Assurances santé frontaliers : 5 règles pour ne pas se faire avoir

Les travailleurs frontaliers intéressent particulièrement les assureurs français. Pourquoi ? Parce qu’un frontalier doit obligatoirement souscrire un régime d’assurance santé, qu’il travaille à Genève, Lausanne ou Zurich.

Mais aussi plus simplement parce que les contrats d’assurances maladie privé pour frontalier en Suisse sont très rémunérateurs pour les compagnies d’assurance et courtier, tout en proposant une couverture intéressante pour l’assuré dans la plupart des cas.  Tout le monde est content. Enfin le plus souvent.

La plupart des acteurs du secteur des assurances sont sérieux et sont de bons professionnels. Mais l’assureur devant naviguer entre son devoir de conseil et ses objectifs commerciaux, l’intérêt du futur assuré est parfois négligé.

Alors pour éviter de tomber dans certains pièges, voici quelques conseils de base lorsque vous serez face à votre interlocuteur.

Faites-vous présenter TOUTES les possibilités d’assurance pour les frontaliers en Suisse

Demandez à votre interlocuteur de vous présenter les possibilités d’assurance pour les frontaliers. Dans les faits, les frontaliers peuvent s’assurer sous 3 régime (assurances maladie privée, CMU pour frontaliers, assurance maladie obligatoire suisse (LAMal) pour frontaliers).

Les professionnels de l’assurance en France ne commercialisant que les assurances maladie privée (qui sont par ailleurs les plus répandues et souvent les plus intéressantes), il est fort probable que votre interlocuteur ne s’embarrasera pas à vous parler des deux autres. Or, dans certains cas, cela peut être la seule solution d’assurance possible (notamment si votre état de santé n’est pas bon).

Donc méfiance si le silence est fait sur l’existence de la CMU et de la LAMal frontaliers, c’est que votre interlocuteur ne fait pas parfaitement bien son travail de conseil.

Exigez du choix !

En matière d’assurance maladie privée, les offres ne sont absolument pas équivalentes entre-elles : entre une offre qui couvre les soins en Suisse et en France, avec l’optique et le dentaire, et une offre qui ne couvre que les soins en France et pas les soins dentaires ou d’optique, les différences de prix peuvent aller du simple au triple, y compris pour une même marque.

Il est donc important de faire le tour de plusieurs compagnies d’assurances ou plus simple encore, passez de préférence par un courtier qui travaille simultanément avec plusieurs compagnies. Je vous explique pourquoi en dessous.

Passez de préférence par un courtier spécialisé santé pour frontaliers

Un courtier, contrairement à un agent général, représente plusieurs marques différentes (Swisslife, MMA, Allianz, Alptis…). De fait, il vous fera gagner un temps fou en vous évitant d’aller vous même voir 5 ou 6 compagnies différentes, il vous apportera un conseil réellement objectif, et surtout vous ne payerez pas plus cher, leurs services sont gratuits.

Je donne ce conseil depuis des années dans mon livre et mes sites, et c’est avec cette catégorie de professionnels que nous travaillons pour notre service de demande de devis d’assurance frontalier en ligne.

Mais attention cependant, assurez-vous que le professionnel qui s’annonce comme courtier en est bien un et qu’il couvre suffisament de marque différentes pour les frontaliers (au moins 4).

Un site Web ou votre interlocuteur se présente comme un courtier EXCLUSIF ? Méfiez-vous, ou fuyez !

Sous couvert du terme « courtier », synonyme de choix, ces sites ou professionnels présentent les gammes d’une seule marque, limitant ainsi votre choix. Même si les produits proposés sont bons, cela ne vous évitera pas de faire le tour de la concurrence… Mais ça bien sûr personne ne vous le dira. Ce que je trouve gênant dans la démarche, c’est l’ambiguïté du terme « courtier exclusif » qui est un non-sens total, car par définition un courtier représente plusieurs marques.

Bref, demandez toujours à votre interlocuteur s’il est courtier et combien de marques il représente, si la réponse est une seule marque alors vous saurez que vous devrez faire vous-même le tour de la concurrence… Si la réponse n’est pas claire ou s’il est mal à l’aise, fuyez.

Informez-vous sur le statut des frontaliers avant de rentrer en contact avec les professionnels

C’est probablement le meilleur moyen de ne pas se faire compter fleurette.

Vous trouverez sur ces pages pas mal d’informations :

Et vous, en tant que travailleur frontalier, quelles ont été vos relations avec les professionnels des assurances en France ? Quelques anecdotes à raconter ?

RSS_32 Recevez par mail directement tous les nouveaux billets du blog de Travailler en Suisse ou abonnez-vous au flux RSS

Articles en relation :

  1. Transatel sort une (vraie) offre mobile pour les frontaliers
  2. Le Crédit Suisse veut faire le ménage dans sa clientèle étrangère
  3. Imposition du 2ème pilier pour les frontaliers : vers une révision de la loi
  4. Imposition du 2ème pilier pour les frontaliers : un amendement favorable voté dans les prochains jours

A propos David Talerman

Je suis l'auteur de Travailler et vivre en Suisse et co-auteur de Décrocher un emploi en Suisse. Suivez-moi sur @Expatwire, et sur Facebook.

Commentaires

  1. Jerome Pineau a écrit:

    Moi ce que j’aimerais savoir c’est comment les assurances privées (mutuelles) pour frontaliers traitent les « conditions pré-existantes ». Par example, si vous avez eu le cancer il y a 10 ou 15 ans, ou le diabete, par example, est-ce-que cela vous exclu automatiquement comme c’est le cas aux USA?

    Merci bien!

    • David Talerman a écrit:

      @Jérome
      Concernant les frontaliers, le passé médical est d’autant plus important pour les compagnies d’assurance qu’elles proposent des contrats dits au 1er euro (cela signifie que la compagnie se substitue au régime de la sécurité sociale et que l’assurance qu’elle propose inclut l’équivalent de la Sécu et d’une complémentaire, d’où son nom assurance maladie privé).
      Le questionnaire médical permet de détecter les pathologies graves, de sorte à soit les exclure, soit sur-tarifer l’assurance.
      Les investigations médicales dépendent des compagnies :
      - certaines vont aborder des thèmes et pathologies que d’autres n’aborderont pas
      - certaines vont demander des antécédents plus long que d’autres (chez certaines ce sera 5 ans, d’autres 10 ou 15 ans).
      Informations fournies par le courtier spécialisé frontalier Vigny-Depierre

  2. Philippe a écrit:

    Bonjour

    David, Je suis d’accord avec Jérome, ce n’est pas forcément bien clair car comme vous écrivez concernant les assurances privées « cela peut être la seule solution d’assurance possible (notamment si votre état de santé n’est pas bon). »
    ==> Hors : le questionnaire santé de ces assurance est très précis et aborde l’ensemble du passé médical, le présent et les actions à venir ( opérations, examens etc…), ce qui est normal
    ==> La question est donc, qu’en est-il de ces assurances et de leur positionnement face à un cas de cancer ancien, d’un diabète, d’un traitement de longue durée en cours etc….

    Je vais parler de mon expérience : ( merci David d’avoir relancer le sujet car je devais faire un commentaire sur le sujet et je ne l’ai pas fait, ce qui est maintenant corrigé)
    Je suis travailleur frontalier depuis le mois de mai 2009 et j’ai du trouver une assurance santé. J’ai utilisé le service de demande de devis d’assurance frontalier en ligne, et j’ai été très content et satisfait de la prestation. J’ai été rappelé par une personne dans l’heure qui suivait et cette même personne c’est d’abord excusée de rappeler si tard car d’habitude elle le fait dans les 15 mn maxi !!!
    ==> J’ai eu 3 propositions détaillées 4 h après.
    ==>J’ai eu cette personne au téléphone et par mail de nombreuse fois, nous avons beaucoup discuté et écrits autour de mon cas personnel de façon cibler au mieux les centres de dépense ( lunette, dents etc. …) pour trouver le meilleur compromis.
    ==> Nous avons fait beaucoup de modifications, beaucoup d’échanges et jamais je n’ai senti de pression de sa part pour accélérer ma décision ni d’agacement suite à nos échanges qui duraient. Bref ce courtier est composé de personnes de qualité, disponibles, agréables, professionnelles : en gros elles font leur travail !!!
    ==> BILAN :

    je recommande l’utilisation de cette demande de devis en ligne.

    cela n’empêche pas de chercher ailleurs pour avoir des devis comparatifs.

    le prix n’est pas négociable contrairement à d’autres courtiers indépendants.

    je suis passé par ce courtier pour mon assurance santé.

    je suis satisfait de la réactivité au quotidien de la gestion de mon dossier santé.

    Ceci étant dit et pour revenir à ce que disait Jérome :
    J’ai du réaliser un examen de routine type endoscopie, en anesthésie générale, en ambulatoire et j’ai eu un mal fou à obtenir l’accord de prise en charge de l’assurance ce qui ma beaucoup gêné et fait posé de questions pour l’avenir en cas de problème de santé :

    Ne vais je pas être radié un jour si j’arrive avec une maladie grave et un traitement de longue durée et couteux ?

    Que va devenir ma cotisation ?

    En cas de maladie va t’elle être prise en charge à 100% ?

    Vais je être couvert pour cette maladie ?
    Bref, beaucoup de questions que je suis en train de poser à mon assurance auxquelles je souhaite qu’elle me réponde et me formalise par écrit. Malheureusement les exemples de radiations et de non prise en charge du a des maladies existent…..

    Bonne Journée à Tous

    Philippe

    • David Talerman a écrit:

      J’ai demandé à la société Vigny-Depierre avec qui je travaille d’apporter une réponse à cette question. Je reviens avec une réponse au plus vite.
      Sinon effectivement lorsque j’écris que cela peut être la seule solution d’assurance, il est certain qu’en cas de pathologie grave, les compagnies d’assurances santé privées pour frontalier ne vous prendront pas toujours. Est c’est aussi un des autres intérêt du courtier, dans la mesure où il peut, dans certains cas, trouver une compagnie un peu moins « à cheval » sur telle ou telle pathologie.
      Si aucune compagnie privée ne veut vous assurer, alors il reste toujours la CMU pour frontaliers (qui a l’avantage de vous prendre quel que soit votre état de santé, mais une complémentaire sera nécessaire) ou la LAMal frontalier (régime suisse) pour laquelle il n’y a pas de questionnaire santé non plus.

      • Leddak a écrit:

        Bonjour,

        j’ai une petite question au sujet de ce que vous écrivez sur les questionnaires pour la Lamal en Suisse comme quoi il n’y en a pas à remplir…. mais je sais que certaines assurances pour frontaliers en Suisse proposent des complémentaires et je voulais savoir si il y avait un questionnaire à remplir dans ce cas là car ma fille de 4 ans va devoir faire de la psychomotricité et je ne sais pas si ça va m’être remboursé ou pas. on m’a dit que peut être avec une complémentaire ça l’était…. Est-ce que vous avez déjà entendu parlé de ça???
        Merci d’avance

        • David Talerman a écrit:

          Bonjour,

          Il est possible d’avoir une complémentaire pour une assurance frontalier LAMal, mais dans ce cas la complémentaire ne remboursera que les soins sur Suisse. Par ailleurs, dès lors que vous déclarerez dans votre questionnaire médical le fait que votre fille devra faire de la psychomotricité, elle exclura du champ d’assurance tous les soins qui en découlent. En clair, ces soins seront à votre charge s’ils ne sont pas pris en charge par la LAMal. Pour savoir si la LAMal prend en charge ou non, je vous invite à écrire à l’Office fédéral de la Santé Publique dont vous trouverez le lien sur notre page Assurance santé en Suisse.

  3. David Talerman a écrit:

    Pour répondre aux questions qu’un travailleur frontalier pourrait se poser sur l’assurance santé, j’ai décidé d’écrire un billet par semaine sur ce sujet en reprenant une thématique précise à chaque fois (le questionnaire médical, le délai d’attente, le poste « optique »…).
    Au moins nous irons dans le détail.

  4. KIKI a écrit:

    bonjour
    j’ai une quetion a vous poser , actuellement je vie en suisse a bienne car je travaille , j’ai un permis B , je réside la semaine en suisse et je rentre tout les week en france je devrais etre frontaliere , je dois changé mon permis en G .
    au sujet de mon assurance maladie : actuellement j’ai une assurance assura ,j’aimerai savoir si je peux resilier mon assurance suisse pour obtenir une assurance frontalier en france , car je vais changé de permis je vais faire le G
    MERCI DE VOTRE REPONSE

  5. KIKI a écrit:

    bonsoir

    au sujet de mais impots je dois les payés en suisse ou en france ou suisse et france
    actuellement on me préleve a la source . pour mon assurance je peux la résilier tout suite ou je dois finir l’année

    merci

  6. Lionel a écrit:

    Bonjour,
    Le régime de l’assurance privée en france n’est valable pour les frontaliers que jusqu’en mai 2014: A priori nous devrons obligatoirement nous assurer à la CMU avec une cotisation très élevé ou pourra-t-on passer à la LAMAL ?
    Pensez vous qu’il y aura encore un délai pour l’application de cette loi ?

    • David Talerman a écrit:

      @Lionel : Aujourd’hui, en l’état actuel des choses, vous devrez passer à la CMU, si effectivement le régime privé disparaît en 2014 (ce qui est probable, mais pas complètement acquis). Mais je considère que cette solution reste toujours la meilleure, car des travaux législatifs sont de toute façon en cours, côté France et côté Suisse, pour que les frontaliers puissent s’assurer dans des conditions « normales ».
      Le Groupement transfrontalier européen, qui a repoussé le délai à 2014 (à l’origine, la loi prévoyait la disparition du régime privé en 2009 je crois) est sur le coup. Je connais bien la juriste qui est en charge du dossier, c’est une pointure qui devrait faire en sorte que les frontaliers ne soient pas trop lésés.
      Restez confiant, car dans les faits, la CMU et le régime suisse LAMal ne conviennent qu’à une minorité de personnes (et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle 90% des personnes souscrivent le régime privé. Par ailleurs, on peut considérer qu’ils représentent une inégalité profonde (je ne suis pas juriste, mais par exemple, la LAMal pour frontalier ne permet pas d’avoir de franchise, alors que les résidents en Suisse peuvent en avoir). Et ceci ne pourra pas passer, à mon sens, sur le plan législatif…. ni dans la pratique.

  7. l'internaute a écrit:

    c’est très bien dit

  8. Gigi a écrit:

    Bonjour,
    Je réside sur France depuis peu, tout en travaillant en Suisse. Je désire m’assurer médicalement sur France mais, hélas, je suis en ce moment en thérapie, thérapie qui coûte assez cher à mon assurance suisse. Est-il envisageable de m’assurer quand même auprès d’une assurance privée française, ou dois-je laisser tomber et garder mon assurance suisse actuelle (qui va me demander 170.- de plus par mois, passant à 450.-, de par mon statut de frontalier)? Je suis désespéré car je n’ai vraiment pas les moyens de payer un tel supplément…
    Et, si je garde mon assurance Suisse, pourrais-je augmenter ma franchise de 300.- (-> 2500.-) une fois ma thérapie terminée afin de faire baisser les coûts, où est-ce qu’elle va demeurer bloquée ?
    Merci d’avance pour votre réponse.

    • David Talerman a écrit:

      @Gigi : Bonjour,
      Malheureusement, si vous décidez de souscrire au régime d’assurance suisse LAMal pour frontaliers, vous n’aurez pas la possibilité de bénéficier du système de franchise… Et par ailleurs, les assurances complémentaires ne fonctionnent que pour les soins en Suisse (ce qui semble être le cas pour vous).
      Concernant les assurances maladie privées, il existe dans certains cas ce qu’on appelle des délais de carence (période pendant laquelle vous ne serez pas assurée). Et beaucoup de compagnies ne vous assureront pas selon votre pathologie. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’heureusement il existe des contrats d’assurance adaptés pour les personnes dans votre cas, et nous en avons parlé il y a quelques mois dans ce billet : santé frontalier : comment s’assurer quand on a des problèmes de santé ?.
      Nous avons également sur Travailler-en-Suisse.ch un service qui vous permet d’être mis en relation avec des professionnels de l’assurance pour bénéficier de conseils et devis gratuits : dans votre situation, je pense que c’est nécessaire, ça vous fera gagner du temps.
      Tenez-nous informé de la suite.

  9. Gigi a écrit:

    Bonjour,
    Merci pour votre réponse. Je vais donc de suite contacter vos spécialistes de l’assurance santé, en espérant qu’ils arriveront rapidement à me trouver une solution adéquate.
    Meilleurs messages.

  10. Montanin a écrit:

    « Un courtier, contrairement à un agent général, représente plusieurs marques différentes (Swisslife, MMA, Allianz, Alptis…). De fait, il vous fera gagner un temps fou en vous évitant d’aller vous même voir 5 ou 6 compagnies différentes, il vous apportera un conseil réellement objectif, et surtout vous ne payerez pas plus cher, leurs services sont gratuits. »

    Le service d’un courtier n’est jamais gratuit. ce dernier touchera une commission sur la cotisation que vous allez verser à l’assureur (entre 10% et 25%). C’est pourquoi il est parfois plus économique de s’adresser directement à une mutuelle ou un assureur.
    De plus, je peux vous dire que le courtier travail généralement avec une seule compagnie. Il a bien d’autres offres « en magasin » mais ne commercialise ou oriente ses clients vers l’offre qui lui apporte la commission la plus élevée du moment. Avant que certains s’insurge contre ces propos, je tiens à préciser qu’il sont avérés (je travail dans le milieu de l’assurance) et que certains courtiers procèdent de la sorte; heureusement il existe d’autres courtiers qui prennent leur devoir de conseil plus au sérieux et essayent vraiment d’orienter le client dans son (celui du client) intérêt.
    Foncer chez le premier courtier venu n’est donc pas un gage de réussite dans la souscription d’un produit d’assurance.

    • David Talerman a écrit:

      @Montanin : en matière d’assurance santé frontalier, dire que la commission des courtiers sera répercutée sur la note des clients est une information fausse, c’est une rumeur qui a été soigneusement orchestrée par les différents acteurs qui se livrent une lutte féroce sur ce marché.
      En tant que professionnel, je suis d’ailleurs étonné que vous en fassiez l’écho. Que vous passiez par un agent général d’assurance ou un courtier, votre assurance maladie aura exactement le même coût.
      D’ailleurs, au passage, les agents généraux touchent également des commissions.
      Concernant les courtiers, il y a effectivement différentes tailles et catégories de courtier. Que ce soit dans mon livre ou dans le blog, je conseille d’aller voir les courtiers de taille importante.
      De mon côté, je travaille notamment avec Vigny-Depierre assurances, qui est agent général et courtier, et capable de proposer au moins 3 devis d’assurance maladie frontalier d’au moins 3 compagnies. Et ils travaillent avec, au minimum, 7 compagnies différentes.
      Il existe il est vrai des dérives (que je dénonce d’ailleurs dans ce billet) de la part de courtiers qui se disent courtier en n’ayant qu’une seule compagnie à proposer… Un non sens.
      Il faut juste savoir où on met les pieds.
      Sur le fond, aller voir un agent général (qui propose les produits d’assurance d’une seule marque) peut vous être très bénéfique, il faudra simplement aller faire ensuite le tour de la concurrence. Ce que vous évite précisément le courtier.

  11. Montanin a écrit:

    Je suis d’accord avec toute la suite de votre billet sauf le démarrage :

    « en matière d’assurance santé frontalier, dire que la commission des courtiers sera répercutée sur la note des clients est une information fausse, c’est une rumeur qui a été soigneusement orchestrée par les différents acteurs qui se livrent une lutte féroce sur ce marché »

    Pour tout vous dire, je m’occupe des tarifications des produits santé et prévoyance, en particulier destinés au frontalier. Une fois qu’on a calculé le coût du risque, on ajoute une marge de sécurité, les taxes et les frais de gestion ainsi que les coût de distributions (la commission du courtier par exemple).
    Selon la politique de la compagnie d’assurance, il est vrai qu’on trouvera parfois exactement le même produit au même prix car l’assureur imposera au courtier une remise identique à celle qu’il distribue à ses agents. Par contre c’est moins vrai pour les mutuelles sans intermédiaires, les institutions de prévoyance ou les petites compagnies pour qui la diffusion via le courtage vient se greffer en plus de leur réseau de distribution historique qui reste à leur charge.
    Pour résumer je dirais qu’il est possible que la commission de courtage soit plus ou moins transparente pour le client final, mais en aucun cas le courtier ne travail gratuitement… sinon je serais curieux de connaître le modèle économique qui permettrait à un courtier de vivre de la vente de produit d’assurance sans rémunération.
    Sincères salutation

    • David Talerman a écrit:

      @Montanin : merci pour ces précisions. Vous dites, si je résume, que seules les « mutuelles sans intermédiaires, les institutions de prévoyance ou les petites compagnies » autorisent les courtiers à augmenter le prix de vente des assurances santé. Ca tombe bien car dans mon livre ou dans ce blog je conseille vivement aux clients de fuir ce type d’acteurs et de préférer les compagnies et courtiers d’assurance de grande taille.
      Concernant le modèle économique des courtiers, il est bien clair que personne ne travaille pour rien, mais en l’occurrence il y a 2 manières de faire : se rémunérer sur le dos des clients, ce que font parfois les « petits » acteurs, ou se faire payer par les compagnies d’assurance, et dans ce cas c’est totalement gratuit pour le client : c’est bien sûr avec ce type d’acteur que je travaille et vers qui il faut aller. En matière d’assurance santé frontalier ou crédit immobilier en devise, le client n’est pas impacté (du moins avec les acteurs que je préconise).
      D’ailleurs, ceux qui s’intéressent à ce sujet pourront jeter un oeil sur le billet Attention aux faux courtiers en assurance santé.

  12. Vincent et Jessica a écrit:

    Bonjour David,
    Je suis français et ma PACWoman (on est PACSé :o ) est américaine. Nous travaillons en Suisse (Basel) depuis 5ans.Nous achetons en France dans quelques semaines et sommes en recherche « active » d’assurance santé. Nous voulions savoir si il est possible de souscrire une assurance privée en France puis en cas de suspension de l’accord en Mai 2014, repasser en assurance privée Suisse pour frontalier (i.e nous avons trouvé un produit « Mondial » Frontalier Sympany par example). Nous n’avons pas trouvé d’informations sur ce cas précis et il semblerait que peu de frontalier recourt a une assurance privée suisse. Merci d’avance.

    • David Talerman a écrit:

      @Vincent et Jessica : bonjour à tous les 2. Le cas que vous décrivez est assez typique du manque d’information que donnent la plupart des compagnies d’assurance.
      Le droit d’option permet aux frontaliers qui résident en France de choisir entre 3 régimes (LAMal pour frontalier, CMU, et régime privé d’assurance maladie de droit français). Les travailleurs frontaliers en Suisse qui habitent en France sont plus de 90% à choisir le régime d’assurance maladie privé de droit français.
      Je ne connais pas le produit que vous mentionnez en exemple, mais j’ai regardé leur site. Comme les informations données ne sont pas très claires, je ne peux vous affirmer avec certitude ce qui va suivre, mais j’en suis presque certain :
      Le produit proposé n’est pas un produit d’assurance maladie obligatoire (LAMal, et donc de droit fédéral), mais une assurance de droit privé suisse, qu’on pourrait qualifier d’assurance internationale, ce qui ne correspond à aucune des 3 catégories. Du coup, je vais demander à une experte du domaine que je connais pour voir comment cela se passe d’un point de vue de l’obligation de s’assurer, et du retour à 2014.
      De mon point de vue, demandez un devis pour une assurance santé privée de droit français, vous aurez ainsi l’équivalent d’une protection du régime de sécurité sociale française + mutuelle. Je travaille pour ma part avec des professionnels de l’assurance maladie très sérieux et vous pouvez demander gratuitement du conseil et plusieurs devis.
      En revanche dans ce cas, en l’état actuel des choses, si rien ne change avant 2014, vous serez basculé sur le système CMU. Mais selon les informations à disposition, le droit devra obligatoirement changer. Par ailleurs, le Groupement transfrontalier européen fait régulièrement pression pour que le système privé soit reconduit (l’association est à l’origine du 1er report en 2014).
      Je reviens vers vous avec d’autres informations. Vous pouvez aussi vous renseigner sur notre site Travailler-en-Suisse.ch sur l’assurance santé frontalier en Suisse.

  13. Vincent et Jessica a écrit:

    Merci pour ta réponse rapide et tes conseils.

    Comme tu l’as compris, notre principale soucis est d’éviter de devoir payer 8% a la CMU si les négociations échouent en 2014. C’est pourquoi nous explorons l’option régime privé d’assurance maladie par Sympany.

    Comme nous l’avons lu, le droit d’option permet aux frontaliers 3 régimes (LAMal pour frontalier, CMU, et régime privé d’assurance maladie de droit français). Comme expliqué, nous en avons trouvé un autre : regime privé d’assurance maladie en suisse mais hors Lamal (Mondial » Frontalier Sympany).

    Au téléphone, la conseiller Sympany m’a assuré que l’on pourrait repasser en Lamal depuis leur produit privé. Ce que je trouve étrange (la résiliation est théoriquement définitive) mais peut être logique dans la mesure ou leur produit n’est pas de droit français donc nous ne serions pas soumis a la CMU dans le cas ou les négociations échoues.

    Merci d’avance pour tes conseils éclairés.

    Cordialement,
    – Vincent et Jessica

    • David Talerman a écrit:

      @ Vincent et Jessica : en fait, le conseiller Sympany a peut être raison, mais il n’a pas forcément intérêt à vous dire le contraire. En fait, le produit proposé ne faisant partie d’aucun des 3 régimes possibles (pour moi il s’apparente plus à une assurance internationale), cela signifie, d’après la loi, qu’il faut que les autorités cantonales acceptent ce type d’assurance comme étant valide.
      Or, bien que connaissant le sujet, je ne suis actuellement pas en mesure d’apporter une réponse à cette interrogation. Pour ma part, je pencherai plutôt vers le « non », mais il existe parfois des souplesse plus ou moins importante selon les cantons. J’attends la réponse de l’experte dont je vous ai parlé. En attendant, si vous n’êtes pas pressé par le temps, ne prenez aucun décision.

  14. sab a écrit:

    bonsoir

    Moi ce que j’aimerais savoir , je travaille en suisse je réside la semaine en suisse et je rentrer chez moi en france une fois par semaine ( permis G ) , j’ai une assurance maladie en suisse j’aimerai annulé mon assurance suisse pour avoir une assurance en france est ce que c’est possible
    j’ai une deuxieme question je peux payé met impots en suisse et en france

    merci d’avance

    • David Talerman a écrit:

      @sab : à partir du moment où vous avez fait votre choix, et dépassé les 3 premiers mois, il ne vous est malheureusement plus possible de revenir en arrière. Pour que cela soit possible, il faudrait que vous changiez de statut (que vous repassiez par exemple résidente en Suisse) et repreniez le statut de frontalier.
      Concernant les impôts, je ne comprends pas votre question, mais vous invite à jeter un oeil sur la page « Impôts en Suisse » de notre site Travailler-en-Suisse.ch.

  15. Vincent et Jessica a écrit:

    Merci pour ton suivi. Tiens nous au courant, on a encore un peu de temps devant nous. Nous demenageons la semaine prochaine.

  16. Philippe B. a écrit:

    Bonjour,

    Je suis français, j’habite Paris et suis marié depuis juillet de cette année avec une suisse.

    Pour encore quelques semaines elle est domiciliée chez ces parents (Baar – canton de Zug). Elle déménagera officiellement à Paris tout en gardant son travail à Zurich (elle est hôtesse chez Swiss).

    Habitant alors Paris, pourra-t-elle bénéficier du statut de frontalier ?

    Pour l’instant, en terme de santé, elle souhaite pouvoir continuer d’aller chez son dentiste en Suisse et d’être suivie par son médecin habituel (qui pratique la médecine douce) cela sera t il possible en habitant en France ?

    Par avance merci pour votre réponse.

  17. Maria a écrit:

    Bonjour,

    Je suis Suisse et je travaille et vit à Genève. Dans quelques mois je serai résidante en France. Actuellement assurée en Suisse, pourrais-je choisir entre les 3 régimes possibles et si oui, sera-t’il possible de résilier mon assurance Suisse dès que je devient résidente en France?

    Merci d’avance.

    • David Talerman a écrit:

      @Maria : Bonjour,

      Dès lors que vous changez de statut (résidente -> frontalière), vous changez obligatoirement de régime. Du coup, vous aurez effectivement le choix entre les 3 régimes d’assurance santé frontalier différents. La résiliation de votre assurance suisse LAMal se fera de manière quasi instantanée à présentation des justificatifs de départs (notamment l’avis de la commune).
      Retrouvez plus d’informations sur l’assurance santé frontalier sur le site Travailler-en-Suisse.ch

  18. fifi a écrit:

    Bonsoir

    actuellement je travail en suisse je réside a la semaine je rentre 1 fois par semaine en france , ( permis G )
    dont j’ai souscrt une assurance frontalier , etant donné que j’ai un permis G ,
    (avant d’avoir un permis G j’avais un permis B )
    j’ai recu un courrier de mon assurance en suisse en me disant que je dois avoir une assurance en suisse
    alors j’aimerai savoir si je dois avoir une assurance en france ou en suisse

  19. lahsen a écrit:

    bonsoir a tous
    je travaille dans le canton de Vaud et je réside enFfrance;actuellement je n’ai tjrs pas souscris d’assurance maladie(mutuelle) frontalier.je souhaiterais connaitre la meilleure option pour assurer ma famille et moi (3 enfants de mois de 12 ans…
    LamaL?
    CMU?
    Privé ?
    que dois je faire et pourquoi merci ?
    PS:cela fait 1 an et demi que je travailles et je n’ai jamais contacté ni été contacté ni rempli de questionnaire comme il est dit pour l’obligation et l’affiliation automatique au bout d’un certain temps…je n’avais pas de mutuelle en France non plus depuis longtemps car mes moyens ne me le permettaient pas .

  20. Jo a écrit:

    Bonsoir,

    Je suis Français, je travaille depuis début mars en suisse, je suis la semaine chez ma copine qui est donc suisse, et je retourne en France presque tous les week-end.
    Mon domicile est celui de ma mère, en France.
    J’étais assuré grâce à l’assurance maladie de mon père (la Camieg), qui est décédé il y a 3 ans, et cet assurance s’est arrêté à mes 21ans.
    Depuis j’ai essayé de faire maintenir mes droits à mon cette assurance, ainsi que essayé de m’inscrire à une autre, sans réussite. On me dit qu’à partir du moment que je travail en suisse, je n’ai plus le droit.
    Je n’ai pas de permis de travail puisque mon contrat dure moins de 90jours.
    Que dois-je faire?
    Assurance Suisse? Assurance Privée? ou quelle Assurance Française?
    Donnez-moi votre avis?
    Merci d’avance

  21. fifi a écrit:

    bonjour

    actuellement je travail en suisse je réside a la semaine je rentre 1 fois par semaine en france , ( permis G )
    dont j’ai souscrit une assurance frontalier , etant donné que j’ai un permis G ,
    (avant d’avoir un permis G j’avais un permis B )
    j’ai recu un courrier de mon assurance en suisse en me disant que je dois avoir une assurance en suisse
    alors j’aimerai savoir si je dois avoir une assurance en france ou en suisse

    oui j’ai déclaré aux autorité cantonale , le probleme c’est que j’ai envoyé mon courrier trop tard , je ne savais pas qu’on avait un delai de 3 mois , j’ai demandé d’avoir une exemption de l’assurance en suisse ils ont refusé , je suis obligé de payé une assurance en suisse , actuellement je paye 2 assurances en suisse et en france , y a t- il une autre solution j’aimerai paye mon assurance en france

    merci de votre réponse

  22. fifi a écrit:

    .bonjour

    actuellement je travail en suisse je réside a la semaine je rentre 1 fois par semaine en france , ( permis G )
    dont j’ai souscrit une assurance frontalier , etant donné que j’ai un permis G ,
    (avant d’avoir un permis G j’avais un permis B )
    j’ai recu un courrier de mon assurance en suisse en me disant que je dois avoir une assurance en suisse
    alors j’aimerai savoir si je dois avoir une assurance en france ou en suisse

    oui j’ai déclaré aux autorité cantonale , le probleme c’est que j’ai envoyé mon courrier trop tard , je ne savais pas qu’on avait un delai de 3 mois , j’ai demandé d’avoir une exemption de l’assurance en suisse ils ont refusé , je suis obligé de payé une assurance en suisse , actuellement je paye 2 assurances en suisse et en france , y a t- il une autre solution j’aimerai paye mon assurance en france

    pouvez vous me répondre SVP merci

  23. Christine a écrit:

    Bonjour,
    Mon mari va travailler à Bâle et nous vivrons à Mulhouse. De mon côté, je vais peut-être être indemnisée par Pôle Emploi au titre d’une démission dite légitime car effectuée pour suivre mon conjoint. Je n’aurai pas la réponse avant octobre, novembre voire décembre. Si je suis indemnisée, cela signifiera un rattachement à la sécurité sociale pour moi et nos 4 enfants. En attendant la réponse de la commission, nous allons devoir prendre une assurance privée frontalier car notre famille ne sera plus couverte à partir de fin septembre. Peut-on résilier une telle assurance au bout de 1 ou 2 mois pour moi-même et mes enfants (en la maintenant pour mon mari) si je réintègre le régime général de la sécurité sociale, ou bien est-on engagé pour une année d’office ?

    Un grand merci pour votre avis.

  24. malaguti a écrit:

    Bonjour,
    personneleemnt je viens de demenager de suisse vers la france (retour a la mere patrie), et je me suis clairemnt faite arnaquee par une assurance frontalier bien connue. lors du devis je leur ai demandé s’il y avait un delai de carence et, par mail j’ai recu en reponse que non. 3 jours avant notre demenagement j’ai recu un papier m’indiquant un delai de carence. Pensant a une erreur, j’ai contacter l’assurance en question, 2 heure au telephone pour avoir un repsonsable qui finalement me dit que c’est le conseiller qui s’est trompe et que c’est comme ca et puis c’est tout. sinon je pouvais aussi rompre omn contrat (vu le temps que ca prend pour faire un contrat d’assurance, j’avais surement la possibilité de m’inscrire ailleur et d’etre remboursee etc etc dans les trois jours qui suivent…) j’ai du accepter la situation mais croyez bien que des que possible, je change de compagnie, ce sont des malhonnetes, non professionnels qui refusent d’assumer leur erreurs… si vous le souhaitez je me ferai une joie de vous communiquer leur nomen privé.
    salutations

  25. olivier a écrit:

    Bonjour,
    Je suis frontalier depuis 2005, j’ai aujourd’hui 41 ans et avait souscrit une assurance santé auprès d’une compagnie depuis cette date (je ne la citerai pas car je ne sais pas si c’est permis) Ayant cette année changé de banque, j’ai été démarché par ma conseillère pour changer d’assurance santé au profit d’une bien connue proposée par un groupe de banque. Les conditions sont pratiquement identiques, seul le tarif et l’obtention d’une carte paiement pour avance des frais est plus avantageuses.
    Mon ancien assureur ayant reçu la résiliation, il m’a bien sur contacté pour tenter de me faire renoncer à ma nouvelle souscription. Aussi il a posé plusieurs arguments que j’exposerai brièvement:
    1/ avec mon nouveau contrat je perds les conditions viagères que j’avais acquises avec mon ancien assureur (3 ans de mise à l’épreuve?)
    2/ ayant résilié et restant couvert jusqu’au 1/02/2012 date de début d’effet du nouveau contrat, je prends un risque « énorme » en cas de pépin de santé.
    3/ Le questionnaire de santé rempli au mois de septembre n’est plus valide et s’il m’arrive des gros ennuis de santé avant le début de mon nouveau contrat, mon nouvel assureur pourrait refuser de me couvrir et m’exclure.
    4/ si je le veux, je peu renoncer à la prise d’effet de mon nouveau contrat (bien que le délais de rétractation soit largement dépassé)

    Alors je suis bien conscient que mon ancien assureur n’est pas content de me perdre et tente de me garder. Mais malgré tout, il n’a peut être pas tort sur toute la ligne. Aurais-je pris la mauvaise décision?Pensez vous pouvoir apporter des éléments de réponse aux 4 questions posées?

    J’espère que mon post n’est pas trop long ou incompréhensible et qu’il pourra servir à d’autre.
    Merci et sincères salutations

    • David Talerman a écrit:

      Bonjour,

      Compte tenu de l’aspect un peu technique de votre question, je me suis tourné vers notre partenaire Vigny-Depierre pour pouvoir vous formuler une réponse.
      Voici donc ce qu’il faut en penser :
      1/ Certains contrats ont des conditions viagères et d’autres malheureusement ne le sont qu’au bout de 2 ou 3 ans de délai.Il faut bien évidemment privilégier les contrats viager au premier jour. C’est la certitude d’être assuré aujourd’hui et demain. Il faut donc bien vous renseigner auprès de votre nouvelle compagnie d’assurance.
      2/ Oui et non. Si votre contrat actuel vous couvre jusqu’au début de votre futur contrat, il n’y a pas de risque. En cas d’interruption de couverture entre les 2 contrats, les dépenses de santé seraient à votre charge.
      3/ Lors d’une souscription, il faut mettre en place la nouvelle garantie et faire effectivement valider le questionnaire médical.La validité de ce questionnaire médical varie d’une compagnie à une autre (lors d’une reprise d’un contrat d’une compagnie concurrente, c’est souvent 3 mois). Il faut arriver à lier 3 paramètres suivants : date d’effet du contrat, validité du questionnaire médical et période de résiliation. Dans votre cas en effet si la validité du questionnaire médical est dépassée et qu’il vous arrive un problème médical, votre nouvelle compagnie pourrait vous refuser.
      4/ Pour ce point, nous devons nous renseigner plus précisément mais apparemment, passé le délai légal de 14 jours à la signature, sauf complément médical et/ou majoration, vous ne pourrez pas revenir sur votre nouveau contrat. J’attends une confirmation de la part de Vigny-Depierre sur ce point et je vous redis.
      En cas de besoin, vous pouvez demander un devis pour une assurance santé frontalier sur notre site Travailler-en-Suisse.ch.

  26. Pasquet Bruno a écrit:

    Bonjour, J’ai 26 ans. Je travaillais en France jusqu’ au mois d’octobre. Je travail actuellement pour des agences de placements en personnel sur Lausanne. J’ai effectué 2 missions pour 2 agences différentes. J’ai reçu ma carte AVS peut de temps après ma première mission. Je n’est encore pas démarché les assureurs ni la sécurité sociale.   J’ai signé un contrat de travail à durée indéterminée sur Genève. Je démarre mon poste le 04.01.12. Je serais en possession d’un permis L90 durant la période d’essaie. Je passerai avec un permis G par la suite.   Je suis novice dans ce domaine. Car jusqu’ là j’étais pris à 100% pour une ALD. JE SUIS DIABÉTIQUES SOUS POMPE À INSULINE.   J’ai vraiment besoin d’aide, car j’ai crû comprendre que j’avais 3 mois pour faire mon choix et je travail en suisse depuis octobre.   Selon vous quelle serait là meilleure solution d’assurance pour mon cas. Pourriez vous m’éclairer sur les différentes démarches à suivre suite au choix que vous me proposerez.   Merci de votre écoute.

    • David Talerman a écrit:

      Bonjour,

      Il existe des contrats d’assurance santé privé spécifiques pour votre situation (des contrats dits solidaires). Ils sont plus coûteux que les contrats traditionnels, mais il n’y a pas de questionnaire médical à remplir.
      Je vous invite à faire une demande de devis santé frontalier sur notre site Travailler-en-Suisse.ch, un professionnel vous conseillera. Les devis sont bien sûr gratuits.

  27. Pasquet Bruno a écrit:

    Je vous remercie de votre réponse. Je craint que mon cas soit trop complexe. Je me suis rendue chez ‘Allianz’ voir un conseiller ‘Vigny-2pierres’. Il ma bien parlé de ses contrats. Mon traitement par pompe à insuline étant très lourd et très coûteux (+/- 3000Eur par mois tout compris : location pompe,consommables pompe, insuline, bandelettes, diabétologue tout les mois…). J’ai trouvé tous mes renseignements là bas. Je resterai donc affilié à la CMU de base avec une complémentaire solide. Perso je paierait 480 EUR chaque trimestres à la CMU et 80 EUR par mois pour la complémentaire avec une couverture à 500% sur le dentaire. Tout ce que je cherchais… Merci encore pour ce blog très pratique.

  28. kas_triot a écrit:

    bonjour, je travail en suisse depuis un an et je ne c’es pas qu’elle assurance santé choisir je suis avec ma femme et mon enfant qui vient de naître. Pourriez vous m aider

  29. Christine GERTSCH a écrit:

    Bonjour
    Suissesse sur le point de m’établir en France, je m’apprête à conclure une assurance privée (couverture France + Suisse), par le biais d’un bon courtier mentionné sur votre blog. Cependant, il ne peut me renseigner sur deux points: 1) a quoi fait on référence quand on parle de « classe 2 Tarmed » (aucune mention sur les sites suisses consacrés au Tarmed, et travaillant moi même comme prestataire de soins rattachée au Tarmed, je n’ai jamais entendu parler de cette classe 2).
    2) avec une couverture à 150, 200% etc en hospitalisation en Suisse, est-on de fait assuré en semi privé ou en privé? Impossible de trouver le prix d’une journée d’hospitalisation en clinique en Suisse!
    Merci d’avance de toute information

    • David Talerman a écrit:

      Bonjour Christine,

      Je n’ai pas non plus de réponse à votre question. Le mieux serait que le courtier pose directement la question à la compagnie d’assurance qui commercialise le produit. Je suppose qu’il vous a proposé quelque chose dans ce sens, ou bien êtes-vous restée avec questions ?

Dites-moi ce que vous en pensez !

*