Reconnaissance des diplômes étrangers en Suisse : une vidéo qui vous explique tout

J’ai régulièrement des questions sur la reconnaissance des diplômes étrangers en Suisse :

« J’ai obtenu tel et tel diplôme en France, dois-je et comment puis-je le faire reconnaître ? »

« Je suis infirmière et je veux travailler en Suisse : comment cela se passe-t-il au niveau des équivalences ? »

« Je suis un universitaire et je veux continuer mes études en Suisse : comment puis-je faire pour faire reconnaître mes diplômes en Suisse »

Ces 3 questions résument à elles-seules l’ensemble des interrogations des travailleurs étrangers. En général, j’oriente ces personnes vers le BBT (Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie).

Mais c’est encore mieux avec l’image : le site Carrefourstv.ch (que je ne connaissais et que je vous recommande vivement) a publié il y a quelques mois déjà une interview très intéressante d’un responsable du BBT qui explique toute la démarche et les différents cas de figure pour les étrangers qui veulent faire reconnaître leur diplôme.

Je vous invite à aller directement vers la 16ème minute de vidéo sur ce sujet. Toutefois, le reste de la vidéo est intéressant, et notamment le 1er témoignage d’une psychologue bolivienne installée en Suisse et qui explique son parcours pour l’obtention de l’équivalence et surtout ce qu’elle a dû faire pour travailler en Suisse.

Autres ressources utiles :

Et si certains d’entre-vous ont une expérience à partager avec cette problématique de la reconnaissance des diplômes,faites-en partager tout le monde avec un commentaire !

 

Ces Français qui nous expliquent que le Jura suisse a 50 ans de retard et qu’hormis Genève, l’internet en Suisse en est à l’âge de pierre

Après quelques semaines de vacances, j’ai décidé de reprendre pour ce 1er billet de rentrée un sujet qui m’est cher : l’intégration des étrangers en Suisse, et plus particulièrement le respect du pays qui nous accueille.

Comme vous le savez, je suis moi-même Français, et c’est donc sans aucune ambigüité que je vous parlerai de ces Français qui travaillent en Suisse (ou y vivent) et qui, selon moi, donnent une image de la France et des Français qui n’est pas très positive.

Je propose de commencer avec l’un d’entre-eux, qui est le patron d’une société spécialisée dans la gestion de patrimoine « à l’international », centrée sur les besoins des frontaliers en Suisse, et visiblement actionnaire d’une société de courtage très connue en France, sociétés que je ne citerai bien sûr pas.

Le retard supposé des ménages suisses vis-à-vis d’Internet en question

Au gré d’une interview sur le site ebusiness.tv, ce chef d’entreprise nous explique qu’Internet et les réseaux sociaux sont devenus incontournables pour son métier (…). Il en profite par ailleurs pour nous indiquer qu’hormis Genève, où les personnes utilisent Internet « à 150%, […] en Suisse en général, on en est à l’âge de pierre » (je cite).

En Suisse en général, quand on va plus loin dans les cantons (note : au-delà de Genève), on voit bien qu’on est encore à l’âge de pierre [pour ce qui concerne Internet]

Comme j’essaye de faire en sorte que mes billets ne soient jamais totalement inutiles (…), je préciserai tout de même que l’accès des ménages à Internet (les ménages connectés) est plus élevé en Suisse alémanique qu’en Suisse romande (74% en Suisse romande, contre 78% en Suisse alémanique, et 71% au Tessin). Si on rentre un peu dans le détail des grandes régions, on remarque que c’est à Zurich, en Suisse orientale (Appenzell Rhodes-Extérieures, Appenzell Rhodes-Intérieures, Glaris, Saint-Gall, Schaffhouse, et Thurgovie)  et en Suisse centrale (Lucerne, Nidwald, Obwald, Schwytz, Uri et Zoug) que les ménages ayant accès à l’Internet sont les plus nombreux (de 79 à 80%), alors que la région lémanique est avant-dernière de Suisse (source des informations : Bureau Fédéral de la Statistique, données 2008).

En clair, c’est tout l’inverse, notre interviewé a fait comme beaucoup d’entre-nous : il a probablement misé sur ses idées reçues sur la Suisse.

Et pour resituer ces chiffres dans un contexte international, la France avait, en 2010, 74% de ses ménages qui avaient accès à Internet, contre 85% en Suisse (source : Eurostat). Il y a des fois où il vaut mieux se taire. Mais le mieux arrive ensuite.

Le Jura suisse a 50 ans de retard

Pour finir sa brillante démonstration, notre interviewé fait un final du tonnerre avec une blague au goût douteux : « En 2012, quand ce sera la fin du monde, il faudra aller dans le Jura (suisse) car ils ont 50 ans de retard. » . Je vous laisse juger de la finesse de cette blague de potache, les personnes concernées apprécieront. Qu’elle soit dite par un genevois ou un vaudois, à la rigueur (et encore) car on sait qu’il existe des clichés entre les cantons. Mais lorsque c’est un Français qui le dit, cela me gène beaucoup… Je ne suis pas sûr d’apprécier qu’un Suisse ou un Américain traite d’attardé les habitants de la Creuse ou d’une quelconque région française.

Moralité de l’histoire : la communauté française en Suisse n’est pas aidée par de telles déclarations

Les Suisses, hormis les genevois sont des attardés de l’Internet, et les Jurassiens des attardés tout court : voilà ce qu’il restera de cette interview de Didier Jacotin dans l’esprit de ceux qui la verront. Vous trouverez ces déclarations dans le dernier quart de la vidéo .

Cela donne une image pathétique et caricaturale des Français, et cela me dérange vraiment. Mais c’est surtout un manque de respect énorme du pays qui nous accueille. Encore plus étonnant, le site ebusiness.tv n’a pas été gêné par ces propos puisque l’interview a été publiée (note du 14/10/2011 : l’interview sur le site e-business.tv a visiblement été retirée à la demande de M. Didier Jacotin).

Et vous ? Que pensez-vous de cette interview ?

Frouze d’un jour, Frouze toujours !

L’histoire n’est pas récente, et la plupart des Français qui travaillent en Suisse, qu’ils soient frontaliers ou habitants en Suisse, se sont faits au moins une fois traiter de Frouze ou Shadoks par leurs collègues suisses. Pour ma part, je trouve ces qualificatifs particulièrement dégradants, et même franchement limites, même si pour certains, cela a parfois une connotation plutôt sympathique.

Des qualificatifs qui doivent sortir du langage courant

Pour ma part, c’est arrivé après quelques mois de présence, et à l’occasion d’une discussion avec des collègues suisses, l’un d’entre-eux m’a traité de « frouze ». Je suis certain que mes collègues n’avaient pas l’intention de me blesser : c’était une sorte d’habitude de langage. Et selon moi, c’est précisément ce qu’il faudrait éviter et faire en sorte que cela ne rentre pas (plus) dans le langage courant.
Ceux qui me lisent depuis quelques temps savent que je milite pour une meilleure intégration des étrangers en Suisse, et que cette intégration passe notamment par un changement de comportement des étrangers et par une ouverture vers le pays et les locaux qui vous accueillent.

Refusez de vous faire traiter ainsi

Alors accepter de se faire traiter de frouze ou de Shadoks, c’est selon moi être complice d’une situation qui n’est pas acceptable, puisque même si la mauvaise intention n’est pas toujours présente, elle met en avant une situation de différence certes réelle mais qui s’exprime de manière particulièrement dédaigneuse. On peut faire un parallèle avec la France, où les minorités sont régulièrement victimes de certains qualificatifs que je juge peu agréables, voire franchement racistes ou antisémites.

Quelques règles simples à appliquer pour éviter la « frouzerie » au travail

Bien sûr, vous ne pourrez jamais éviter de vous faire traiter de Frouze ou Shadoks au travail lorsque vous n’êtes pas présent. Par contre, lorsqu’on s’adresse à vous et qu’en votre présence on sort de tels termes, je vous propose de simplement faire remarquer à votre interlocuteur que ce n’est pas très sympa de se faire appeler ainsi, que vous n’appréciez pas et que vous aimeriez que cela ne se reproduise pas. Le tout devant être dit de manière très courtoise, et très calme.

Le faire remarquer sur le ton de l’humour passe également très bien : « Dis-moi, les Shadoks, ce ne sont pas les bestioles limitées intellectuellement et qui ont comme ennemis les Gibis ? Tu te considère comme un Gibi donc ? » Succès garanti.

Et vous, quelle est votre expérience sur ce sujet ?

5 conseils pour réussir son intégration dans une entreprise suisse

© istock Photo

Après avoir passé 10 entretiens pour un poste en Suisse, vous voilà l’heureux signataire d’un joli contrat de travail dans une entreprise qui vous plait.

Peut-être avez suivi quelques-uns de nos précédents conseils, peut-être pas, mais quoi qu’il en soit, l’histoire ne fait que commencer pour vous, car il va falloir faire vos preuves en entreprise, vous intégrer et vous faire accepter de vos équipes.

Bref, il faudra apprendre à avoir la « suisse attitude ».

Conseil n°1 – Ne mettez pas en avant vos diplômes

Il est fort probable qu’à votre arrivée votre chef vous présente à vos futurs collègues. Si pour vous présenter vous commencez par la phrase : « Je suis diplômé de… » alors l’histoire commencera fort mal.

Nous autres Français avons été programmés ainsi depuis notre enfance, le diplôme est (et rend) socialement important. Mais en Suisse, avec une telle présentation, vous serez en décalage total avec la culture locale, et notamment dans les cantons de Suisse romande où on reste en général assez discret sur ses diplômes (en Suisse alémanique, on met par exemple plus volontiers son titre de Docteur sur sa carte de visite).

Parlez plutôt de vos expériences, car au fond, ce qui intéresse les professionnels en Suisse, ce n’est pas tant les diplômes que vous avez, mais plutôt ce que vous avez réalisé, de manière concrète.

Conseil n°2 – Ecoutez

L’adage populaire dit que si vous avez 2 oreilles et une bouche, c’est parce qu’il faut écouter 2 fois plus que parler. Vous arrivez dans une entreprise que vous ne connaissez pas, dans un pays que vous ne connaissez pas : il m’apparaît très clairement que de fait, tout travailleur étranger a beaucoup à apprendre. Ecoutez donc ce que vos collègues ont à vous dire, tant sur le plan professionnel que sur celui de la culture suisse (ou cantonale), et ne donnez pas votre avis sur tout (et n’importe quoi).

Conseil n°3 – Ne jugez pas vos collègues

Un des grands classiques de la « non intégration », c’est l’étranger qui débarque dans un pays et qui dit : « Mais c’est nul de faire ainsi, chez nous, c’est différent » ou encore « En France, dans mon ancienne boîte, on faisait comme cela, c’était quand même mieux« . Ces petites phrase anodines qu’on a parfois pensé à notre arrivée et probablement aussi parfois dites sont probablement une des plus grandes insultes que vous pouvez faire à un habitant local : en gros, cela revient à lui dire que les gens ici sont un peu demeurés et qu’ils auraient mieux fait de prendre exemple sur votre illustre nation. Soyez assuré que si les choses sont ainsi faites, c’est qu’il y a une très bonne raison, et en général une véritable logique.

Conseil n°4 – Faites confiance

Le maître mot en Suisse dans les relations de travail, c’est la confiance. Précisément l’inverse de ce qu’on peut trouver dans d’autres pays, et notamment la France : alors qu’employés et employeurs se toisent et se défient dans l’hexagone, en Suisse on aime bien faire confiance. Il convient notamment, au début, d’éviter d’être trop formaliste. Si on vous promet quelque chose, il faudra de bonnes raisons pour que cette promesse ne soit pas tenue, même si elle n’a pas été écrite.

Conseil n°5 – Impliquez vos équipes

Si vous dirigez une équipe, gardez bien à l’esprit qu’en Suisse, on a l’habitude de voter et donc d’être consulté.

Les méthodes de management qui consistent à imposer sans parler avec sa base sont particulièrement mal vues. Et en tant qu’étranger nouvellement arrivé en Suisse et dans l’entreprise, cela me paraît être encore plus évident – et nécessaire – de consulter ses équipes.

Je ne vous cache pas que je pourrai en écrire bien plus. Mais je vous laisse déjà digérer ces quelques conseils qui me paraissent primordiaux. Et vous pourrez en retrouver quelques autres dans la dernière édition de mon livre « Travailler et vivre en Suisse : guide pratique pour les résidents et frontaliers » sortie ce mois.

Et vous, avez-vous des conseils (anecdotes) à nous délivrer ?

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Intégration en Suisse : 10 conseils à suivre absolument

piece manquanteOn me reproche parfois d’être un peu dur avec mes compatriotes.

Au fond, ce qui m’ennuie le plus lorsque des Français se comportent « mal » en Suisse, c’est surtout l’image qu’ils donnent de tous les autres, tous ceux qui ont un bon comportement et qui ont compris qu’il y avait des règles à suivre lorsqu’on était dans un pays étranger.

Dans des moments économiques difficiles comme celui que nous sommes en train de vivre, des mouvements populistes comme le MCG ou l’UDC se nourrissent aussi des « mauvais » comportements des travailleurs étrangers qu’ils montent en épingle et généralisent. Inutile donc de donner des cartouches à celui qui s’apprête à nous descendre.

Alors j’en profite pour vous rappeler

10 règles  de base pour bien vivre en harmonie avec votre entourage en Suisse, au travail ou dans la vie de tous les jours

1 – La Suisse est un pays à part entière, et pas un département Français

2 – En Suisse, l’étranger, c’est vous

3 – Votre culture française est « bruyante » pour un Suisse :  faites profile bas, apprenez la modestie, ne faites pas en sorte que les projecteurs soient continuellement braqués sur vous

4 – Vous êtes l’ambassadeur de la France en Suisse : vous avez la lourde responsabilité de colporter l’image de la France à l’étranger. Donnez une image positive de notre pays, et fixez-vous pour objectif de faire changer d’avis les Suisses qui pourraient avoir des a priori

5 – Partez sans a priori sur les Suisses et la Suisse

6 – Ne comparez pas sans arrêt les différences culturelles entre les deux pays : tant que vous le ferez, non seulement vous agacerez tout le monde, mais en plus vous ne pourrez pas vous intégrer. L’exemple type de ce qui peut exaspérer un Suisse : « Tiens, nous en France on fait comme ça, c’est quand même bien mieux je trouve… »

7 – Vivez en harmonie dans le pays : finalement, bien malin qui pourra dire qu’un pays est mieux que l’autre. En fait, ce qui est important, c’est comment vous réussirez à vivre dans le pays étranger, en acceptant les aspects qui vous gênent.

8 – Intéressez-vous aux Suisses et à leur culture qui est très intéressante : la France, vous la connaissez bien, non ? Alors pourquoi chercher à rester entre Français, alors qu’une autre culture vous attend à bras ouverts ? Posez des questions sur la vie politique, sur ce qui est intéressant de voir dans le pays, lisez la presse locale, des livres sur la Suisse

9 – Parlez la langue : oui, je sais, ce n’est pas facile de parler le Suisse allemand, mais il me semble impossible de s’intégrer si vous ne parlez pas la langue. L’Allemand, en Suisse alémanique, me paraît un minimum. Pour vous aider, il existe un petit manuel (merci Vilay) que vous trouverez sur Amazon ou chez Bergli.

10 – Si vous avez deux oreilles et une bouche, c’est bien pour écouter deux fois plus que de parler. Écoutez ce que les autres ont à vous dire.

Et vous ? Quels sont vos conseils pour vous intégrer en Suisse ?

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Nouvelle loi sur les étrangers : les nouveautés

Je vous en parlais déjà le 9 août dernier dans cet article sur l’intégration des étrangers, la nouvelle loi sur les étrangers en Suisse apporte son lot de nouveautés, et met l’accent sur l’intégration et les ressortissants d’états tiers.

Un permis de travail qui peut être refusé si vous n’êtes pas intégré

Un rapport de l’Office fédéral des migrations avait mis en évidence en 2006 le fait que les membres de la famille bénéficiant du regroupement familial (les enfants et le conjoint qui « suit » l’autre) étaient potentiellement des personnes dont l’intégration pouvait poser problème, et que ces problèmes pouvaient être encore plus importants pour les ressortissants d’états tiers (les états tiers sont tous les états qui ne font pas partie de l’Union européenne et de l’AELE).

Pour remédier à ces problèmes, la loi fédérale sur les étrangers prévoit une disposition que les cantons sont libres ou non d’appliquer dans le cadre d’une convention d’intégration.

Cette disposition fixe des règles jugées nécessaires en matière d’intégration : une connaissance de la langue parlée localement (sans qu’il soit précisé s’il s’agit d’une des quatre langues officielles ou du suisse allemand) et un comportement adéquat à la « société, aux valeurs et aux normes suisses ».

Ainsi, l’obtention des permis peut-elle être conditionnée au suivi de cours de langues et/ou d’intégration par les intéressés.

Les étrangers qui sont présents depuis longtemps peuvent également bénéficier d’un permis d’établissement plus rapide (permis C) s’ils suivent ces cours (5 ans au lieu de 10).

Ces mesures ne concernent pas les ressortissants de l’Union européenne et de l’AELE.

A ce jour, ce sont principalement les cantons alémaniques qui mettent en application cette convention : Bâle-ville (BS), Bâle-campagne (BL), Soleure (SO) et Zürich (ZH).

Des ressortissants d’états tiers restreints dans leur accès au marché du travail suisse

L’autre nouveauté de la nouvelle loi sur les étrangers, c’est la restriction des membres d’états tiers au marché du travail.

Concrètement, seuls les étrangers de ces pays ayant des qualifications particulières (haut niveau de diplôme ou compétence particulière) pourront accéder au marché du travail suisse. C’est un des effets des accords bilatéraux, qui donnent priorité aux ressortissants de l’Union européenne et de l’AELE.

D’autres mesures concernent également l’ordre public : explusions d’étrangers commettant des actes malveillants ou criminels, et sanctions contre le travail au noir et les mariages « blancs ».

Vu de l’extérieur, et notamment de la France, ces mesures peuvent choquer. Il faut plutôt les voir comme une interprétation du pragmatisme des suisses sur la question de l’immigration, qu’ils pratiquent depuis très longtemps.

Je remarque également que le débat est dépassionné, ce qui est rarement le cas en France, où dès qu’il est question d’immigration, des termes comme « racisme » ou « xénophobie » sont lancés dans des débats sans fin. En Suisse, le débat est avant tout parlementaire et dans les urnes : les discussions souvent stériles ne les intéressent pas, en particulier quand l’intérêt du pays est en question. Car il ne faut pas l’oublier, l’immigration est une nécessité économique pour la Suisse.