5 bonnes raisons de refuser un salaire trop bas

Vous avez passé le cap du CV et des entretiens avec succès, et une entreprise suisse vous propose un poste. Seulement, après avoir fait quelques vérifications, vous vous rendez compte que la proposition de salaire suisse qu’on vous fait est bien en dessous de ce qui se pratique sur le marché. Bref, en acceptant, vous risquez d’être sous-payé. Alors que faire ?

Que signifie « Etre moins bien payé que ce que propose le marché » ?

Avant de commencer, il me semble important d’indiquer ce que j’entends par être moins bien payé que ce que propose le marché. Si vous êtes un ingénieur en informatique, un commercial spécialisé dans la vente de produits médicaux ou encore un coiffeur, votre poste a un prix, déterminé par ce que les entreprises sont prêtes à donner pour ces postes, et par ce que les candidats sont prêts à accepter. C’est une bête loi de l’offre et de la demande.

Si avez une expérience en Suisse, vous savez probablement ce que vous valez sur le marché du travail. Si ce n’est pas le cas, je vous invite à vous renseigner rapidement sur les niveaux de salaires, dont vous trouverez quelques ressources sur notre page « salaire suisse » (notamment les calculateurs officiels proposant des données cantonales). Gardez bien à l’esprit que pour un même métier, les secteurs d’activité peuvent proposer des niveaux de salaire très différents. Même chose d’un canton à l’autre : par exemple, les différences de salaires, pour un même poste, entre Zurich et le Tessin sont parfois importantes.

Prenons le cas concret d’un programmeur dans le secteur informatique, ayant une formation universitaire supérieur, 5 ans d’expérience souhaitant travailler dans le canton de Fribourg. Le calculateur de salaire nous donne une estimation des résultats suivants :

source : Observatoire Fribourgeois du marché du travail

Avec ce type d’informations, vous avez une estimation de ce à quoi vous pouvez prétendre, sachant que 25% des personnes qui ont votre profil sont payées 7 520 francs suisses brut par mois ou moins, 50% perçoivent un salaire de plus de 8 490 francs suisses, et 25% touchent un salaire de plus de 9 260 francs suisses bruts par mois.

Si d’aventure la proposition qu’on vous faisait était en dessous du 1er seuil (7 520 francs suisses bruts par mois), alors c’est ce que j’appelle un salaire qui est objectivement en dessous du marché. C’est ce qu’on appelle du dumping salarial. Attention toutefois à intégrer tous les paramètres : certains employeurs proposent des salaires plus bas, mais en contrepartie proposent des avantages qu’il faut intégrer dans le salaire (comme par exemple la prise en charge d’une partie des frais de logement).

Le décor étant planté, je vous propose à présent d’aborder les 5 raisons qui me permettent d’affirmer qu’il vaut mieux refuser un poste sous-payé.

1 – Vous risquez de ne pas vivre correctement en Suisse (ou dans la région si vous êtes frontalier)

Ce premier conseil s’adresse aux travailleurs étrangers qui n’ont jamais travaillé en Suisse et qui sont probablement les « proies » les plus faciles. Certains salaires sont non seulement trop bas par rapport à ce que vaut un tel profil sur le marché, mais trop bas tout court : dans ce cas, cela signifie que vous risquez de ne pas pouvoir vivre correctement sur place (que ce soit en Suisse ou en France, car le coût de la vie élevé ne s’arrête pas à la frontière), et peut-être même vous mettre en situation de pauvreté. Pour information, le seuil de pauvreté pour un couple avec 2 enfants vivant en Suisse est de 4 800 francs suisses par mois…

2 – Un bas salaire risque de vous suivre pendant toute votre carrière

En acceptant à votre entrée en Suisse un salaire bas, il vous sera très difficile de négocier une augmentation de salaire une fois dans l’entreprise. Même chose si vous changez de job : certes, beaucoup d’entreprises, notamment les moyennes et grandes entreprises suisses, proposent des grilles de salaires (en fonction de la qualification, de l’expérience etc.), ce qui permet de limiter le risque d’être franchement sous-payé. Mais toutes ne sont pas dans ce cas, et si l’employeur vous demande votre salaire, que vous lui direz-vous ? Lui mentirez-vous ? Quelle que soit la réponse, vous serez mis(e) en difficulté.

3 – A cause de vous, les salaires des autres employés baissent

Le marché du travail fonctionne grâce à un équilibre subtil entre l’offre et la demande, ces 2 paramètres devant être « sains ». En acceptant de faire un job pour un salaire très faible, vous déséquilibrez toute cette harmonie, ce qui a pour conséquence d’entraîner l’ensemble des salaires à la baisse dans l’entreprise, et à une plus grande échelle, dans le secteur d’activité : personne n’a à y gagner, ni vous, ni les autres salariés déjà sur place, ni les travailleurs qui arriveront après vous.

4 – En acceptant un salaire anormalement bas, vous donnez raison aux entreprises

Pour ceux qui ne le savent pas, il n’y a pas comme en France de salaire minimum obligatoire « général » en Suisse, seulement des entreprises et secteurs d’activité qui sont soumis, via leur CCT (Convention Collective de Travail), à des salaires minimum. Dans ce contexte, une entreprise qui n’est soumise à aucune CCT  n’a aucune obligation de proposer de salaire minimum à un salarié. J’ai d’ailleurs eu récemment un retour d’une Française à qui on a proposé un salaire correspondant à moins de la moitié de ce à quoi elle aurait pu prétendre (la proposition qu’on lui faisait était d’environ 25 000 francs suisses inférieure au salaire moyen en Suisse). Ces entreprises, sans scrupule, exploitent le système et se disent, malheureusement à raison, qu’un candidat (désespéré ?) finira bien par accepter. Autant le dire : à ce tarif là, c’est de l’exploitation, et il vaut mieux renoncer plutôt que d’alimenter un système malsain.

5 – Vous faites baisser le montant de votre future et éventuelle indemnité chômage

Supposons enfin qu’après avoir accepté de prendre un poste sous-payé en Suisse, vous vous retrouviez au chômage : que ce soit en France (pour les frontaliers) ou en Suisse, le montant de l’indemnité chômage que vous toucherez est directement lié au salaire que vous touchiez. Donc qui dit salaire bas, dit indemnités chômage encore plus basses.

Et la réalité du marché dans tout ça ?

J’entends certains me dire que pour certaines situations, il vaut mieux prendre un poste, même sous payé, notamment lorsqu’on est au chômage depuis longtemps par exemple. C’est  vrai dans certains cas, et le fait de retravailler permet de se réinsérer dans la vie professionnelle, de se remettre dans la boucle en quelque sorte. Mais je prétends qu’il faut regarder l’offre à 2 fois avant de dire oui, tant les conséquences de ce choix peuvent être problématiques. Par ailleurs, même si la négociation du salaire est toujours possible, ne rêvons pas : les employeurs qui rentrent dans de telles logiques camperont en général sur leur position.

Malheureusement, les études montrent que ce sont les personnes ayant les plus faibles qualifications qui sont le plus exposées à ce type de problème, et probablement les personnes qui ont le moins d’arguments à faire valoir face à un employeur. Au risque de me faire détester de la communauté, je maintiens toutefois mon conseil de ne pas accepter un mauvais deal, car s’en est un. Vous n’êtes pas une fin de série, vous n’êtes pas non plus modèle d’exposition, alors ne vous soldez pas.

Et avec un franc suisse qui devient de plus en fort par rapport à l’euro, les propositions de certains employeurs suisses risquent à mon sens de se multiplier, notamment auprès des frontaliers puisqu’un salaire en francs suisses, même bas par rapport au marché, pourrait aujourd’hui sembler plus attractif pour quelqu’un qui vit en France.

Enfin si vous êtes « victime » d’une telle offre (ou l’avez été), je vous invite à m’en faire part de manière anonyme, soit en commentaire sur ce blog, soit sur la page Facebook de Travailler en Suisse. Je prendrai alors contact avec vous pour en savoir un peu plus, et vous aider à y voir plus clair.

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Commentaires

  1. bof a écrit

    Tout cela me laisse songeur… Pourquoi la France va-t-elle mal ? Pourquoi est-ce que les travailleurs français souhaitent-ils quitrer la France et trouver un emploi en Suisse ?

    Votre pays est notamment gangrainée par des travailleurs revendicateurs et syndicalistes.

    Faciliter la venue de vos compatriotes, au travers de livre et blog, ne fait qu’importer une partie de cela en Suisse. Au final, les méthodes de frouzes ne sont pas bénéfiques pour notre pays, notre culture et surtout nos nerfs.

    La Suisse, c’est comme un coin à champignons. Quand on en connaît un… on le garde pour soit…

    • a écrit

      C’est un point de vue.
      Réduire les problème de la France un à problème de syndicats me paraît être une approche un peu simpliste (et pourtant, ceux qui me lisent savent à quel point je peux en vouloir aux syndicats français).
      Voir également la Suisse comme LA solution pour les Français me paraît également ne pas retracer la réalité. Enfin, croire que les Français qui viennent s’installer en Suisse (ou y travailler) le font en important systématiquement leurs méthodes est un raccourci qui me paraît facile (même si j’admets, et le dénonce d’ailleurs parfois, que certains Français « importent » des méthodes en Suisse qui ne sont pas adaptées).
      Pour résumer, je trouve votre commentaire assez « difficile » pour tous ces Français qui travaillent et ou vivent en Suisse, qui sont parfaitement intégrés, et très heureux d’y vivre ou d’y travailler.

    • consterné a écrit

      Bonjour Bof,

      La pauvreté de ce propos affligeant ne vous met pas en valeur, car vous montrez justement tous les raisonnements simplistes qui font souvent honte à vos compatriotes suisses ayant plus de discernement, et dont les parents n’ont manifestement pas fait – à l’inverse des vôtres – la même chose avec le dictionnaire qu’avec les coins à champignons.

      Il n’est jamais trop tard pour l’ouvrir, commencez donc par la définition d’amalgame…

      un « frouze » qui a créé sa société ici, et emploie maintenant des suisses moins ingrats que vous.

      Bonjour David (si c’est bien toujours vous :) ),

      Merci pour cet article utile, que je modérerai peut-être sur un (petit) point.
      Il est parfois des structures qui prennent déjà un risque en s’implantant ici et ne peuvent pas offrir à leur salariés des conditions très confortables au début.
      Ce n’est pas pour autant qu’elles ne gardent pas l’objectivité nécessaire de rétablir l’équilibre dès que leurs résultats le leur permettent.
      Mon salaire remarquablement bas pendant les six premiers mois s’est par exemple vu augmenté de 130% dès que la stabilité financière l’a permis.
      J’admets que ce n’est peut-être pas monnaie courante mais il ne faut pas tomber dans un excès de paranoïa, on ne peut parfois offrir que ce qu’on a, sans pour autant chercher à escroquer ses salariés.

      Bien à vous,

      • a écrit

        Bonjour,

        Merci pour ce commentaire. Effectivement, ces règles ne s’appliquent pas forcément pour des cas un peu particuliers comme celui que vous décrivez. Toutefois, il me semble dans ce cas intéressant de le faire mentionner quelque part (dans le contrat ou avec un simple échange de mail). Lorsqu’on parle de telle différence, il me semble nécessaire de l’indiquer.

  2. Hamet a écrit

    Bonjour,
    Je « pense » avoir été « victime » d’une telle offre …
    Je serais ravie de pouvoir partager mon expérience avec vous.
    Audrey

  3. Benjamin Witzmeller a écrit

    Votre article est bien fait mais totalement inutile malheureusement. En effet, vous pensez qu’en Suisse on engage des français pour vos compétences? Les patrons vous engagent car vos salaire sont miséreux et ils le savent. Vous n’êtes en Suisse QUE pour faire pression sur les salaires des suisses qui s’en sortaient bien avant l’ouverture des frontières!

    Je n’ai pas encore trouvé un seul français qui habite Genève. Il préfère jouer les nouveaux-riches dans sa banlieue de beauf tout content de pouvoir enfin se payer son Audi-BMW-Mini. L’ouverture des frontières tant plébiscitée par l’économie suisse et les patrons est là pour engager à bas prix. Faudrait vraiment être naïf pour croire le contraire.

    • a écrit

      Cher Benjamin,

      Je publie votre commentaire pour la liberté d’expression. Cependant, il ne retrace qu’un point de vue bien réducteur de la réalité, est plutôt provocateur et tient plus de la propagande qu’autre chose.
      La situation que vous décrivez existe, il y affectivement des cas. Mais généraliser serait faux…Et heureusement que tous les employeurs ne sont pas comme cela.
      Par ailleurs, ce que vous ne savez visiblement pas, c’est qu’une certaine catégorie de frontaliers ont des salaires plus élevés que les Suisses (dans la catégorie de travailleurs ayant les qualifications les plus élevées, ce sont les frontaliers qui ont les meilleurs salaires, source OFS).
      Mais venons-en aux faits : vous êtes sympathisant MCG ou UDC ?

    • moi a écrit

      Je tiens à préciser que la région frontalière n’a jamais été plus chère que depuis que les Suisses achetent leur residences principales en France et font leurs courses en France… Alors arretez de dire que les Français sont ceux qui profitent…

  4. omapsoi a écrit

    ä Benjamin W:

    Oui les frontaliers sont incompétents et les suisses les rois du monde c’est bien connu…les compétences des gens sont liés à la nationalité vous ne saviez pas?

    Ce qu’il ne faut pas lire….

    Et oui je suis dans un des cas dont parle David, ou je gagne la même chose voir plus que certains de des mes collègues de travail. Et je ne vis pas sur Geneve car je suis un amoureux de ma région annécienne, mais je participe activement à la vie sur geneve des qu’il y a des évènements.CQFD

  5. Benjamin Witzmeller a écrit

    Premièrement, je suis apolitique et je peux voter à gauche comme à droite. Vous constaterez que vous n’êtes donc pas moins réducteur. Deuxièmement, je ne fais pas de propagande, je ne fais que constater ce que je vois dans mon métier depuis plus de 15 ans. J’ai travaillé dans les RH dans 3 sociétés différentes et ces dernières années, la « stratégie » était clairement d’engager du personnel frontalier, quelque soit le diplôme (voir aucun pour certains postes qu’un chômeur genevois aurait pu occuper). Dans mon équipe, 80% sont français-frontaliers et comme par hasard, la société qui a du licencier s’est débarrassée de genevois (je n’ai pas peur d’en parler, je serai certainement le suivant).

    Tout ça pour dire que les salaires n’ont strictement rien à voir avec les compétences des français. Vous n’êtes pas meilleures, vous êtes juste plus NOMBREUX. L’offre et la demande fait que vous participez à la baisse des salaires GENERALE en Suisse car les patrons savent très bien qu’un français vivant à Annecy peut se permettre de vivre avec un salaire 30% moins cher (je en parle même pas de la hausse du franc suisse!). J’ai beaucoup trop souvent entendu les français dire qu’ils étaient là pour sauver la pauvre Genève incompétente et bien ça suffit! Il est temps de comprendre que vous n’êtes pas mieux formés, vous êtes juste plus nombreux et que par conséquent, favorisez le dumping salarial sur Genève.

    « La situation que vous décrivez existe, il y affectivement des cas. Mais généraliser serait faux… » – comment savez-vous qu’il ne s’agit pas d’une généralité? Je ne me fie que par mon expérience dans les RH mais peut-être avez-vous des chiffres officiels?

    Quant à omapsoi, un bel exemple d’hypocrisie. Pourquoi venez-vous travailler à Genève alors que vous aimez tellement Annecy? Pourquoi polluer et boucher Genève avec votre voiture si Annecy est tellement formidable? Vous allez sûrement me dire que vous êtes la seule personne à savoir faire ce que vous faites et que vous prendrez le CEVA? Enfin, vous n’avez rien démontré du tout donc apprenez à utiliser « cqfd ».

    Monsieur Talerman, déniez-vous que le frontalier soit un problème à Genève? Déniez-vous que ces dernières années, on parle d’invasion? Mettez-vous à ma place où je reçois un candidat suisse tout-à-fait compétant mais ne peux pas l’engager car à qualifications égales, le frontalier a donné 20% de moins dans ses attentes salariales? Vous croyez que cela me fait plaisir de faire augmenter les statistiques du chômage? Mon petit chef d’équipe n’en à rien à faire du chômage genevois, il est là pour engager MOINS cher et TANT MIEUX si c’est un compatriote!

    Merci de respecter la liberté d’expression, il est vrai que certains choisiraient la solution de facilité et censurer plutôt que de débattre. Pour cela, je vous en remercie.

    • a écrit

      Benjamin,

      J’entends vos arguments, et pense sincèrement que les politiques suisses favorables aux frontaliers, du moins pas contre, en approuvent également certains. Encore une fois, la situation transfrontalière implique à Genève notamment un certain nombre de problèmes connus depuis longtemps et que les politiques peinent à résoudre. Le problème, c’est que cela fait le jeu des partis populistes, et leurs solutions pour régler les problèmes ne sont soit pas acceptables, soit pas les bonnes.
      Sur le fond, voici mon avis : si on prend la seule question du salaire en Suisse, pour signer un contrat, il faut être 2 : un employé et un employeur.
      Côté frontalier, je fais beaucoup à mon niveau (et peut-être pas assez d’ailleurs) pour informer les frontaliers sur les niveaux de salaire qu’ils peuvent (doivent) réclamer. Les syndicats et le Groupement transfrontalier européen par exemple font 10 fois plus encore. On peut donc informer « la masse », mais on trouvera toujours des personnes qui, pour une raison ou pour une autre, ont intérêt à accepter l’inacceptable.
      Côté entreprises, le canton et la Confédération opèrent des contrôles. On connait les secteurs « à risque », on connait les entreprises. Mais ne serait-ce pas justement aux entreprises d’avoir une approche citoyenne du sujet ? Ne sont-elles pas mieux placées que les frontaliers pour connaître les justes niveaux de salaire à proposer ? Ne devrait-on pas faire en sorte que pour ces entreprises, on leur impose, via des contrats types de travail, des niveaux de salaire minimum ? A l’évidence oui.
      Et je trouve bien injuste de rendre les frontaliers responsables de cette situation, alors qu’à mon sens, les grandes responsables sont les entreprises qui ne jouent pas le jeu. Dans le cas de votre entreprise, c’est consternant. Tout le monde, hormis peut-être l’entreprise qui recrute, a à perdre de cette situation, y compris les frontaliers eux-même. Le dumping salarial devrait être la cible, pas les frontaliers.

    • a écrit

      Encore une réaction de ma part à votre commentaire : je n’ai jamais prétendu que les frontaliers était meilleurs. Quand je parle de valoriser ses compétences dans son CV, c’est une technique, qui s’applique à tous (étrangers et Suisses), et qui permet d’être, à mon sens, plus efficace dans sa communication vis-à-vis du recruteur. Il ne me semble pas défendable de dire que l’un ou l’autre est meilleur ou plus compétent. Pour moi, c’est plus une question de personne que de nationalité. Et heureusement !

      • Benjamin Witzmeller a écrit

        Je ne réfute pas vos arguments, ils sont logiques. Cependant je trouve quand même bien naïf de penser qu’un frontalier n’est pas une conséquence (je n’ai pas dit « cause ») du dumping salariale. Il est évident que les patrons connaissent tous l’avantage à engager à moindre frais, c’est même une raison pour laquelle ils veulent la libre circulation. Hormis quelques profils très pointus, ne me dites pas qu’on ne puisse pas trouver parmi les 20’000 chômeurs genevois des secrétaires, des travailleurs administratifs et autres vendeurs.

        Vous semblez consterné par ce qu’il se passe dans mon entreprise mais que dire si je vous annonçais que lors d’un rassemblement-forum entre personnels du RH de la Suisse Romande, quelques autres connaissances de ce milieu m’ont dit avoir vécu la même chose? Cela ne se crie pas sur les toits car les gens ont peur pour leur travail mais c’est la réalité que certains refusent de voir.

        Défendre son salaire, le suisse l’a toujours fait mais de nos jours, merci à certains français qui sont prêts à travailler sur Genève car ils peuvent gagner l’équivalent d’un salaire de cadre en France, le suisse est mis au placard. Je vous rappelle aussi que le salaire représente la plus grosse dépense d’une entreprise et il était évident que les patrons allaient pousser l’engagement de frontaliers pour être compétitifs. Le paiement des salaires en euro est la meilleure preuve de ce que je dis. Un vendeur doit gagner 900.- euros en France, 3’500.- chf en Suisse. Le déséquilibre est trop important entre les deux régions! Vous voulez que tout le monde gagne 2’200.- ??? Quant au salaire minimum à 4’000.-, vous croyez que cela ne va pas encore attirer PLUS de frontaliers? Allez en France et propager la nouvelle « qu’à Genève, vous avez 4’000.- GARANTIS », vous allez ameuter toutes la misère française (et les autres) sur Genève, cela va faire exploser le Canton ET la région frontalière!

        Les contrôles de la confédération, cela me fait bien rire. Je vais vous donner le cas que j’ai vécu personnellement il y a de cela quelques mois. Nous avons licencié un suisse pour des raisons économiques, son poste a été supprimé. Mon chef a ré-engagé quelqu’un juste derrière, une personne de Lyon (très gentille, là n’est pas le sujet) qui en ce moment s’occupe des mêmes tâches que le suisse licencié SAUF que la lyonnaise possède un titre différent (blabla junior). Résultat? Le patron est content, la lyonnaise est contente, le Canton est content (car plus d’impôt et plus rentable) et la confédération n’y voit que du feu car il ne s’agit pas du même poste/titre alors qu’elle fait le même travail. Le suisse est perdant.

        Les politiques il y a quelques temps avaient appelé les patrons à être « responsable ». Voici la solution de Genève pour enrayer le chômage, compter naïvement sur la « bonne volonté » des patrons. Devant cette impuissance, il est évident que la population se retourne contre les frontaliers. Les genevois en ont marre d’entendre « soixante-quinze » dans les magasins, marre des bouchons/pollution de la ville, marre de l’inégalité devant le recruteur, marre de certains français arrogants qui mangent leur sandwich casino dans leur bagnole (vu de mes propres yeux!), marre d’autres français qui pensent valoir plus d’argent car ils ont été préféré à un suisse (ou soi-disant il n’y a pas d’équivalent sur le marché suisse), etc etc etc. La montée du MCG à Genève devrait vous inquiétez mais au lieu de cela, vous continuez à favoriser/faciliter l’arrivée de français.

        Donc votre article (même s’il est bien écrit et présenté) n’est qu’un coup d’épée dans l’eau. Les patrons veulent de la main d’oeuvre bon marché, le français est déjà heureux de trouver un job sans même mentionner le fait qu’avec ce salaire de pauvre genevois il gagne 2-3x plus qu’en France, et le Canton de fait strictement rien pour le chômage, au contraire, le frontalier rapporte bien plus d’impôt à la ville. Les contrôles sont inexistants et les nuisances sont bien plus importantes que les bénéfices pour les genevois. Donc votre désire de voir un français se battre à la hausse pour son salaire est illusoire car ce dernier sait qu’il y en a des centaines, voir des milliers derrière lui qui accepteront ce salaire!

        Devant la crise économique mondiale qui approche (et qui touche déjà l’europe), où pensez-vous que les patrons vont économiser? Je vous le donne dans le mille.

        • Karim a écrit

          Monsieur,
          Je refute vos arguments! Maintenant que tous les RH et les responsables sont français, il ne s’agit plus de sous-enchère salariale mais bel et bien de discrimination pure et simple envers les habitants suisses.
          M. Talerman le sait bien. Mais à quoi cela sert d’argumenter avec lui, il a fait son gagne pain de faire venir des frontaliers à Genève…

        • vi a écrit

          Dans un monde mondialisé aux frontières perméables, qui peut encore croire qu’il peut vivre dans une tour d’ivoire et garder tous ses privilèges par rapport à ses voisins, que se soit le suisse par rapport à l’européen de l’ouest, l’européen de l’ouest par rapport à l’européen de l’est, ainsi de suite jusqu’aux pays où la main d’œuvre est encore moins cher… ?

          Bref, ce dumping salariale n’est pas propre à la frontière Franco/Suisse… Tant que le monde sera inégalitaire, le phénomène se reproduira encore et encore.

  6. kiki a écrit

    @ M.Witzmeller

    Il faut plutôt vous en prendre aux patrons Suisses alors, pas aux frontaliers. Perso, si j’étais Français habitant près de la Suisse, je ferais pareil.

  7. omapsoi a écrit

    @ M.Witzmeller

    Exactement, prenez vous en aux patrons.
    Vous voulez que je vous disent quoi? ce que vous avez envie d’entendre?
    Oui en fait je suis venu que pour le pognon et merci a vous, ma maison a été payée en 6 ans au lieu de 20…merci, et la piscine payée en Cash..vous etes content comme ça? pauvre de vous.

    Je n’ai pas attendu de venir sur Geneve pour me payer une audi également.
    Et oui je prends ma voiture car je fais les horaires que je veux. mais la voiture reste à l’entrée de votre beau pays, rassurez vous je prends ensuite les transports en commun. Mais la planète appartient à tout le monde il me semble.
    Et je suis sur Geneve car il y a 100 offres d’emploi pour 2 sur Annecy, c’est quand même plus simple pour trouver un travail. IL faut bien se nourir.
    Sinon renseignez vous sur les salaires en frances avant d’avancer des énormité.

    Et les français en ont marre des suisses qui viennent acheter dans l’immobilier en France et qui font monter les prix, Du coup plus aucun annéciens ne peut etre propriétaire. Et en plus vous roulez à gauche sur l’autoroute, vous n’etes pas seul au monde… (si si je vous assure…)regardez dans vos retroviseurs.
    Autres choses?
    Punaise c’est tellement facile de se lacher comme ça par mail.
    Et pis c’est pas la peine de vous rendre malade comme ça, surtout que ce n’est pas pret d’être terminé.

  8. omapsoi a écrit

    Benjamin Witzmeller a écrit:
    22 septembre 2011 à 18 h 39 min
    Votre article est bien fait mais totalement inutile malheureusement. En effet, vous pensez qu’en Suisse on engage des français pour vos compétences? Les patrons vous engagent car vos salaire sont miséreux et ils le savent. Vous n’êtes en Suisse QUE pour faire pression sur les salaires des suisses qui s’en sortaient bien avant l’ouverture des frontières!

    Je n’ai pas encore trouvé un seul français qui habite Genève. Il préfère jouer les nouveaux-riches dans sa banlieue de beauf tout content de pouvoir enfin se payer son Audi-BMW-Mini. L’ouverture des frontières tant plébiscitée par l’économie suisse et les patrons est là pour engager à bas prix. Faudrait vraiment être naïf pour croire le contraire.

    Vous en faite un beau de Beauf vous en tout cas.

  9. Titan a écrit

    Et puis deux petites choses. Pour l’histoire des salaires quand le change était a 1;68 personne ne pleurais ça allait a tout le monde les suisses n’ont pas défendu le frontalier .
    Et une autre chose beaucoup de frontalier oui mais beaucoup de pognon laissé en suisse entre les bistros les restos et d’autre achat. Ce n’es pas comme si les frontaliers venaient pour prendre le pognon sans jamais rien laisser en suisse. On laisse également des charge et oui Monsieur comme tout le monde et des impôts également. Et maintenant vous avez la possibilité de venir de l’autre coté de la frontière pour mieux vivre comme vous dite, après tout beaucoup de suisse le font et a plus de 150km de Genève. Mais il y a un HIC faut avoir des co**le pour le faire et oser franchir le pas ! Et allez pas nous ramener le coté patriotique par pitié …

  10. Benjamin Witzmeller a écrit

    « Et je suis sur Geneve car il y a 100 offres d’emploi pour 2 sur Annecy, c’est quand même plus simple pour trouver un travail. »

    Pas besoin d’en dire plus, vous avez très bien résumé le frontalier. Ce n’est donc bel et bien qu’une question de pognon et d’opportunité. Je n’ai pas parlé des suisses qui profitent du logement français et je ne les porte pas plus dans mon coeur, le problème du logement à Genève est la cause de soucis. QUAND BIEN MÊME il y aurait du logement à Genève, les français n’y viendrait pas, la Suisse n’est qu’un pays « d’opportunité » professionnelle et salariale, vous le dites vous-même.

    Quant aux salaires, cela fait un moment que vous n’êtes plus à la page. – http://www.tsr.ch/video/info/journal-19h30/3325345-la-solidite-de-la-suisse-et-son-haut-niveau-de-vie-se-marquent-davantage-avec-le-cours-actuel-du-franc-suisse-face-a-l-euro.html -

  11. omapsoi a écrit

    à BW

    Mais oui si vous voulez. C’est sur que vous vous seriez à la frontière d’un autre pays ou vous trouverez un emploi et ou vous pouvez gagner plus vous refuseriez j’ai bien compris vous etes un sénateur. Vous me faite bien rire en tout cas
    Et pour le fait d’avoir plus de poste à Geneve que sur Annecy je vois pas le lien avec l’argent? Vous arrivez a vivre sans argent vous? bravo.
    Un moment il faut payer ses factures, donc si je n’ai pas d’emploi possible dans ma ville je regarde autour, et la ou il y en a le plus le plus proche et bien c’est Geneve. pas de bol pour vous non? Et le SMIC en france c’est 1070 euros net donc quand vous me parlez de 900 euros que gagne un vendeur vous passez encore plus pour un ane, vaut mieux se taire de fois

    Et rien ne vous empeche de quitter la Suisse si vous n’etes pas heureux, ça fera plus de place pour les autres

  12. a écrit

    @ Benjamin et omapsoi : je suis pour la liberté d’expression, mais là ça tourne à la foire d’empoigne.
    Je pense très sincèrement qu’il est possible de dialoguer même sans avoir le même avis sans pour autant se hurler dessus.
    Il me semble même qu’on arrive à se dire plus de chose, et à mieux comprendre le point de vue de l’autre quand on peut dialoguer sans « passion ».
    Repartons sur un bon pied pour dire ce que nous avons à dire.

    • Karim a écrit

      Foire d’empoigne? vous rigolez. Cette invasion est entrain d’installer une haine envers les français. Ok à cause des patrons, des politiciens mais aussi à ceux qui font croire que c’est l’Eldorado en France à Geneve ( qui est en suisse )

  13. Benjamin Witzmeller a écrit

    « C’est sur que vous vous seriez à la frontière d’un autre pays ou vous trouverez un emploi et ou vous pouvez gagner plus »

    Une fois de plus vous prouvez mes dires, et je le dis sans insulte puisque c’est vous-même qui le dites :)

    Bref, tout cela tourne en rond car vous n’arrivez pas à admettre que l’opportunisme est la raison d’être du frontalier (suisse ou français). Et personne ici n’arrive à démontrer que la masse ne joue pas sur l’offre et la demande et que par conséquent vous êtes les responsables du dumping salariale. Vous n’avez pas non plus pu rétorquer sur le fait qu’un français fraîchement débarqué sur Genève aura les yeux illuminés par un salaire genevois au rabais. Ceci n’est pas une question de compétence (d’ailleurs David a écrit une note sur les écoles suisses mieux classées que les françaises) mais bel et bien de nombre!

    Les patrons n’en en rien à faire des revendications, PUISQUE C’EST DANS LEUR INTERETS, mais il est facile de donner cet argument car vous savez que cela ne changera pas et cela vous permet de vous lavez les mains du sort des genevois au chômage tant que vous ne touchez pas au moins 2000 euros. « c’est pas ma faute, c’est les méchants patron ».

    En plus des patrons, il faut ajouter à cela les politiques qui eux aussi n’en font pas une. – http://www.tdg.ch/geneve/actu/enchere-salariale-geneve-700-cas-litigieux-annee-2011-09-27 – et se contente d’avoir un article en demandant aux patrons d’être « responsables » – http://www.tdg.ch/geneve/actu/conseil-etat-appelle-preference-cantonale-2011-05-02

    En sachant cela, il est donc normal que les genevois se retournent contre les frontaliers car eux, de part l’appât du gain, contribuent à la montée du chômage suisse et favorisent le dumping salarial. Pour une majorité de français, travailler en Suisse n’est pas un besoin vital, c’est juste faire augmenter un salaire français souvent correct. On parle donc bien d’opportunisme et profit (comme vous l’avez démontré). Le nier serait hypocrite.

    • a écrit

      Je réagis sur le dernier argument, pour le reste, vous savez déjà ce que j’en pense : à mon sens, les salariés qui n’ont pas un besoin vital de travailler en Suisse, sont ceux qui de toute façon n’auront pas trop de difficultés à trouver un emploi, et ce quel que soit le pays : ce sont les employés très qualifiés. Et dans ce cas précis, les niveaux de salaire des frontaliers sont en moyenne plus élevés que celui des Suisses…

      • Benjamin Witzmeller a écrit

        Vrai et faux David. Que faîtes-vous des vendeurs dans les magasins genevois? Ne me dites pas que les magasins français n’engagent pas et pourtant, les frontaliers décident quand même de venir sur Genève à des prix défiant toute concurrence. Demandez à un jeune français s’il préfère gagner le smic ou 4’000.-… je pense que vous connaissez la réponse.

        @omapsoi vous accepteriez un job a 5min d’Annecy payé 30% moins cher? Autant pour moi même si je pense que vous garderiez quand même votre job mieux payé à Genève si vous aviez le choix. (à salaire égale, tout le monde préférerait travailler près de la maison, cela va de soi).

        Quant au classement des écoles, il s’agissait presque d’une blague, c’était pour vous montrer que notre niveau de formation vaut celui des français donc ne parlez plus d’un « besoin » d’employés qualifiés. J’ai assez vu de CV français catastrophiques durant ma carrière pour dire que c’est faux. Une autre preuve, les Rolex et consorts FORMENT des frontaliers dans leurs manufactures pour de petits travaux en usine alors qu’ils pourraient piocher parmi les 20’000 chômeurs du canton. Cela prouve bien qu’ils ne demandent que très peu de qualification.

        Pour conclure, il s’agit donc bel et bien d’opportunisme pour la grande majorité des cas (à part les omapsoi apparemment) et donc, demander à des frontaliers d’être payés correctement est tout simplement utopique car cela va dans le contre-sense de la libre circulation.

        Et enfin, vous semblez tout simplement nier que la main d’oeuvre bon marché est le nerf de la guerre économique. Mais je comprends aussi que cela n’a rien de plaisant d’être vu comme de la main d’oeuvre de masse bon marché. Il est en effet plus valorisant de penser qu’on est un travailleur « qualifié et indispensable ». Tout le monde défend son beurre mais hélas les faits sont là.

        • a écrit

          Comme dirait un chroniqueur français de la radio, nous ne sommes pas obligés de vous croire.
          A vous écouter, les études sont fausses, le ressenti terrain que nous avons également (et pourtant 200 000 personnes visitent notre site par mois), et le classement du Financial Times ne vaut rien… Cela fait beaucoup d’organismes qui se trompent. Je plaiderai pour un peu plus de nuances.

  14. omapsoi a écrit

    BW:
    ce que vous ne comprenez pas, c’est que si il y avait 100 offres sur annecy pour 2 sur geneve, peu importe le salaire, la majorité travaillerait sur annecy. Ce n’est pas une question d’argent, mais d’emploi. C’est la ou je veux en venir. Il y a de grosses société sur Suisse et pas sur Annecy. Donc plus d’emploi.
    Demain je retrouve un poste à 5 minutes de chez moi dans mon domaine j’y retourne sans souci, je l’ai déja fait en 2004. puis ma boite à eu des soucis et en cherchant j’ai retrouvé de nouveau sur geneve.

  15. omapsoi a écrit

    Et pour les ecoles, je ne sais pas lesquelles sont les meilleures, de toute façon rien de mieux que d’apprendre sur le terrain. Mais oui l’article montre que les ecoles suisses sont mieux classées…en 2011 ;-)

  16. Thierry a écrit

    N’allons pas déclenché une Guerre Franco Suisse, il faut raison gardé.
    J’entends le risque de dumping salarial, de l’autre côté de la frontière on constate une flambé de l’immobilier depuis que des citoyens suisses choisissent de résider en France, et puis il y a aussi des sociétés françaises implantées en suisse Clarins….dans le village mondial je trouve dommage d’en arriver à de telle querelles de clocher. Il est aussi vrai que certaines régions suisses auraient du mal à pourvoir les postes disponibles si les frontaliers ne pouvainet pas y travailler, combien de Genevois seraient près à travailler dans la vallée de Joux?
    Je pense que tout le monde doit faire en sorte de jouer une relation gagnant-gagnant. Certes les salaires pour un frontalier est supérieur en suisse (il doit ajouter sa mutuelle, parfois ses kilomètres) est il cetain de gagner plus? il participe à l’économie locale consommation etc…
    Le suisse participe aussi à l’économie en faisant ses achats en france se qui se traduit souvent par une hausse des tarifs pour le francais résident en france et travaillant en france, difficile pour un fraontalier travaillant en france et vivant en france avec un petit salaire.
    Il y a aussi la concentration des organisations internationales sur Geneve une répartitions de ces organisations au niveau mondiale serait vraisemblablement plus juste, nombre de ces personnels ont une rémunération enviable et réside en france.
    Francais et travaillant en France frontalier j’apprècie la suisse au niveau culuturel, le calme et la courtoisie des gens, le système éducatif…. enfin plein de choses j’ai beaucoup d’amis suisses.
    Je pense qu’aujourd’hui si les cométences d’un individu quelqu’il soit peuvent servir tel pays , tel entreprise je ne vois aucuns problèmes à partir du moment où l’équilibre local n’est pas rompu.

  17. Benjamin Witzmeller a écrit

    @Thierry bonne intervention. Cependant « je ne vois aucuns problèmes à partir du moment où l’équilibre local n’est pas rompu. » malheureusement il est déjà rompu. Vous ne pouvez pas avoir une région qui se développe indépendamment de 2 pays différents. Les écarts salariales sont bien trop importants pour qu’à moyen-long terme cela puisse aller dans le bon sens.

    Cela créer du chômage en Suisse et une hausse des prix en France. A moins que les deux pays ne fusionne, cela aura une conséquence catastrophique car les genevois en auront assez d’entendre soixante-quinze en Suisse et les français travaillant en France de payer des loyers suisses.

    Concernant les statistiques, je ne les contredis pas. Cependant la loi de l’offre et la demande est de mon côté pour avancer ce que je dis. Quand il y a beaucoup de travail et peu de candidats, les salaires montent. A l’inverse, les salaires baissent quand il y a trop de choix. Je n’ai même pas besoin d’argumenter là-dessus.

    • thierry a écrit

      Benjamin,
      Je comprends vos inquiétudes et ne doutent pas des exemples que vous avez surement par centaines….
      Le problème n’est il pas que chacuns là où il vit doit pouvoir trouver un travail qui lui permette de vivre correctement avec sa famille, et ne pas devoir s’exiler pour trouver de quoi vivre simplement.
      Pourquoi trouvons nous sur les étales en France des oignons en provenance du chili ou de Nouvelle zélande, n’est on pas capable de produire ces produits en France?
      Il ne faut pas interdire aux gens de pouvoir vivre dans un autre pays en respectant et en adoptant les règles de ces pays d’acceuils et non de chercher uniquement à tirer profit des avantages.
      Ne stigmatisons pas l’étranger l’histoire a trop connu d’heures sombres.
      L’humain doit simplement penser à vivre en harmonie avec son environnement.
      Vous savez il y a toujours eu des échanges entre la Suisse et la France, dépassons ces frontières et veillant à ne pas porter préjudice aux autres.
      J’ai vu des affiches en France qui m’ont choqués tout comme récemment en Suisse c’est de cette intolérance que naissent les guerrres.

      Encore une fois je ne travaille pas en Suisse, Je vis en France voisine et travaille en France, mais j’apprécie votre pays, les gens l’accès à la Culture, il m’est arrivé puisque Geneve est la plus grande ville à proximité de visiter des musées et découvrir que ceux ci étaient souvent gratuit, je ne voudrais pas etre qualifier de profiteur, mais je trouve celà très bien de laisser même au plus modeste il en existe aussi à Geneve cet accès à la culture.
      Un jour peut être serait je amené à travailler dans votre pays si celà devait arriver je souhaite que celà ne soit pas au dépend d’un de vos concitoyens, mais seulement pour mes compétences et à niveau égale ni plus ni moins qu’un citoyen Suisse.

  18. mael a écrit

    Il n’est pas du village lui… il vient nous voler notre boulot ?
    Il n’est pas du département lui… il vient acheter sa maison ici c’est moins cher ?
    Il n’est pas de notre région lui… il vient faire ses courses ici pour les prix ?
    Il n’est pas de notre pays lui… il vient faire les soldes ici ça commence plus tôt ?
    Il n’est pas de notre continent… mais qu’est-ce qu’il vient nous faire ch**r ?

    J’espère que les aliens ne vont pas débarquer de si tôt…

    Bien évidemment que les gens vont où il y a du travail… mais les gens ont aussi envie de découvrir de nouveaux pays, de nouvelles personnes, de nouvelles façon de travailler, de vivre… tout en gagnant correctement leur vie.

    Et il faut arrêter de dire que les gens ne viennent en Suisse que pour l’argent. Parce que pour bien vivre, on a plein d’endroits en France très agréable (sans dire que la Suisse ne l’est pas bien au contraire), et où, avec des salaires de cadre on peut se payer une vie peut être plus luxueuse qu’en Suisse. En espérant ne pas avoir droit à la réponse « ben allez-y alors !!! »

    Je vais bientôt partir vivre en Haute-Savoie : mon conjoint a été embauché par une société Suisse, mais pour travailler en France…
    Et oui… et la on ne crie pas au scandale quand une société de conseils suisse place des gens en France !!!

    Je me demande quand même ce que serait le monde si tout le monde avait du rester dans son village sans jamais en sortir !!!

  19. jerome a écrit

    Super Blog. Je suis en ce moment en pleine réflexion car je viens d’avoir une proposition. Je trouve ce blog très riche qui aborde un maximum d’aspect auquel on y pense pas toujours. J’y trouve beaucoup de réponses à mes questions.

    Bravo et merci.

    Jérôme

      • Karim a écrit

        Bonjour,
        Vous pouvez censurez le propos suivant.
        M. Talerman, vous etes un parasite. Le monde entier déteste les français et maintenant j’en fais aussi parti. Mes compatriotes commencent aussi à en avoir assez de votre suffisance et de votre supériorité supposée. Il aura fallu du temps mais l’invasion est à son maximum et je pense que votre centre de profit touche à sa fin. Mais entre temps vous aurez contribué à faire comprendre au genevois qu’ils étaient suisses et non pas français. On auraient crié à l’exploit, il y a encore quelques années.

        • a écrit

          Bonjour,
          Toit d’abord, si vous deviez vous en prendre à quelqu’un, c’est en 1er aux entreprises qui ont décidé de recruter des étrangers. Car la réalité économique est ainsi, il n’y a pas assez de main d’œuvre locale. L’autre réalité, c’est le dumping salarial pratiqué par certaines entreprises suisses.
          Mais il semble plus simple d’accabler les frontalier.
          Me concernant, une vision attentive de mon travail vous aurait montré que mon souhait est de développer la connaissance mutuelle des cultures…
          Bonne journée !

          • n'importe quoi... a écrit

            Super intéressant comme réaction Karim, cette xénophobie affichée qui se veut -qui plus est- contagieuse et « généralisée » à « vos compatriotes ».

            Rappelez-moi juste une chose Karim c’est un prénom originaire de quel canton en Suisse ? Argovie, Zurich?

            Si il y a pire qu’un individu xénophobe, c’est un immigré (ou fils de…) devenu xénophobe… vous êtes une aberration Monsieur.

            Cela venant d’un Français immigré habitant en Suisse et n’ayant aucun avantage frontalier si ce n’est celui d’avoir perdu en qualité de vie, employer des suisses (heureusement moins ingrats) et de devoir me traîner des clichés ambulants tels que vous….

  20. Omirou a écrit

    A la recherche d’un emploi pour un cousin parisien, je découvre votre blog.
    Permettez-moi de vous suggérer de limiter le nombre de signes par commentaire. Car si c’est trop long, on lit les premières lignes et on passe au suivant. Cela obligerai les rédacteurs a plus de concision et le lecteur serait délivré de devoir trier dans des idées jetées en vrac.
    Encore un détail, la dénomination ISO du franc suisse est CHF et pas SFR

  21. Chris a écrit

    Bonjour,
    La France (sous le lobby des patrons) a fait De l’immigration le même outils de dumping salarial via l’Afrique du Nord. l’Europe a fait le choix du liberalisme alors qu’il faudrait faire la separation de l’entreprise et de l’etat… Exactement comme la religion et le concept de laicite. L’état se doit de garantir la richesse de tous et pas que de certain. Toutefois, chercher les fautifs dans la caumunauté immigré rst une erreur. Les Suisses n’ont ils pas possibilité de s’exprimé democratiquement? Un homme reste un homme il cherche le meilleur, la nationalité importe peu.

  22. Valérie a écrit

    Et bien, je vois que mon salaire était bien inférieur à ce que donne le calculateur…. Finalement, avec ce qui va se passer pour les frontaliers (l’assurance maladie entre autre), je pense que je vais revenir en France. A heures égales, même salaire et conditions de travail meilleures !

  23. Jeremdunord a écrit

    Bonjour David,

    Tout d’abord merci pour ce blog et votre site « travaillerensuisse.ch » qui sont vraiment d’une grande aide pour les personnes voulant aller en Suisse.

    Je voudrais solliciter votre avis sur une proposition de poste que l’on m’a fait. On me propose 70 000€ à l’année pour un poste de chef de projet industrialisation dans le monde horloger (cabinet de consulting) avec 6 and d’expérience sans aucun autre avantage (ni voiture, ni chéque resto…), j’ai l’impression que ce salaire est très en dessous de la moyenne pour ce type de métier… De plus, je n’arrive pas à savoir quel sera mon net toutes assurances et charges déduites… Si vous pouviez m’aider..!

    Merci!

    Jeremy

    • a écrit

      Bonjour Jeremy,
      Les différents calculateurs vous donneront une idée, mais la meilleure estimation vous viendra de votre réseau, de votre capacité à avoir un retour d’expérience. Pour le secteur de l’horlogerie, ce salaire ne ma semble pas choquant. Petit détail toutefois : communiquez-moi le salaire en CHF, et pas en EUR (même si le taux de change est relativement stable depuis plusieurs mois).
      Enfin, pour estimer le net (sans l’impôt à la source toutefois), consultez notre calculateur de salaire net.

  24. Vincentdebzh a écrit

    Bonjour David,

    Félicitation pour cet article et le courage pour suivre le débat, qui apparemment est au coeur des préoccupations de la Suisse.

    Je sollicite votre avis et vos conseils.

    J ai travaillé dans 3 pays différents, et ai aujourd hui une offre sur Geneve. J aimerais savoir si le montant qui m’est proposé est en adéquation avec mes compétences et le marché. J’utilise le calculateur et suis « assez éloigné » de ce qui m’est proposé.

    Merci pour votre considération.

    Vincent

    • a écrit

      Bonjour Vincent,

      Pourriez-vous me donner quelques éléments de contexte (type d’entreprise – PME ou multinationale, canton, métier…) ainsi que la différence (on parle de 5, 10, 15% ?).
      Merci pour votre retour.

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