10 conseils pour trouver un logement en Suisse

Ceux qui sont concernés par ce problème le savent : chercher un logement en Suisse romande est une véritable épreuve. Selon la catégorie d’appartement que vous voulez, et l’endroit, il n’est pas impossible de n’avoir pas grand chose à se mettre sous la dent… ou alors des prix très élevés.

Alors voici quelques conseils qui pourraient vous être utiles dans votre recherche.

Déplacez-vous, allez à la rencontre des régies

Si vous recherchez un appartement, ne rêvez pas : vous n’avancerez pas beaucoup en ne faisant que des recherches sur le Web. Si des sites pour trouver un logement en Suisse comme Homegate.ch ou Immostreet.ch sont vraiment très bien faits et très utiles, ils ne sont pas suffisants. En effet, ils proposent un nombre d’offres de location important, mais beaucoup d’offres ne passent pas par ces canaux. Aussi, il est souvent payant d’aller sur place, de rencontrer les régies (agences immobilières), et de leur demander ce qu’elles ont à proposer… Parfois cela va tellement vite, que les régies n’ont pas le temps de passer les annonces.

 

Les régies les plus intéressantes ne sont pas forcément les plus grandes

N’écartez pas les petites régies, et notamment les régies familiales : elles proposent parfois des objets qui sont peu visibles dans les sites spécialisés, et donc peu visités.

 

Soyez (très) rapide sur les très bonnes affaires…

Tous les biens ne sont pas courtisés de la même manière, et c’est à vous de vous rendre compte si le bien que vous êtes en train de visiter a quelque chose de très attrayant ou pas. Si effectivement c’est un bien très intéressant, soit par sa situation, soit par son prix (ou autre d’ailleurs), et qu’il y a peu de choix dans le secteur pour la même catégorie de bien, alors il est probable que vous ne serez pas le seul sur le coup. Dans ce cas, alors il faut être rapide.

 

Ne vous précipitez pas pour les autres…

A l’inverse, si le bien est un peu hors marché (à cause du prix, un peu trop cher, ou de la situation, plutôt moyenne) alors vous aurez un peu  de temps pour réfléchir, même si le jeu de la régie sera de vous presser un peu.

 

Pensez au départ et à la relocation

En Suisse, les baux de location sont faits de telle sorte que dans la plupart des cas, vous devrez retrouver par vos propres moyens un locataire « solvable et de bonne moralité » pour reprendre votre bien. Facile dans les agglomérations et/ou les appartements ou maison ayant quelque chose « en plus », mais plus difficile pour les biens un peu en décalage par rapport au marché, que ce soit par le prix, la situation géographique ou autre critère qui pourrait faire fuir des repreneurs. Lorsque vous prendrez un bien en location, pensez bien toujours à ça.

 

Si l’appartement est vide, essayez de savoir depuis combien de temps

Si bien immobilier est vide depuis plusieurs semaines, c’est qu’il y a une raison. Parmi les raisons possibles : un loyer trop cher. Du coup, si l’appartement vous plait et que vous n’êtes pas trop pressé, il est tout à fait possible de négocier 2 choses : une baisse de loyer ou un délai pour prendre l’appartement.

 

Pensez à la laverie

En Suisse, dans la plupart des habitations collectives, la laverie est dans une pièce, en général au sous-sol, à disposition des locataires. Ces derniers ont alors un créneau horaire, en général bien déterminé, pour laver leur linge. S’il y a beaucoup de monde dans votre immeuble, et peu de laveries, alors vous risquez d’avoir les pires difficultés pour laver le linge. Et comme toutes les régies n’autorisent pas leurs locataires à installer un lave-linge dans l’appartement… vous comprendrez rapidement que c’est une question clé à poser.

 

Sur le plan fiscal, toutes les communes ne se valent pas

Si vous êtes étranger, que votre salaire est supérieur à CHF 120’000.- et que vous voulez habiter dans n’importe quel canton autre que Genève, sachez que vous serez soumis au barème d’impôt ordinaire (et pas le barème d’impôt à la source). Avec le barème ordinaire, l’impôt communal a un impact qui peut être non négligeable sur l’impôt. Aussi, en général, les communes où la fiscalité est clémente sont souvent celles où les loyers sont élevés. A l’inverse, si vous êtes soumis au barème d’impôt à la source, la commune n’aura aucune incidence sur votre impôt. En d’autres termes, un loyer apparemment plus cher dans une commune pourrait en réalité vous coûter moins cher au final qu’un autre appartement dans une autre commune où la fiscalité est par exemple plus clémente.

 

Soignez votre dossier

Soigner son dossier de demande de location, c’est le préparer, c’est avoir des documents de bonne qualité, et c’est bien présenter les pièces, avec une certaine logique. Si votre dossier est un véritable fouillis, la gérance ne perdra pas de temps à creuser, surtout si elle a le choix.

Retrouvez encore plus de conseils sur notre site et dans le livre « Travailler et vivre en Suisse »

Consultez notre guide du logement en Suisse sur le site Travailler-en-Suisse.ch et procurez-vous un exemplaire de Travailler et vivre en Suisse où vous trouverez un chapitre complet sur le logement en Suisse, des conseils et nombreuses informations sur le sujet.

Les étrangers sont-ils responsables de la hausse des prix des loyers en Suisse ?

Je viens de finir mon interview avec la RSR au sujet de l’impact des expatriés sur les prix du logement à Genève et en Suisse.

Les journalistes de la RSR ont réussi à obtenir un témoignage très intéressant, et surtout très rare : le responsable d’une régie immobilière du canton de Vaud à Lausanne a indiqué pendant le reportage que certains de leurs propriétaires ne voulaient louer leur appartement qu’à  des expatriés. La raison ? C’est en général l’entreprise qui paye (il y a donc un meilleure garantie de solvabilité), mais surtout elles peuvent le louer à un autre tarif : alors même que le bien cité en exemple par le professionnel était sur le marché à 1 200 CHF par mois, il a été loué à un expatrié pour la somme de 2 850 CHF… C’est extrêmement choquant, et tout le monde, hormis la régie et le propriétaire, est perdant dans cette affaire.

Des pratiques qui ne sont pas nouvelles mais qui semblent se multiplier

J’ai régulièrement des échos de ce type de pratiques, ce n’est pas une surprise. Mais il semblerait que la pratique se « démocratise », et pour ma part je m’interroge sur le respect de la loi : il est en effet interdit à un propriétaire de procéder à une augmentation de salaire loyer sans devoir justifier d’une amélioration de l’équipement ou de l’état de l’appartement. Par ailleurs, les régies immobilières sérieuses vous fournissent en général, lorsque vous signez le bail, un document qui indique le loyer précédent, et les raisons de l’augmentation si besoin. Dans le cas du loyer mentionné en exemple, je me demande comment il est possible de justifier la multiplication d’un loyer de plus de 2,3…

Inutile de jouer les étonné car dans ce cas, les bailleurs se sont arrangés avec l’entreprise, probablement peu regardante : les multinationales en Suisse acceptent pour la plupart de débourser des sommes déraisonnables pour le bien-être de leurs cadres ou spécialistes, l’objectif étant que les expatriés se sentent rapidement bien et soient rapidement opérationnels. C’est louable, mais catastrophique sur le plan économique, puisque ces pratiques impactent la capacité de louer des personnes sur place, suisses et étrangers ne bénéficiant pas de ces aides.

Une minorité de travailleurs étrangers sont dans ce cas

Un autre point mérite à mon sens d’être soulevé : ce ne sont pas tous les travailleurs étrangers qui sont dans cette situation mais uniquement une partie (les expatriés qui sont « aidés » par leur employeur d’une part, et d’autre part les riches étrangers, souvent au bénéfice de l’impôt au forfait, qui sont ultra minoritaires) : sur les 100 000 étrangers qui viennent s’installer en Suisse chaque année, ceux-ci représentent une minorité.

Une responsabilité des professionnels de l’immobilier

Certains professionnels de l’immobilier ont, à mon sens, une part non négligeable de responsabilité dans cette hausse des prix : ils acceptent de louer uniquement sous certaine conditions et à certaines personnes notamment, ce qui fausse de manière très claire le marché. Certaines sociétés de relocation ont également un rôle dans ces hausses (sociétés qui accompagnent les expatriés dans leur installation et qui les aident à trouver un logement).

Les lois doivent être modifiées et le marché régulé, notamment à Genève

A Genève, il n’y a que 1 200 logements qui sont créés par an, et seulement 30% d’entre-eux sont des logements locatifs.
A mon sens, le marché de l’immobilier à Genève est tellement tendu, qu’il est indispensable de le réguler, et je rejoins en cela l’ASLOCA (l’association de défense des locataires en Suisse romande). L’association propose notamment de durcir la loi afin que les locataires d’un logement soient mieux protégés et ne puissent être « remerciés » au profit d’expatriés payant plus cher.

Parmi les mesures proposées par l’association, il faudrait que le canton permette une accession au logement à plus de personnes, un peu à l’image de ce qui se fait dans d’autres cantons :

- Le canton de Zoug a fait office de pionnier, en réservant des terrains pour y construire des logements bon marché, et en subventionnant les communes du canton qui souhaitent racheter des terrains pour y construire des logements à loyer modéré.

- Zurich, qui a sorti de terre plus de 13 000 logements en 10 ans,  a adopté un modèle de coopérative qui proposent des loyers très bas

La question qu’on peut se poser est la suivante : pourquoi les autorités genevoise n’agissent-elles pas dans ce sens  ? Par manque de place, car il est vrai que les zones constructibles sont plus que limitées, mais également pour des questions d’argent, puisque le marché de l’immobilier à Genève doit représenter, en termes de bénéfices, pas loin de 200 millions de francs suisses par an. En proposant des mesures visant à faire baisser les prix, on baisse la rentabilité, tout en sachant cependant que cette rentabilité se fait sur les dos des contribuables et habitants du canton.

Ecouter l’interview de Carlos Sommaruga, secrétaire général de l’Asloca sur la RSR et mon interview.

Consultez la rubrique « Se loger en Suisse » du site Travailler-en-Suisse.ch, ainsi que le site de l’ASLOCA.

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Trouver un logement en Suisse et à Genève quand on est étranger : témoignez !

La très grande majorité d’entre-vous en a probablement fait les frais : la recherche d’un logement en Suisse, et particulièrement dans certaines régions (dont Genève) est un véritable casse-tête. Je ne parlerai même pas des prix du logement, totalement prohibitifs dans certaines régions, la rareté allant se conjuguant le plus souvent avec des prix élevés.

Interview radio sur le logement des expatriés en Suisse

Pour parler de toutes ces « petites choses » et des problèmes de logement des expatriés, je suis interviewé lundi prochain (le 31 janvier) ce vendredi 4 février par un journaliste radio.

J’ai bien sûr pas mal de choses à dire, et quelques « anecdotes » parfois terribles, mais votre propre témoignage m’intéresse et pourrait illustrer mes propos.

Faites-moi part de vos témoignages sur le logement

En particulier, j’aimerais avoir votre vécu sur les questions suivantes :

1 – Combien de temps avez-vous mis pour trouver votre logement en Suisse (merci de préciser le canton) ?

2 – La régie immobilière vous a-t-elle demandé de payer de frais d’agence (ce qui est totalement interdit en Suisse) ?

3 – Si oui, quelle régie (pas obligé, mais peut être utile pour les autres) ?

4 – Quel est le montant de la caution qui vous a été demandé (3 mois est le maximum autorisé par la loi, mais certaines régies immobilières vous demandent jusqu’à 6 mois) ?

5 – Par quel moyen avez-vous trouvé votre logement (petites annonces, bouche à oreille, démarche personnelle…)

6 – Comment jugez-vous l’accueil qui vous a été réservé par la régie immobilière ?

7 – Quel conseil donneriez-vous aux futurs expatriés ?

Si vous avez d’autres commentaires ou conseils à donner, n’hésitez pas à les formuler.

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Classement des cantons selon la difficulté de se loger

Copyright iStockPhoto

S’installer en Suisse est, selon le canton où vous voulez trouver un logement, un exercice qui peut s’avérer très difficile.

Pour mesurer cette difficulté, il existe un indicateur qui permet d’indiquer le taux de logements libres (taux de logements vacants) à un moment donné et son évolution, à la fois au niveau suisse, mais surtout au niveau de chaque canton.

La dernière étude officielle en date sur le sujet vient de sortir, et je vous propose de vous concentrer sur ce seul indicateur, ce qui vous donnera une idée de la difficulté que vous aurez pour vous loger si vous avez l’intention de travailler en Suisse et d’y vivre.

Genève, Zoug et Vaud sont les cantons suisses où il est le plus difficile de se loger

Je parle régulièrement de ce sujet, notamment des problèmes de logement à Genève où il existe une tension particulière sur l’immobilier : le 1er juin 2009, il y avait à Genève 467 logements vacants, correspondant à un pourcentage de 0,22% (le taux en Suisse entière est de 0,90%). Zoug (0,29%, avec 144 logements libres), et le canton de Vaud (0,43) sont les deux autres villes suisses où la tension immobilière est la plus forte. A l’inverse, les cantons du Jura et Glaris (1,89% chacun) sont ceux où il est moins difficile de se loger.

 
Taux de logements vacants
Nombre total de logements vacants
variation en nombre
variation en %
Suisse0,9034761-2357-6,4
Zurich0,6643103308,3
Berne1,105483-138-2,5
Lucerne0,631068-271-20,2
Uri0,75128-22-14,7
Schwytz0,805136013,2
Obwald0,74132-29-18,0
Nidwald0,87166-39-19,0
Glaris1,89377-51-11,9
Zoug0,29144118,3
Fribourg0,851030-243-19,1
Soleure1,682013-162-7,4
Bâle-Ville0,90969-325-25,1
Bâle-Campagne0,53683538,4
Schaffhouse1,04388-160-29,2
Appenzell Rh.-Ext.1,14296-117-28,3
Appenzell Rh.-Int.1,30862030,3
Saint-Gall1,413141-115-3,5
Grisons0,851205443,8
Argovie1,353634-309-7,8
Thurgovie1,491652-145-8,1
Tessin0,791585755,0
Vaud0,431503-118-7,3
Valais1,172233-555-19,9
Neuchâtel1,09930-114-10,9
Genève0,22467368,4
Jura1,89625-73-10,5

Malgré les difficultés que vous pourriez avoir à vous loger, je vous invite à persévérer et choisir le statut de résident (permis B par exemple) plutôt que frontalier (permis G) si vous voulez mieux vous intégrer en Suisse, et découvrir pleinement le pays.

Et vous, avez-vous (eu) des difficultés pour vous loger, et quelles sont vos conseils ?

source : Statistiques suisses de la construction et des logements vacants, 2008-2009 (pdf)

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Blog d’expatrié en Suisse #8 : Matt, account manager dans l’industrie automobile

Matt2 Matt est notre nouveau portrait d’expatrié en Suisse. Il vient de France (et plus précisément encore de Corse).

Matt est arrivé en Suisse il y a trois ans, et travaille en tant qu’account manager dans l’industrie automobile, en relation avec des  garagistes indépendants en Suisse romande.

Son blog, « Matt vous tient au courant« , il l’a commencé en arrivant en Suisse pour pouvoir facilement donner des nouvelles à sa famille et ses amis (tout comme Eric et Dario), pour témoigner de son installation et éventuellement aider ceux qui étaient tentés de venir s’installer en Suisse comme lui et son amie. Aujourd’hui, son blog lui sert surtout à raconter sa vie à Lausanne à qui veut la lire. D’après Matt, « C’est un peu comme un journal intime mais public« .

Identité

Qui es-tu ? Matt

De quel pays es-tu originaire ? France, enfin même mieux Corse :)

Depuis combien de temps travailles-tu en Suisse ? 3 ans

Frontalier ou résident ? Un an en tant que frontalier à Annemasse, et deux ans à Lausanne en tant que résident

Es-tu venu seul ou en famille ? Je suis venu avec ma copine qui travaille sur Genève, à l’Uni

Quel est ton métier ? Je suis Account Manager dans le secteur de l’automobile, je travaille avec des professionnels. Nos clients sont des garagistes indépendants en Europe. J’ai en charge le marché Suisse Romand

Dans quel canton travailles-tu ? Je travaille dans le canton de Vaud à Vevey

Ton recrutement en Suisse

Comment (par quel canal) as-tu trouvé ton job en Suisse ?

Via un site de petites annonces en France.

Te rappelles-tu de ta phase de recrutement ? Comment s’est-elle passée, et qu’est-ce qui t’a marqué ?

Mon recrutement s’est passé le plus simplement du monde : le directeur de la boite m’a appelé suite à l’envoi de mon CV, on a discuté de mon expérience brièvement, puis j’ai eu un rendez-vous pour le lendemain avec le responsable commercial. Ce qui m’a marqué c’est le contenu de la discussion, plus orientée sur ce que j’avais envie de faire et comment je me voyais dans 2-3 ans que sur ce que j’avais fait avant. Il m’a montré clairement qu’il cherchait quelqu’un de motivé, ambitieux et déterminé plutôt que avec une expérience particulière, ou une formation spécifique. Le contraire de ce à quoi j’étais habitué en France…


Quels conseils (en terme d’emploi) donnerais-tu à ceux qui veulent travailler en Suisse ?

Je pense que cela doit dépendre des postes, mais de mettre en avant sa motivation, son envie de travailler, sa capacité d’engagement…

Ton arrivée en Suisse

Qu’est-ce qui a été le plus difficile lors de ton installation ?

Trouver un logement… C’est la partie qui nous a posé le plus de problèmes… Et encore aujourd’hui, en buvant une bière sur notre terrasse avec vue sur le lac, on sait qu’on a eu beaucoup de chance d’avoir trouvé l’appartement qu’on occupe…

Qu’est-ce qui t’a le plus marqué sur le plan culturel en arrivant en Suisse ?

Rien en particulier, mais plein de petites choses qui me surprennent encore aujourd’hui dans le langage, les habitudes, les points de vue…

Vie au travail

Comment s’est passée ton intégration dans l’entreprise suisse ?

Ben très bien. Il faut dire que dans la société où je suis (une trentaine de personnes), il y a majoritairement des étrangers. Mais ça n’empêche que mes collègues suisses ou non, m’ont accueilli on ne peut mieux… De plus, l’ambiance générale de la société est une préoccupation importante de la direction, donc ils font on sorte que tout se passe bien.

T’a-t-on fait ressentir que tu étais étranger(gère) ?

Pas plus que je leur ai fait sentir qu’ils sont Suisses :D.

Tes relations avec les Suisses

Comment juges-tu tes relations avec les Suisses (au travail et dans la vie de tous les jours) ?

Ca se passe très bien. Avec mes collègues, aucun problème. Le plus difficile aura été avec mes clients. Je travaille principalement avec des patrons de PME installées depuis 20-30 ans. Alors, en tant que « jeune frouze », j’ai du apprendre à m’adapter et à faire mes preuves certainement plus qu’un Suisse. Mais après 2 ans, je n’ai plus aucun souci…

As-tu des amis suisses ? Français ? Étrangers ?

Oui, oui et oui… (et je connais des cons dans les 3 catégories aussi :D)

L’heure du bilan

Te sens-tu intégré ?

Intégré, je ne sais pas, mais en tout cas, je me sens extrêmement bien à Lausanne. Je ne suis pas Suisse, je ne parle pas avec l’accent suisse, donc on me fait régulièrement la remarque plus ou moins gentiment. Mon but c’est pas d’effacer ce que je suis pour avoir l’air suisse. Mais je suis conscient que je ne suis pas chez moi, donc je m’adapte dans la mesure du possible.

Comment juges-tu ta vie actuelle (par rapport à ta vie avant de venir travailler en Suisse) ?

Actuellement, je vis la vie que j’ai envie d’avoir. Mon pouvoir d’achat est sans commune mesure avec celui que j’avais en France. J’adore mon travail et mes amis. Je profite du maximum d’activités qu’offre la région, surtout sportives.

As-tu la nostalgie du pays ?

Du pays non. J’ai toujours beaucoup bougé donc je ne suis pas rattaché à un endroit en particulier. Ce sont plus mes amis qui peuvent me manquer. Mais là aussi, ils sont repartis aux 4 coins du globe, donc le problème sera le même partout…

Consultez le blog de Matt

Si vous aussi vous avez un blog et que vous habitez en Suisse, faites-moi signe.

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Bruit en Suisse : vos voisins ont-ils le droit de faire abattre votre chien ?

Les Français qui arrivent en Suisse le remarquent assez vite : le respect d’autrui atteint ici un niveau qui n’a pas d’équivalent en France… et qui peut parfois sembler excessif.

Ce qui est acceptable et pas acceptable

Voici quelques informations qui devraient vous aider, et quelques anecdotes qui devraient vous amuser :

- Comme en France, il existe en Suisse une vieille croyance qui voudrait qu’on a le droit de faire autant de bruit qu’on souhaite la journée… Ce qui est absolument faux (également en France d’ailleurs). En fait, la loi fédérale, et la plupart des lois cantonales sanctionnent ce qu’on appelle le bruit excessif, qu’il soit provoqué le jour ou la nuit.

- Qu’est-ce qu’un bruit excessif ? Faire le ménage la nuit, écouter de la musique trop bruyamment, bricoler à partir de 21h… Mais également prendre un bain ou des douches la nuit ! D’ailleurs, j’ai souvent entendu des cas de voisins qui se plaignaient pour ça.

- Les pleurs de bébés, le bricolage de jour, le montage de meubles la journée… font partie des bruits « admissibles ». Mais pas des enfants qui joueraient bruyamment sur le parquet dans l’appartement du dessus.

- Si vous décidez d’organiser une petite fête dans votre appartement, signalez-le assez rapidement à vos voisins par une petite affichette.

Mais le cas le plus intéressant vient d’un chien qui pourrait être trop bruyant : vous êtes tenu de mettre en place toutes les conditions nécessaires pour qu’il n’aboie pas, y compris le dressage. Mais en cas de récidive, la loi prévoit qu’on puisse séquestrer votre chien, ou même l’abattre !

Que faire si un voisin fait du bruit ?

Bien sûr, le premier réflexe est d’aller dialoguer : en général, cela se règle dans la bonne humeur et la compréhension.

Mais si malgré tout le bruit persiste, c’est bien le poste de Police (ou à la gendarmerie dans certains cantons comme Genève) qu’il faut appeler. La contravention prévue varie de 50 francs à 200 francs suisses.

Enfin, en cas de récidive, contactez votre bailleur : il fera pression sur le locataire, et aura même le pouvoir de résilier le bail de ce dernier.

Une petite anecdote : la police en Suisse intervient-elle ?

En tant que Français, vous vous poserez sûrement la question suivante : la police suisse intervient-elle en cas de tapage nocturne ? Je ne sais pas pour les autres cantons, mais pour le canton de Vaud, je peux vous assurer qu’elle est efficace.

Il y a quelques années, des voisins indélicats poussaient régulièrement la fête jusqu’à 4h ou 5h du matin. Excédé au bout de la 5 ou 6ème fois, je suis allé discuter avec eux : après être allé les voir 4 fois dans la même soirée, sans succès, à 3h du matin j’ai appelé la police. Appel gêné de ma part (je n’avais jamais appelé la police pour tapage nocturne, y compris en France), je leur dis que je suis désolé de les déranger pour « çà ». L’agent de police au téléphone, compréhensif, me rassure tout de suite : « Mais nous sommes aussi là pour çà monsieur, nous arrivons« . 4 minutes plus tard, Starsky et Hutch arrivent, tapent à la porte des voisins, demandent les papiers d’identité, et ramènent le calme de façon « musclée ».

Comme vous pouvez le voir, on ne plaisante pas avec le bruit en Suisse.

Et vous ? Avez-vous des anecdotes sur le bruit à nous faire partager ?

Consultez la brochure de l’Etat de Genève sur le bruit pour plus d’informations ou le site de l’Etat de Genève.

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