Faut-il mettre sa photo sur son CV quand on est grande et belle ?

Il y a une question qui revient assez souvent dans les conférences que je donne ou sur le Web : faut-il mettre une photo sur son CV en Suisse ? Jusqu’à maintenant, mon conseil consistait à dire que si les candidats souhaitaient mettre une photo, celle-ci devait être de qualité professionnelle.

Je précisais également que cette photo était quasi obligatoire pour certaines métiers (commercial, hôte ou hôtesse d’accueil, métier de représentation…), et que ce n’était pas une obligation pour les autres mais que la présence d’une photo « humanisait » en quelque sorte la candidature, et augmentait probablement l’attention du recruteur sur votre CV (sans pour autant être capable de mesurer cet impact).

Une série d’études récente sur le sujet semble permettre à présent d’être un peu plus précis sur le sujet. Attention, ça va secouer…

Les hommes et femmes de grande taille gagnent mieux leur vie que les autres

Une étude américaine a montré que les personnes qui mesuraient 30 cm de plus qu’une autre gagnaient en moyenne 600 EUR de plus par an (la comparaison a été faite pour les personnes de même sexe). Dans le même ordre d’idée, un journaliste a simplement démontré que près de 60% des PDG aux Etats-Unis mesuraient plus de 1,80m, contre un peu moins de 15% des américains. Le meilleur vient maintenant.

Photo ou pas photo sur CV ? Une règle qui n’est pas la même pour les hommes et les femmes

Selon une étude menée sur plus de 5300 candidatures par des chercheurs israéliens :

  • les hommes « beaux » ont reçu plus de propositions d’entretien lorsque leur photo figurait dans le CV
  • les hommes « beaux » ont reçu 2 fois plus de propositions d’entretien que les hommes plus « communs » lorsque leur photo figurait dans leur CV
  • les femmes dont le CV ne comportait pas de photo ont été 22% de plus à bénéficier d’un entretien (par rapport à celles dont le CV comportait une photo)
  • les femmes dont le CV ne comportait pas de photo ont été 30% de plus à bénéficier d’un entretien (par rapport à celles dont le CV comportait une photo et qui considérées comme belles)

Règles à suivre en matière de photos sur le CV

En conclusion : si vous êtes une femme, ne mettez pas de photo sur votre CV sauf si votre métier l’exige (métier de la vente, hôtesse…), et si vous êtes un homme, si vous vous considérez comme beau (…) alors mettez une photo, sinon n’en mettez pas.

Même si elles sont sérieuses, j’avoue avoir un problème avec ce type d’études, car tout repose sur la perception de la beauté. En effet, il reste toujours au candidat masculin l’appréciation de son propre physique, ce qui peut poser problème.

Autre résultat que je trouve intéressant, c’est que finalement les femmes belles sont visiblement handicapées par leur physique : les chercheurs expliquent notamment ce phénomène par une probable jalousie des recruteurs (souvent des femmes)… Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression que cela ne va pas plaire à tout le monde…

Et vous, qu’en pensez-vous ?

source

Candidature : ce que recherchent les recruteurs en Suisse

La recherche d’un emploi en Suisse s’inscrit très souvent dans un mode automatique : les candidats postulent puisqu’il faut bien le faire, rédigent un CV « comme ceci » ou « comme cela » selon les dernières informations récupérées sur le sujet, puisqu’il en faut bien un. Il y a de fait souvent une recherche de technicité dans la rédaction du CV et de la lettre, rarement une recherche de compréhension de l’environnement. Or si un mauvais CV vous assurera à coup sûr de finir dans la mauvaise corbeille, un bon CV n’est pas pour autant gage de réussite, car d’autres paramètres importants viennent « perturber » le jeu du recrutement.

En la matière, les candidats ignorent souvent 2 choses pourtant fondamentales :

  1. l’intensité de la concurrence (êtes-vous le seul candidat ou bien y-en a-t-il de nombreux autres ?)
  2. ce que les recruteurs cherchent précisément à comprendre lorsqu’ils reçoivent une candidature

Je me propos ici d’apporter un éclairage sur ces deux points qui, s’ils sont bien maîtrisés, pourront faire gagner beaucoup de temps et surtout faire la différence.

Mode élimination ou mode sélection ?

En quoi l’intensité de la concurrence influe-t-elle le comportement des recruteurs ? Pour illustrer le sujet,  je prendrai un exemple simple : une annonce pour un poste, dès lors qu’elle est publiée, va en général drainer un nombre important de candidatures : lorsqu’il en reçoit plusieurs centaines (ce qui n’est pas rare dans ce cas), le recruteur ne va pas pouvoir s’attarder sur chacune d’entre-elle, et va même chercher à éliminer le plus rapidement possible un maximum de candidatures : il va donc chercher ce qui ne convient pas dans les CV qu’il a sous les yeux. A l’inverse, si le recruteur a peu de candidatures, il cherchera les informations dans le dossier de candidature qui pourraient être intéressantes. Dans le 1er, le recruteur est en mode « éliminatoire », dans le second il est en mode sélectif. Et cela change tout.

En clair et de manière concrète, si vous postulez par le biais d’une annonce, la probabilité que vous soyez en mode « éliminatoire » est très importante. Si vous postulez par le biais d’un travail de networking, il est probable que vous soyez moins nombreux. Mais dans tous les cas, le plus important est de le savoir, de le comprendre et de rédiger ses documents en fonction. Ainsi, en mode éliminatoire, on aura tendance à faire un CV plus synthétique, présentant rapidement le profil. En mode sélectif, un CV court peut fonctionner, mais également un CV plus long. Je vous invite sur ce sujet à consulter le billet que j’ai rédigé sur la longueur du CV en Suisse.

Les recruteurs veulent vous mettre dans une case

2ème point à bien comprendre : les recruteurs veulent comprendre très rapidement qui vous êtes et ce que vous voulez. Tant qu’ils n’ont pas compris ces 2 informations de base, qui consistent, dit simplement, à vous mettre dans une case, les recruteurs n’auront pas une lecture attentive de votre CV ou de votre lettre de motivation, car ils vont simplement parcourir ces documents à la recherche de ces informations, et pas forcément des informations qui sont intéressantes pour votre candidature (comme vos compétences, vos qualités…). Dans ce cas, c’est une lecture peu utile du CV qui s’opère. Pour y remédier, il faut simplement présenter en titre de son CV le type de professionnel que vous êtes, et ce que vous recherchez. Ensuite, mais seulement ensuite se posera la question des compétences.

Pour vous aider à rédiger ces informations, je vous invite à télécharger l’une des conférences que j’ai faite sur le sujet « Rédiger un CV en Suisse »

 

La phrase qu’il ne faut jamais mettre dans un CV ou dans une lettre de motivation

J’aimerais mettre mes compétences au service de votre entreprise

Allez, soyez honnête : cette phrase, vous l’avez parfois utilisé dans une recherche d’emploi. Peut-être même que c’est une de vos phrases favorites, et peut-être une accroche de votre CV en suisse. Et en  plus, vous la trouvez probablement pratique car on peut la placer assez facilement sans beaucoup se creuser la tête.

Pour ma part, cette phrase, je la vois encore dans beaucoup trop de CV et de lettres de motivation. Et j’aimerais en profiter pour passer un vrai coup de gueule, et vous expliquer pourquoi il vaut mieux ne jamais utiliser cette phrase (ou ce type d’accroche) dans une lettre ou un CV.

Une expression totalement vide de sens

Quand vous m’écrivez que vous voulez mettre vos compétences au service de mon entreprise, je n’ai envie de vous répondre qu’une seule chose : mais encore heureux tête de noeuds, sinon pourquoi est-ce que j’aurais envie de te recruter ? Cette phrase, c’est la phrase vide par excellence :

  • du candidat verbeux qui va vous expliquer pendant 10 minutes qu’il est le meilleur candidat sans jamais dire pourquoi ni donner aucun exemple
  • du candidat un peu penseur, pas forcément très concret, qui aime bien utiliser des verbes comme « penser » ou « imaginer » plutôt que « créer », « mettre en place » ou « développer ».
  • du candidat qui n’a fait aucune recherche sur la société et qui transmet au petit bonheur ses dossiers de candidatures, avec un CV et une lettre de motivation identique pour toutes les entreprises (ce qui, en soit, peut être une stratégie)

 

Une expression qui prouve une chose : que vous n’avez pas grand chose à dire

Surtout, cette expression montrera immédiatement au recruteur que vous n’avez probablement pas fait beaucoup d’efforts pour vous renseigner sur sa société, et que vous n’avez pas grand chose à dire.

Comme je l’indique dans presque toutes mes conférences sur l’emploi, il est possible d’être un peu moins personnalisé dans ses lettres et CV pour un certain nombre d’entreprises (notamment, celles pour lesquelles on pense ne pas avoir une forte probabilité d’intéresser le recruteur). Dans ce cas, il est possible d’utiliser des CV et des lettres un peu plus « standard », mais un minimum s’impose, et surtout l’usage de telles phrase est à éviter absolument.

Allez maintenant soyez honnête : qui l’utilise ou l’a utilisé ?

L’essentiel à savoir sur le CV en Suisse, en vidéo et en moins de 2 minutes

La plupart de mes conférences qui parlent du CV en Suisse durent plus d’une heure. J’ai trouvé le temps de vous résumer, sur une vidéo, l’essentiel de ce qu’il faut savoir sur le CV suisse, et ce en moins de 2 minutes (si, si, c’est possible).

Cette vidéo fait en réalité partie intégrante de certaines de mes conférences, et me permet d’illustrer rapidement le propos et de rentrer en matière. Je vous propose de jeter un oeil, et de me dire ce que vous en pensez !

CV : les principales différences entre la Suisse et la France

Vous vous en doutiez sans jamais vous l’avouer : le CV français que vous avez entre les mains et que vous avez mis des semaines à élaborer n’est pas opérationnel pour la Suisse. Dommage. En tant qu’étranger, il vous faudra donc élaborer un CV adapté au marché suisse si vous voulez être efficace dans votre recherche d’emploi en Suisse.

Pour vous aider dans votre démarche, et comprendre le travail qu’il faudra faire, je vous propose un comparatif des principales différences entre un CV suisse et un CV français. En supposant bien sûr que vous maîtrisiez a minima le CV français.

Les différences entre un CV suisse et un CV français en un clin d’oeil

Thème ou rubrique
CV en France
CV en Suisse
Nombre de pages du CVLe CV ne doit, dans tous les cas, pas dépasser 2 pages.
Les profils juniors ont droit à une page, les profils un peu plus expérimentés à 2.
La longueur du CV peut s'adapter au profil du candidat, et dépend principalement de 2 facteurs :
- son expérience (plus elle est longue, plus le CV peut être long),
- la technicité de son profil (un professionnel ayant un profil technique peut avoir un CV plus long)

Concrètement, un CV en Suisse peut aller d'une page à 4 pages. Un profil de moins de 10 ans d'expérience peut avoir jusqu'à 2 pages, et 3, voire 4 au-delà.
Rubrique "Identité" (nom, prénom, coordonnées...)Il est d'usage d'indique si on est titulaire d'un permis de conduire.En Suisse, plus de 20% de la population résidente est étrangère. Pensez-donc à indiquer votre nationalité (pour des questions de permis de travail).
N'indiquez pas les prénoms et âge de vos enfants, ce qu'on trouve encore parfois.
Attention : en France, un permis B est un permis de conduire, en Suisse c'est un permis de travail.
Pensez également à l'indicatif international si vous écrivez de France (+33)
Titre du CV (par exemple, Professionnel des études marketing, 5 ans d'expérience, spécialisé dans les études de marché online)Mettre un titre sur son CV n'est en aucun cas une obligation, mais permet au recruteur d'identifier immédiatement qui lui écrit et pourquoi.
Il est préférable de mettre le type de professionnel que vous êtes, plutôt que le poste visé (s'ils sont différents).
Il est possible d'ajouter ses objectifs, mais cela n'a pas notre préférence.
Même chose que pour le CV français.
Rubrique "Compétences"Elle n'est pas obligatoire, et certains recruteurs la trouvent un peu "passée de mode"Elle n'est pas obligatoire, mais nous vous conseillons de l'insérer, car c'est selon nous un des "déclencheurs d'achat" des recruteurs. A condition que les compétences soient bien exprimées par le candidat (les compétences, ce sont notamment des savoirs-faire que vous avez acquis tout au long de votre expérience professionnelle.
Rubrique "Expérience professionnelle"Elle est obligatoire, et doit notamment comporter les tâches (ce que vous avez fait au quotidien) et l'intitulé du poste occupé.
Les dates doivent être précises (mois / année) pour les postes occupés, sauf si vous avez de nombreux "trous" (dans ce cas une stratégie différente peut s'imposer)
En plus de ce qu'on peut trouver sur un CV français, sur le CV suisse il nous semble important d'indiquer le lieu (ville / pays) où vous avez effectué chacune de vos expériences professionnelle.
Précisez également le secteur d'activité ou ce que fait l'entreprise, qui sont des informations a priori non connues des recruteurs suisses.
Mentionnez également la taille de l'entreprise (en nombre d'employés ou en terme de chiffre d'affaires).
Enfin, faites-bien la distinction entre les tâches (ce que vous avez fait au quotidien dans l'entreprise), les compétences (à mettre la plupart du temps dans une rubrique à part), et les résultats (ce que vous avez apporté à l'entreprise). Les différences sont expliquées dans ce billet sur les erreurs du CV à ne pas commettre.
Rubrique "Formation"Elle est obligatoire.Elle est obligatoire mais nécessite d'être développée quand on est français, car les diplômes et formations français ne sont pas toujours connus en Suisse.
Rubrique "Activités extra-professionnelles"Elle n'est pas obligatoire. La règle est d'indiquer une passion, un hobby, un sport qui ont, directement ou indirectement, un rapport avec le poste visé. Au pire, cette information doit dire quelque chose à propos de vous.
Si vous n'avez rien à dire, ne mettez rien.
Même chose qu'en France
Rubrique "Références"Cette rubrique n'est pas utilisée en France.Cette rubrique n'est pas obligatoire mais je vous recommande de l'ajouter.
Les références sont des personnes qui sont susceptible de parler du professionnel que vous êtes. Habituellement, on y ajoute un ou plusieurs supérieurs directs, éventuellement des clients ou des fournisseurs.
Manière de présenter les chosesLe diplôme reste une valeur sûre à mettre en avant, la culture française est ainsi faite. Le mettre en avant, y compris dans le titre du CV, n'est pas un problème, même après plusieurs années d'expérience professionnelle.Insistez davantage sur vos réalisation concrètes, ce que vous savez faire sur le plan professionnelle que sur vos diplômes : contrairement à ce qui se passe en France, les recruteurs suisses ne sont pas focalisés sur vos diplômes, et ce d'autant moins qu'ils ne les connaissent pas forcément tous très bien.
Seule exception : si vous êtes jeune diplômé(e) : il faut bien sûr valoriser davantage sa formation.

Ces remarques sont bien sûr parfois réductrices, mais elles couvrent tout de même selon moi 95% des cas environ.

A qui ces conseils s’appliquent-ils ?

A tout le monde, Suisses, et étrangers qui veulent travailler en Suisse. Pour les Suisses qui veulent travailler en France (même s’il y en a peu en comparaison), ce comparatif est également utile et vous aidera à faire le travail inverse.

Il faut garder à l’esprit une chose : plus votre profil sera recherché, moins le recruteur sera regardant sur votre CV et votre candidature en général. Mais mon conseil reste dans tous les cas de vous adapter aux normes locales, et de faire ce qu’il faut pour que votre CV soit « compatible » sur le marché suisse.

Retrouvez des ressources utiles pour votre CV en Suisse

Sur la page « le CV en Suisse » du site de Travailler-en-Suisse.ch, vous retrouverez de nombreuses informations sur la manière de rédiger un CV. Consultez également le livre « Décrocher un emploi en Suisse » dont je suis le co-auteur et qui vous apprendra, pas-à-pas, la manière de rédiger un CV pour le marché du travail en Suisse.

Pourquoi il ne faut pas avoir peur des entretiens d’embauche

Bonne nouvelle : vous avez été convoqué(e)  un entretien pour un poste dans une entreprise en Suisse. Pour cette prochaine étape, critique dans le recrutement, je vous affirme qu’il ne faut pas avoir peur. Et voici pourquoi.

Le recruteur n’attend qu’une seule chose : que vous soyez le bon candidat

Ce qu’il ne faut surtout pas oublier, c’est que le recrutement est un processus qui ennuie tout le monde, aussi bien les professionnels RH dans l’entreprise (qui doivent passer du temps à recruter quelqu’un, et cela coûte de l’argent et peut prendre beaucoup de temps),  que les responsables business (tant que la personne n ‘a pas été recrutée, il manque quelqu’un dans le « maillon de production » et le travail ne se fait pas). Du coup, tout ce petite monde n’attend qu’une seule chose : trouver le bon candidat, et le plus rapidement possible. Dans votre démarche, il « suffira » donc de les rassurer sur le fait que vous êtes bien le bon candidat.

Vous avez passé le cap du dossier de candidature : il y a donc chez vous quelque chose qui intéresse vraiment le recruteur

Si vous avez passé le cap du dossier de candidature (CV et lettre de motivation), c’est qu’il y a quelque chose qui intéresse le recruteur dans votre profil : en général, l’analyse du dossier de candidature est un filtre ultra sélectif (ce qui est encore plus vrai lorsque vous avez répondu à une annonce) : la bonne nouvelle, c’est que vous avez réussi à valoriser dans votre profil ce qui intéresse le recruteur.

Vos chances en entretien sont donc réelles, et objectives. Ce raisonnement est moins systématique pour les cabinets de recrutement, car certains vous convoqueront sans avoir réellement de poste à vous proposer mais pour « faire connaissance » (et surtout vous rentrer dans leur base de données si vous êtes un candidat valable, au cas où…).

Vos concurrents sont peu nombreux et vous ne devez pas vous en soucier

La plupart des entreprises ne sélectionneront qu’une poignée de candidats pour les vagues d’entretiens. Pour quelle raison ? Simplement parce que organiser des entretiens, cela coûte cher et prend du temps (voir ci-dessus). Du coup, vous pouvez être certain que vous serez en compétition avec peu de candidats (sauf cas très particuliers). C’est donc un facteur rassurant.

Autre facteur de nature à faire baisser votre niveau de stress : il est absolument inutile de se soucier des performances des autres candidats. Vous n’avez de toute façon aucune emprise sur leur prestation, et il serait tout à fait inutile de se focaliser sur un paramètre qu’on ne maîtrise pas. En revanche, il n’est pas forcément inutile de connaître les profils potentiellement en concurrence avec le vôtre, et qui pourraient, par leurs compétences ou leur formation, apporter quelque chose de différent à votre candidature : dans ce cas, il est important de trouver des parades de sorte à insister subtilement sur ce que vous pourriez apporter par rapport à eux. Sans faire la comparaison bien sûr, car dans le business, on ne cite jamais devant son client ses concurrents.

En entretien, il n’y a pas de mauvaises questions mais uniquement de mauvaises réponses

En entretien, le recruteur va vous poser toutes sortes de questions : des questions « bateaux » (« pourquoi avez choisi de postuler chez nous ?« ) aux questions les plus pénibles (« pourquoi n’êtes-vous resté qu’un mois chez Nestlé ?« ). Sauf cas particulier, les recruteurs sont prêts à entendre beaucoup de choses, y compris des échecs, pour autant que vous sachiez construire un récit cohérent. L’une des clés d’un entretien réussi, c’est donc de préparer toutes les questions qu’on pourrait vous poser, des plus simples à celles qui vous ennuient le plus (et c’est en général celles-ci pour lesquelles on a le moins envie de se préparer).

Ce conseil n’est pas à prendre à la légère car un bon professionnel RH peut vous emmener très loin dans une discussion, et vous déstabiliser fortement. Autant être préparé à toutes les éventualités et bien se préparer, et la bonne nouvelle c’est que tout est entre vos mains.

Dans un entretien, la 1ère minute détermine tout le reste de l’entretien

Cela a été prouvé à de nombreuses reprises : presque tout est joué à la fin de la 1ère minute d’entretien, et principalement sur des aspects liés au comportement (et alors même que vous n’avez même pas ouvert la bouche). Cette information, qui pourrait vous faire paniquer, peut être au contraire utilisée comme une arme, car si votre comportement est « bon » aux yeux du recruteurs, alors vous passez les 59 minutes restantes à confirmer au recruteur que vous êtes le bon candidat. A l’inverse, si vous faites mauvaise impression, alors vous allez devoir remonter la rivière à contre-courant, et même si vous êtes très bon ce sera très difficile. Alors l’un des secrets se trouve dans l’habillement et le comportement (la manière de regarder, de sourire, de dire bonjour, de serrer la main). J’ai d’ailleurs déjà parlé de ces critères d’embauche en entretien. Ceci a bien sûr ses limites, et les bons recruteurs vont au-delà. Mais dans tous les cas, vous avez tout intérêt à mettre en pratique ces techniques, en complément d’un entretien bien structuré et construit.

En tant que candidat, on a parfois tendance à envisager le recruteur comme un adversaire ou comme quelqu’un qui veut vous piéger en entretien. Hormis quelques cas réels qui relèvent plus de la psycho-pathologie qu’autre chose, en général, ce n’est bien sûr pas le cas, et la plupart des ficelles sont donc entre vos mains. Alors au boulot !

C’est le moment de me faire un feedback sur un entretien qui vous a particulièrement marqué (les anecdotes sont les bienvenues).