoir décider en toutes connaissance de cause. Je pense enfin que vous connaissez le proverbe qui dit « Qui pose une question peut paraître stupide au moment où il la pose. Qui ne pose jamais de question sera stupide toute sa vie« .

#3 – Soyez honnêtes

Encore plus que dans d’autres pays, l’honnêteté est payante en Suisse. Il est en effet indispensable de raconter la vérité, même si elle est difficile à dire (et probablement à entendre). Contrairement à ce que beaucoup de candidats imaginent, il n’est pas forcément problématique de mentionner un problème ou une situation compliquée qu’on a vécu sur le plan professionnel si vous êtes capable d’argumenter de manière efficace. Tout est dans l’explication, pas dans la situation.

Ce conseil s’applique bien sûr dans la condition où vous êtes arrivé à l’entretien avec un dossier de candidature lui-même honnête… Notamment votre CV ne doit pas être « gonflé » comme c’est malheureusement souvent le cas dans les pays plus latins.

Enfin, ne perdez pas de temps et d’énergie à imaginer ce que le recruteur voudrait entendre : ce sont en général des professionnels très bien formés qui détecteront assez rapidement que vous êtes dans l’esbroufe. Alors soyez le plus transparent possible, même si, nous sommes d’accord, on ne peut pas forcément tout raconter non plus.

#4 – Valorisez vos compétences

Etre un bon professionnel, ce n’est pas être capable de tout faire (même si, j’entends bien, la polyvalence est une qualité parfois recherchée). Votre interlocuteur ne s’attendra pas à ce que vous sachiez tout faire dans la société. Au contraire, il est là pour s’assurer que vous avez les compétences requises pour le poste qui est vacant ou créé. Et c’est précisément sur ces compétences là qu’il faut que vous vous attardiez. Concrètement, optimisez votre temps de parole en valorisant ces compétences. Le reste (ce qui est secondaire), oubliez-le ou placez-le en fin d’entretien s’il vous reste un peu de temps. C’est une question de priorisation.

#5 – Vous n’êtes pas un spécialiste des réseaux sociaux

Beaucoup de jeunes candidats s’imaginent être des spécialistes des réseaux sociaux parce qu’ils ont toujours « baigné » dedans. Derrière le terme « Spécialiste des réseaux sociaux » se cache autre chose, et notamment des compétences très spécifiques et particulières que vous n’avez probablement pas (à moins que ce soit précisément votre métier). Donc même s’il est probable que votre interlocuteur en sache moins que vous sur les réseaux sociaux, ne vous positionnez pas en expert. Vous êtes un utilisateur averti, c’est tout, et évitez de tendre le bâton pour vous faire car il n’y a rien de plus facile de vérifier votre aptitude à manier les réseaux sociaux.

#6 – Attention à votre apparence et à la communication non verbale

J’ai rédigé un billet sur ce seul thème, mais pour résumer, il faut comprendre que votre interlocuteur se sera fait une idée de vous dans les 1ère secondes de votre rencontre et bien souvent avant même que vous ayez ouvert la bouche… Ce qui est important ici, c’est notamment l’image que vous donnez (et donc la manière dont vous êtes habillé – l’article d’origine mentionne d’ailleurs que les habits et les chaussures des candidats doivent paraître neufs). Pour ma part, je pense qu’il est très important de ne pas être en décalage sur le plan vestimentaire : il existe pour cela plusieurs « astuces » pour savoir comment on s’habille dans l’entreprise que vous visez – je ne donnerai pas de détail maintenant – , et dans le doute, il faut être le plus « passe-partout » possible. Il m’est d’ailleurs arrivé, à titre personnel, dans mes jeunes années, d’arriver en entretien en costume cravate devant un interlocuteur beaucoup plus décontracté car dans une entreprise plus « décontractée » sur le plan vestimentaire. Et  je ne sais pas si c’est lié mais je n’ai pas eu le job !

Avant de finir, allez jeter un oeil sur notre service de coaching pour les entretiens en Suisse.

Allez courage ! Si vous lisez ces lignes, c’est peut-être bien parce que vous allez avoir un entretien dans une entreprise en Suisse. Ayez en tête que vous n’êtes plus en compétition avec des centaines de candidats mais probablement moins de 5. Plutôt encourageant non ?

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