Proposition de salaire en Suisse : 10 réflexes à adopter avant de dire oui

Une entreprise suisse vient de vous faire une proposition de poste et vous propose un salaire. C’est plutôt une bonne nouvelle, mais ce n’est pas le moment de baisser la garde, car un salaire suisse est souvent difficile à estimer lorsqu’on est étranger.

En effet, cette étape reste LA grande inconnue pour beaucoup d’entre-vous, et certains avouent n’avoir absolument aucune idée de ce à quoi ils peuvent prétendre ni de la manière de juger l’offre qu’on leur fait. Pour éviter la pire des situations qui consisterait à accepter un salaire plus bas que ce que le marché propose (et peut-être se retrouver ensuite dans une situation financière qui ne vous permet pas de vivre correctement en Suisse ou aux alentours), je vous propose 10 règles à suivre avant de dire oui et de signer le contrat de travail.

1 – Savoir si l’entreprise dépend d’une Convention Collective de Travail (CCT) ou non

Si l’entreprise avec laquelle vous êtes en discussion dépend d’une Convention Collective de Travail (CCT), alors vous trouverez dans cette convention collective le salaire minimum correspondant à la plupart des métiers. Cela vous permettra de situer la proposition que l’entreprise vous fait par rapport au minimum. Pour savoir si l’entreprise dépend d’une CCT, le plus simple est à mon sens de demander au professionnel RH avec qui vous êtes en relation. Vous trouverez ici une définition des différentes Conventions Collectives de Travail (CCT), et sur le site du SECO une définition plus formelle des CCT.

Si l’entreprise n’est soumis à aucune CCT, alors vous n’aurez pas de point de repère minimum « officiel ».

2 – Consulter les calculateurs de salaires officiels

Les syndicats et les autorités suisses proposent des calculateurs de salaire qui permettent, à partir de vos informations, de faire une estimation du salaire que vous pourriez demander pour un poste. Ces calculateurs se basent sur les enquêtes officielles menées auprès des entreprises suisses qui communiquent les salaires de leurs employés à des fins statistiques. Ce sont donc des outils incontournables si vous voulez faire une estimation au plus juste de votre futur salaire en Suisse. Il existe des calculateurs de différentes sortes (pour certains cantons notamment), et nous avons regroupé l’ensemble des calculateurs de salaires sur notre page « salaire suisse« .  Le Syndicat Unia propose également un site très intéressant et pratique pour calculer son salaire minimum.

3 – Activer son réseau pour récupérer de l’information sur les salaires

L’un des meilleurs moyens de savoir si l’offre qu’on vous fait est dans le marché, est de consulter des professionnels du secteur concerné. Si dans votre réseau proche il n’y a personne qui peut vous renseigner, peut-être que ces personnes connaissent quelqu’un qui pourrait vous renseigner (c’est le principe du réseau…). Si le salaire reste toujours un sujet déliquat à aborder, vous devriez pouvoir a minima vous faire confirmer qu’un salaire est ok ou pas.

4 – Sonder la réputation de l’entreprise

Une autre possibilité de se faire une idée de la « justesse » de la proposition de salaire qu’on vous fait est de chercher à savoir quelle réputation l’entreprise dans laquelle vous allez travailler a en matière de conditions de salaires. Utilisez les moteurs de recherches, recherchez sur les forums, bref, utilisez toutes vos compétences en recherche d’informations sur le Web pour voir si une information peut ressortir. Téléchargez notre conférence « Comment utiliser Internet pour sa recherche d’emploi » pour avoir quelques informations complémentaires sur ce sujet.

 

5 – Par rapport au seuil de pauvreté, où est-ce que je me situe ?

Ce n’est bien sûr pas ce qu’il faut viser, mais le seuil de pauvreté est un indicateur qui permet de situer la proposition de salaire qu’on vous fera. Certains secteurs d’activité en Suisse sont connus pour proposer des salaires particulièrement bas (par exemple, le salaire moyen proposé dans le secteur bancaire est le double du salaire moyen proposé dans le secteur de l’hôtellerie), et il faut s’assurer qu’avec ce salaire, on pourra vivre de manière décente en Suisse ou en zone frontalière.

Aussi, pour fixer les idées, le seuil de pauvreté en Suisse est à 2300 francs suisses par mois pour une personne célibataire (soit 27 600 CHF bruts par an). Pour plus de détails et d’informations, consultez ce billet sur les travailleurs pauvres en Suisse.

 

6 – Demandez le montant de votre salaire en net, ou calculez-le vous-même

Certains employeurs suisses vous proposeront une estimation de votre futur salaire net (car en général, la négociation se fait en brut), mais beaucoup ne le font pas. Pour répondre à ce besoin, nous avons mis en place depuis 2008 sur le site Expatwire un calculateur de feuille de salaire, et depuis cet été ce calculateur de salaire est disponible directement sur le site Travailler-en-Suisse.ch. Avec ce service, vous aurez une estimation du salaire net (pour les salariés qui y sont assujettis, nous ne calculons en revanche pas le montant d’impôt à la source).

7 – Intégrez tous les éléments de coûts dans votre décision

Ce n’est pas faute de l’avoir répété : le coût de la vie en Suisse est très élevé, parmi les plus élevé au monde. Mais le coût de la vie ne s’arrête pas à la frontière, et dans les zones frontalières (françaises notamment), le coût de la vie est l’un des plus élevés en France. Par ailleurs, que vous soyez frontalier ou résident en Suisse, vous devrez ajouter notamment les frais d’assurance maladie, qui prennent l’ascenseur depuis plusieurs années, et qui représentent par personne un budget mensuel compris minimum de 100 EUR environ (pour une couverture minimale dans le cadre d’une assurance santé frontalier), et de 200 CHF mensuel au minimum environ pour un trentenaire qui vit en Suisse (ces chiffres dépendent de nombreux facteurs, dont l’âge et la franchise) dans le cadre d’une assurance maladie obligatoire LAMal. Et ces couvertures proposent des prestations franchement minimales, et donc insuffisantes pour couvrir beaucoup de soins).

 

8 – Ne convertissez pas le montant de votre salaire suisse en euro et ne le comparez pas avec un salaire en euro perçu en France

Je le mentionne encore, mais j’espère que plus personne ne fait cette erreur : ne convertissez pas votre salaire en francs suisses en euro pour le comparer avec ce que vous gagnez en France ou en Europe, cela n’a aucun sens. Ce qui est important, c’est de savoir combien vous valez sur le marché du travail en Suisse. Car le cas de figure suivant peut apparaître :

  1. le salaire en francs suisses converti en euros est supérieur à votre salaire en euro en France
  2. mais le salaire qu’on vous propose en francs suisses est largement inférieur à ce qu’on devrait normalement vous proposer en Suisse (pour un tel poste)
  3. Conclusion : vous vous faites avoir et alimentez malgré vous le dumping salarial qui consiste à recevoir un salaire moins cher parce qu’on est étranger.

 9 – Il n’y a pas que le salaire fixe dans la vie…

Le salaire fixe cristallise en général toutes les attentions. Mais dans une proposition de salaire, il y a également tous les « à côté ». Il faut notamment savoir :

  • si vous toucherez un salaire variable et/ou un bonus (pratiques qui ne sont pas, selon les secteurs, uniquement réservées aux membres de la direction. Par exemple, 70% des informaticiens en Suisse touchent un salaire variable)
  • si vous bénéficierez d’avantages en nature : véhicule, participation au logement, à l’assurance maladie… Ces pratiques ne sont pas courantes mais doivent bien sûr être valorisées dans la proposition de salaire qu’on vous fait
  • si la caisse de pension est intéressante : entre une bonne et une « moins bonne » caisse de pension, la différence après quelques années de travail peut être de plusieurs dizaines de milliers de francs suisses. A vous de voir si vous souhaitez intégrer ce paramètre qui tient plus de la prévoyance que du salaire à proprement parler.

10 – C’est avant qu’il faut négocier, après c’est trop tard

Ce dernier point est un petit rappel à l’usage de ceux qui négocient leur salaire et leurs conditions et qu’il me semble bon d’avoir en tête le moment venu.
Certains de mes amis recruteurs me font régulièrement part d’un trait de caractère (qu’ils attribuent principalement aux Français) qui consiste à revenir sur la négociation alors que le contrat est édité et prêt à être signé. En suisse (comme dans beaucoup de pays d’ailleurs), la phase de négociation de salaire a un temps, et une fois que tout le monde est d’accord, il n’est en général pas question de revenir sur des points du contrat. Assurez-vous donc, avant de dire « ok je suis d’accord« , que tout est bien en ordre pour vous.
Et si jamais vous voulez plus d’informations et de conseils, vous pouvez aussi consulter le guide que j’ai co-écrit avec Laurent Schütz « Décrocher un emploi en Suisse« , qui traite notamment de ces questions.
Et vous, quelles sont vos expériences dans ce domaine ?
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Commentaires

  1. Aurélien a écrit

    Bonjour,
    C’est très intéressant mais plus je lis et plus je suis perdu. Hier j’ai reçu une offre en en tant que second de cuisine dans le canton de Valais et je ne sais pas si cet intéressant.

    • frontalier a écrit

      Bonjour David,

      tout d’abord, félicitations pour ce blog riche en informations.

      Je suis français et occupe un poste de Commercial en Allemagne depuis 6 ans, à quel salaire brut annuel moyen puis-je environ prétendre si je viens travailler pour le compte d’une entreprise à Genève?

      merci de votre retour,

      • a écrit

        Bonjour,
        Ce n’est pas possible de répondre à cette questions sans avoir beaucoup plus d’informations. Les calculateurs officiels permettent de se faire idée des critères pris en compte (expérience dans la fonction, profil, âge….).

  2. zara a écrit

    merci pour votre lumiere je suis sage-femme depuis20ans je cherche a m’expatrier dans ce pays mais en vain vu ma position géographique (algerie) je n’arrive pas merci et svp essayez de m’orienter vers des recruteurs plus serieux a bientot

  3. Navarro maîté a écrit

    Très interressant mais je ne trouve pas le cas où l’entretien se passe avec une entreprise en France pour des postes en France alors que le contrat est signé avec une entreprise suisse. bien sûr il est fait référence au droit du travail suisse mais le salaire est celui proposé en France (en regardant les informations que vous donnez on peut se rendre compte que l’on fait partie des 10% de suisse qui sont en dessous de 39OO francs suisse par mois.

    • a écrit

      Bonjour,

      Dans votre cas, le droit communautaire s’applique et très clairement vous serez soumis au droit français : cela signifie que votre contrat de travail, s’il est de droit suisse, peut être contesté et ramené au droit français. Par ailleurs, ce que beaucoup d’entreprises suisses ne savent pas, c’est que dans ce cas, elles ont l’obligation de payer les charges en France…
      Pour résumé, votre cas est particulier et dépend plus d’une logique française que suisse.

  4. Bourquin a écrit

    Bonsoir,
    Mon mari a une proposition d’emploi dans le tessin d’un montant de 7000 euros bruts. Pour avoir une idée du montant net de son salaire j’ai du mal a évaluer le montant des retenues à la source et leur nature (impots ?, secu ? retraite ?). Sur quel pourcentage partir ?
    Son lieu de résidence serait toujours en partie la France, faut il qu’il contracte des assurances particulières, aura t il des impôts a payer en France ?
    Merci pour votre réponse,
    FB

  5. Jean a écrit

    Bonjour,

    Ayant précedement reçu un modèle de contrat dans lequel figurait le salaire de l’école privée genevoise à laquelle j’avais candidaté, j’ai appris aujourd’hui que j’étais finalement reçu à cette école en tant que professeur. Est-il possible de négocier le salaire à ce stade ou aurais-je du le faire au préalable ?
    Merci par avance.

    • a écrit

      Bonjour Jean,

      Je ne suis pas certain de comprendre le « processus », mais si vous en avez préalablement discuté avec votre futur employeur, que vous vous êtes mis d’accord et que vous souhaitez revenir dessus, alors non, c’est trop tard, et en général très mal vu. En revanche, si aucune négociation n’a été faite, et qu’on vous l’impose, alors je pense que vous pouvez les contacter pour négocier. Dans cette configuration, la méthode serait surprenante, mais voudrait dire qu’en gros c’est à prendre ou à laisser. A vous de voir ce que vous êtes prêt à accepter…

  6. Jean a écrit

    Bonjour Monsieur,

    J’ai finalement contacté le directeur de l’école privé qui m’a confié qu’il appliquait des barêmes internes, qu’ils étaient les mêmes pour tous dans l’entreprise. J’ai bien essayé de débuter une négociation, mais il s’est montré inflexible. C’est un poste de débutant, sous-évalué d’environ 20% vis-à-vis de la somme que vous indiquez sur votre site : 4300 euros bruts mensuels pour un débutant. Est-ce du dumping salarial caractérisé ? Est-ce une posture de sa part ? Je suis jeune diplômé et tout ceci me dépasse un peu.
    Merci !

  7. Marie-Luce Beraudo a écrit

    Article très utile. Je trouve que les Suisses et personnes travaillant en Suisse sont très discrètes sur leur salaire, plus qu’en France. (C’est sans doute parce qu’elles gagnent plus d’argent et que plus on en a, moins on veut en parler !). Du coup, sans connaître le salaire des autres, ce n’est pas évident d’arriver à estimer si on est bien payé ou pas… Le salaire peut-il se renégocier au bout de 6 mois dans l’entreprise ou faut-il attendre un an ?

    • a écrit

      Bonjour,

      6 mois me paraît un peu court. Surtout, pour renégocier son salaire, il faut avoir des « billes », en bref de bonnes raisons de se voir augmenter. Je conseille à tous les candidats de bien négocier leur salaire à l’entrée car une fois dans la société, c’est beaucoup plus difficile.

  8. Roger a écrit

    Bonjour,
    Bravo pour votre blog, je viens de tomber dessus par hasard suite à une grosse déception aujourd’hui.
    Etant d’origine française, j’ai commencé à travailler pour mon entreprise (commerce de détail) en tant que saisonnier il y a 4 ans pour un salaire qui me semblait convenable à l’époque, environ 3000 francs brut.
    Je suis passé depuis l’année dernière à un poste de responsable à l’année pour 3900.-, que j’ai accepté sans discussions car sans référence, tous les autres employés connus étant saisonniers dans mon cas.
    Il s’avère malheureusement qu’au jour d’aujourd’hui je me vois refuser un crédit automobile de 15.000 francs pour cause de salaire insuffisant.
    J’en viens à me poser des questions surtout vu les voitures des gens qui m’entourent, quand à leur salaire..
    Suite à un rapide tour d’horizon de votre site, je me rends compte que je suis bien en dessous de la moyenne des gens qui occupent mon poste, entre 4600 et 5400 francs..
    Quels sont les moyens de négociation disponibles, sachant que mon statut de responsable n’est indiqué nul part sur mon contrat (mon employeur refusant gentillement de l’indiquer) et que ce même contrat annuel se termine au 1er décembre?

    • a écrit

      Bonjour Roger,

      Je ne sais pas quel est votre métier, mais effectivement CHF 3’000.- brut est réellement un salaire bas.
      Il faut tout d’abord vous constituer un dossier et récupérer un maximum de statistiques et d’informations sur les salaires en Suisse pour votre métier. Vous trouverez pas mal de choses en cliquant sur le lien précédent. Une fois ces éléments constitués, il faut rentrer en discussion avec votre employeur, mais c’est en général très difficile. Essayez de présenter des arguments objectifs. Si votre employeur ne veut pas entendre raison, ne menacez pas de partir ou quoi que ce soit d’autres : faites simplement des recherches d’emploi et posez votre démission quand vous aurez trouvé autre chose !

  9. philippe a écrit

    Bonjour,
    Je suis un français de lyon qui à passer un entretien pour un poste de commercial sur Genève,l’entretien ce passe très bien et l’employeur veut me recruter !!! petit problème !! la voiture de fonction n’est plus d’actualité et il ose me proposer 1800frs de fixe !!!!
    Encore un employeur qui veut profiter de la crise en France !!
    ps: je suis très qualifié et habituer à travailler à l’étranger.

    • sapo a écrit

      Bonjour,

      Tu parles d’un salaire fixe de commercial, mais je pense qu’ils t »ont également parlé d’un salaire variable associée? Dans ce cas là c’est normal que le salaire fixe ne soit pas de 4’000 chf non?

  10. guad a écrit

    Bonjour,

    Je voudrais savoir si pour un programmeur informatique (+ 5ans d’expérience)
    un salaire de 9000 ou 10000 chf brut par mois est correct et dans la norme ?

    Merci

  11. MANDE a écrit

    Bonjour,
    Tout d’abord félicitations pour votre site!!!!!!!
    J’aurais besoin de votre avis sur une proposition de salaire à Genève qui m’a été faite pour un poste de CONTRÔLEUR DE GESTION dans le secteur du Bâtiment/Chauffage/Ventilation/Climatisation.
    Mon profil : formation supérieure en gestion/finances en France, 7 d’expérience dans le métier & secteur du BTP, actuellement en poste. Jamais travaillé en suisse.
    Profil entreprise : filiale d’un groupe français, structure PME.
    Lors des 1ers entretiens j’avais proposé entre 100k CHF et 120k CHF qui est la fourchette du marché sur Genève (selon études de rémunérations et réseau). A l’entretien finale, l’entreprise, sur la base du CCT m’a proposé entre 85k CHF et 105k CHF brut annuel sur 13 mois. J’ai pris note sans rentrer dans une négociation finale (car j’étais en concurrence avec un autre candidat).
    Je n’ai trouvé aucune convention collective pour les ingénieurs ou cadres administratifs de ce secteur. Seulement celui lié aux métiers d’exploitation de la branche. Donc difficile d’apprécier leur fourchette. Et puis une CCT ne fixe pas de salaire maximum!!!!
    L’entreprise vient de me faire une offre de 95k CHF brut annuel (7300/mois sur 2012 et 7600 sur 2013) sur 13 mois. Autrement dit en dessous du marché. Pas de rémunération variable dans l’offre.
    - Que pensez-vous du salaire proposé sachant que je suis résidant à la frontière suisse (coté France)?
    - J’ai l’intention de renégocier à la hausse leur offre (au moins 100k) CHF, pensez-vous que cela est envisageable?
    Merci,

    • a écrit

      Bonjour,

      Je ne connais pas votre secteur avec précision, mais si vous êtes vraiment en dessous du marché, il ne faut pas accepter l’offre.
      Je pense que cette étude sur les salaires du secteur devrait vous aider à affiner votre niveau de salaire.
      Quelle que soit l’issue des négociations, il est important de comprendre qu’une fois cette phase de négociation passée, vous ne pourrez plus revenir sur le sujet : s’il faut discuter, c’est bien maintenant !
      En clair, il est tout à fait possible de renégocier à la hausse tant que vous êtes dans cette phase.

  12. Tarik a écrit

    Bonjour David,

    Bravo pour votre site.
    Je me permets de vous poser une petite question.

    Je sais que tout dépendra de la façon dont on mène sa vie, mais est un salaire de 9000 chf brut par mois à Lausanne permet de vivre confortablement et épargner en même temps (sachant que je suis à 3200 euros net par mois en france) ?
    Je sais que ma question est très large mais je compte sur votre expérience.

    Merci d’avance.

      • Manue a écrit

        Bonjour David,

        Je me permets de rebondir sur ces derniers posts. Mon mari (consultant sénior dans l’informatique / niveau ingénieur en France) a reçu une proposition de poste à 10000Frs suisse brut/mois sur Genève. J’ai cru comprendre qu’il s’agissait d’un assez bon salaire.

        Le problème étant que je suis psychologue, en France, c’est un secteur assez bouché, très peu de postes et souvent des temps partiels avec des contrats souvent précaires.

        Alors voilà mes questions: Qu’en est-il en Suisse? Est-ce un secteur avec peu de débouché? En tant qu’expatriée peut-on travailler dans la fonction publique? Peut-on s’installer en tant que psychologue en libéral (ouvrir son cabinet)?

        Autre option, peut-on vivre correctement avec 10000Frs suisse à 3 (un couple et un enfant)? Puis-je restée en Suisse sans travaillé sachant que nous sommes mariés? Quels sont mes droits?

        Merci par avance pour toutes vos réponses

        • a écrit

          Bonjour Manue,

          Je ne connais pas les débouchés en Suisse de votre métier. Il est possible de travailler dans le publique en tant qu’étranger. Il doit être possible de s’installer en libéral, mais pour cela il faut très probablement demander une autorisation particulière au BBT (vous trouverez l’adresse sur notre page professions de santé en Suisse).
          Vivre en Suisse à 3 avec un salaire de 100 000 CHF, ce n’est pas aussi confortable que ça en a l’air. Pour savoir combien il vous restera en net, passez par notre calculateur de salaire.
          Enfin, il est possible de venir en Suisse avec votre mari sans travailler (son salaire est suffisant) dans le cadre d’un rapprochement familial. Vous aurez alors un permis pour non actif qui vous permettra notamment de rechercher tranquillement du travail.

  13. CHAPUS a écrit

    Dans le cadre de mon contrat de travail suisse (permis B) je vais bénéficier d’un avantage en nature – mon logement va m’être remboursé – aussi je ovudrais savoir si ce montant est soumis aux charges salariales et patronales et s’il va alourdir l’impôt sur le revenu ?
    Merci pour votre réponse
    Cordialement

  14. Remi a écrit

    Bonjour David,

    Tout d’abord, un grand merci pour votre blog. Il m’est d’un grand secours pour me faire une idée des pièges a éviter lors d’une négociation salariale.
    Je me suis vu proposer une offre sur Genève en tant que commercial dans l’informatique et 50% de mon salaire dépend de mon variable (9,000CHF brut par mois= 4,500 fixe + 4,500 de variable).
    Je ne vois pas de CCT correspondant a mon secteur d’activité sur Genève et je me pose des questions sur cette proposition.
    De part votre expérience, avez-vous une idée de la répartition fixe/variable sur ce type de poste et si cette offre vous parait cohérente au vu du marché? De plus, je pense habiter en France et travailler sur Genève. Pensez-vous que ce salaire me permette de vivre correctement ? (Je tiens a préciser que je suis marié et que ma femme ne travaille pas).
    Merci pour votre reponse

    Remi

    • a écrit

      Bonjour Rémi,
      Non, je n’ai pas de référence sur le sujet, et ce d’autant qu’il n’y a pas de CCT. Pour être clair, j’ai vu tout (et parfois n’importe quoi) sur ce sujet, avec parfois des salaires variables représentant plus de 70% du salaire global… Essayez peut-être de lancer le débat sur notre page Facebook ou sur LinkedIn.

  15. Reinette a écrit

    Bonjour David,
    Je travaille à Mulhouse depuis 23 ans dans une société (tourisme) qui vient d’être rachetée par une société allemande (tourisme), mais qui possède également une antenne à l’aéroport de Bâle/Mulhouse.
    Actuellement, je suis toujours à Mulhouse, mais on me propose d’aller travailler à Bâle (aéroport), donc un contrat suisse. Le salaire qu’on me propose est bien inférieur à ce qui est décrit sur votre site (3020 chf brut). En faisant le calcul avec l’assurance maladie (j’ai 45 ans) et les frais de déplacement (125 € contre 38 actuellement), je pense ne pas rentrer dans mes frais du tout (dumping salarial ?) et probablement de ne pas accepter ce contrat, sachant que je perdrai mes 23 ans d’ancienneté (bien que l’on m’ai dit oralement qu’ils seraient conservés dans le nouveau contrat que j’ai en main, mais rien n’est mentionné par écrit). En cas de refus de ce contrat suisse, on nous propose de « transférer » notre contrat français avec une modification de contrat portant (pour l’instant) sur le lieu du travail. Mon contrat serait donc français, avec les mêmes conditions (normalement…) conserverai donc mon ancienneté et mon grade de maîtrise (alors que dans le contrat suisse, on me considère comme une simple employée sans qualification). Mais de ce cas, suis-je sous le droit français ou suisse ou communautaire ? Dans le cas d’un licenciement avec ce contrat français, serais-je sous le coup de la loi du travail française ou suisse ? Bref, je suis perdue et ne sais vraiment pas quoi accepter ou pas.
    Une réponse rapide serait la bienvenue, sachant que ma réponse doit être donnée dans moins d’une semaine.
    D’avance, un grand merci !

  16. Vanessa A. a écrit

    Bonjour David,

    Je suis en train de négocier un contrat pour une entreprise Française en suisse, je serai payée en Euros apparemment et nous nous sommes mis d’accord sur un montant net, pas encore sur le variable. Dans leur contrat ils m’indiquent un montant brut en Euros (42 500 EUR bruts) et je n’arrive pas à vérifier ce que cela fait en net, j’ai demandé un net de 3 200 EUR et j’ai peur que cela ne corresponde pas je voudrais être sûre avant de signer..
    Merci !!

  17. Mounia a écrit

    Bonjour,
    Mon mari et moi avons pour projet de travailler en Suisse et vivre coté France.
    Nous sommes actuellement situés en Angleterre, Mon mari est Anglais natif et moi Française, bilingue anglais.
    Nous recherchons un logement depuis l’Angleterre ce qui est très dur car les annonces disparaissent très vite.
    Auriez-vous des conseils pour trouver un logement, ou s’adresser etc ?
    Aussi nous avons postulé sur les sites de jobup, job.ch etc partout sur internet mais le problème restant la distance et le mois de préavis a donner ici en Angleterre, les entreprises Suisse ne veulent pas attendre ce qui est compréhensible. J’ai envoyé ma candidature a pas mal de multinationale qui sont sur une des listes d’entreprise de votre site David mais pas de réponse. Avez-vous des conseils a me donner ?

    En vous remerciant
    Mounia

    • a écrit

      Bonjour Mounia,

      Pour la recherche d’emploi, cela fait combien de temps que vous cherchez ? Par ailleurs, si vous n’avez pas de réponse, cela peut provenir soit de votre CV, soit de votre lettre, soit du marché qui n’est pas porteur en Suisse dans votre branche, soit une combinaison de tous ces points. Vous pouvez vous assurer que votre CV et votre lettre sont bons en consultant et changeant par vous-même les documents sur notre page CV en Suisse, ou en passant par notre service de rédaction de CV.

  18. Nicolas a écrit

    Bonjour,
    Merci pour le travail que vous faites, votre site est une mine d’informations.
    J’aurais cependant souhaité vous demander votre avis sur ma situation particulière. Je suis marié, ma femme est sans emplois à l’heure actuelle et nous avons un enfant.
    Une entreprise suisse me fait la proposition suivante :
    - 87,000 .- brut annuel soit d’après le simulateur de fiche de salaire de votre site 6 357,00 .- net par mois (+ quelques avantage, remboursement déplacement, place de parc, prime de fin d’année selon résultat, …)
    donc après prélèvement des impôts à la source et le versement de 200.- /enfant (allocations familiales) on arrive à un salaire net de 5 975 .-
    – cet entreprise se situe à Lausanne

    Ce salaire est -il suffisant pour faire vivre une famille de 3 personne à Lausanne ? Merci d’avance !
    Cordiales salutations

    • a écrit

      Bonjour Nicolas,
      Ce juste, cela dépendra en fait principalement de votre loyer, qui est en général le poste le plus élevé.
      Pour une famille de 3 personnes, un appartement sur Lausanne et environ vous coûtera en tous les cas au moins 2’000.- / mois.
      Si vous ajoutez environ 400.- par personne d’assurance santé, il vous reste environ 2’800.- par mois.
      Il faut ensuite manger, et tenir compte des impôts (non pris en compte dans le calculateur) prélevés à la source, et des diverses dépenses (assurances, transport…).

  19. ANTUNES a écrit

    dites moi comment savoir ce que gagne un conducteur de machine automatisées chez nespresso a avenches merci de votre réponse.

  20. Mark a écrit

    Bonjour et bravo pour ce blog intéressant,

    On me propose un salaire de 69k chf annuel brut pour un poste de développeur informatique expérimenté à Genève soit 50k de moins d’après le calculateur. Comment dois je répondre à cette proposition ?

    Merci !

    • a écrit

      Bonjour Mark,
      Il faut tout regarder. Notamment, si c’est une PME, elle sera en général en dessous des calculateurs proposés. Le secteur a aussi beaucoup d’importance, certains secteurs sont bien positionnés en termes de salaires, d’autres pas (hôtellerie par exemple). Il y a peut-être aussi d’autres avantages qu’il faut intégrer dans l’offre.
      Mais effectivement cela me paraît très peu.

  21. alizee a écrit

    Bonjour
    On me propose un poste en suisse de commercial en assurances.
    Avec un fixe de 2000F + prime en fonction des contrats vendus!
    Mais dans le fixe sont compris les frais d’essences et l’usure de MA voiture, car pas de voiture professionnelle.
    Certes les salaires peuvent etre haut en vendant beaucoupe de contrat mais je trouve les défraiements très limites. Qu’en pensez vous?

    • a écrit

      Bonjour Alizée,
      Le salaire me paraît très faible, j’espère que les primes sont intéressantes.
      Concernant les défraiements, cela dépend clairement du montant, que je ne connais pas !

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