Comment connaître son salaire suisse en fonction de sa formation, son expérience, son métier, son secteur d’activité ? Une nouvelle étude de l’OFS (Office fédéral de la statistique) vient de sortir et nous permet d’en savoir plus.
Le salaire médian brut mensuel (qui est un bon indicateur d’une valeur moyenne pour les cas où les données sont peu homogènes et éloignées, ce qui est souvent le cas dans les problématiques liées aux études de salaires) en Suisse était en 2006 de 5 674 francs suisses (contre 5 400 en 2004).
Pour les étrangers, il existe des disparités importantes selon le type de permis et le type d’activité
Contrairement aux idées reçues, les étrangers qui occupent les métiers les plus qualifiés sont en moyenne mieux payés que les salariés suisses (salaire brut mensuel de près de 11 000 francs suisses contre près de 10 400).
Pour les titulaires de permis B (autorisation de séjour, permis de résident), ils gagnent en moyenne plus que les travailleurs suisses pour les postes de travail qualifiés (et moins pour les postes les moins qualifiés).
Dans le bas de l’échelle, les travailleurs étrangers ayant les métiers les moins qualifiés touchent en moyenne un peu plus de 4 200 francs suisses contre près de 4 600 francs suisses pour les salariés suisses.
Les travailleurs frontaliers pour leur part touchent, pour les postes les plus qualifiés, un salaire brut moyen mensuel d’environ 10 300 francs suisses, équivalent aux travailleurs suisses. Encore une fois, c’est la tendance inverse pour les salariés occupant les postes les moins qualifiés : dans ce cas, les travailleurs suisses ont un salaire supérieur de 300 francs par mois aux travailleurs frontaliers.
Quelques salaires bruts mensuels moyens par secteur d’activité
En Suisse, les salaires qui proposent les meilleurs salaires sont les suivants :
Secteur bancaire : 8 572 francs suisses
Industrie du tabac : 7 999 francs suisses
Recherche et Développement : 7 823 francs suisses
Et les plus mauvais :
Commerce de détail : 4 406 francs suisses
Hôtellerie-Restauration : 3 902 francs suisses
En conclusion, lorsqu’on parle de salaire, il vaut mieux occuper un poste de cadre supérieur dans le secteur bancaire que celui de simple employé dans le secteur de l’hôtellerie-restauration. Mais pas besoin d’étude pour arriver à cette conclusion me direz-vous. Certes, mais ce qui est frappant, c’est la différence de salaire : elle est de plus du double.
Consulter les premiers résultats de l’enquête suisse sur la structure des salaires 2006.
Retrouvez également plus d’informations sur la page « Salaire en Suisse » du site Travailler-en-Suisse.ch
Pas d’accord. Voyez l’étude de l’UBS. Ce qui est frappant, au contraire, pour un Français, c’est à quel point les salaires des métiers non qualifiés sont plus élevés qu’en France. Je n’ai pas fait le calcul, mais à première vue, l’écart est encore plus important (en faveur de la Suisse) pour les emplois non qualifiés que pour les postes les plus qualifiés.
Ce qui tendrait à montrer que l’éventail des rémunérations est plus resserré en Suisse qu’en France. Regardez le salaire d’une secrétaire ou d’un ouvrier non qualifié du textile dans l’étude UBS. C’est proprement hallucinant pour un Français.
Vous semblez trouver élevé un facteur 2 entre le salaire d’un serveur dans un restaurant et celui d’un cadre supérieur dans la banque. C’est au contraire un écart très faible. (Note : l’étude UBS ne distingue pas les salaires versés aux Suisses de ceux versés aux immigrés.)
@ Robert : cette étude date un peu (une nouvelle étude avec les données 2008 est sortie depuis), et je crois qu’elle n’inclut pas les bonus, ce qui, dans le monde bancaire, peut faire augmenter de manière significative le salaire.