Annuaire des entreprises pharma et chimiques en Suisse

blue tubesLe secteur de l’industrie chimique et pharmaceutique en Suisse représente près de 4% du PIB, est un gros exportateur et emploie environ 65 000 personnes.

La plupart des entreprises sont présentes en Suisse alémanique, avec une forte concentration autour des cantons de Bâle ville et Bâle campagne, mais elles sont également présentes en Suisse romande, notamment à Genève.

Pour les spécialistes du secteurs qui veulent travailler en Suisse, c’est une véritable opportunité.

Les entreprises suisses de ce secteur, et particulièrement les entreprises pharmaceutiques,  sont régulièrement classées dans les entreprises les plus innovantes, avec un tissu économique composé de grands groupes comme Roche,  Novartis, ou Merck Serono, des entreprises de taille plus modeste comme Actelion, mais aussi un nombre très important de sous-traitants.

Quelques ressources utiles pour ceux qui veulent travailler en Suisse dans le secteur de l’industrie chimique et pharmaceutique

- Annuaire des entreprises suisses de ce secteur sur le site de SGCI Chemie.

- Étude qui fait un état des lieux du secteur de l’industrie pharmaceutique

- Perspectives et état des lieux de l’industrie pharma en Suisse sur le site Travailler-en-Suisse.ch

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R&D : les entreprises suisses dans le top 10 des entreprises les plus innovantes au monde

etude-r&d-boozRoche et Novartis, les deux sociétés suisses de l’industrie pharmaceutique, sont dans le Top 10 des 1000 entreprises mondiales qui dépensent le plus en Recherche & Développement.

Les entreprises suisses totalisent 24,9 milliards de francs suisses en dépenses R&D, avec une augmentation de 8,7% par rapport à l’année précédente (en moyenne, l’augmentation est de 5,7%). Ce classement indique que même pendant les périodes économiques difficiles, les entreprises suisses continuent d’investir en R&D.

27 entreprises suisses apparaissent dans le classement, ce qui est particulièrement important compte tenu de la taille du pays, qui n’est en rien comparable à celle de pays comme les États-Unis (qui ont pour leur part 8 entreprises dans le top 20), l’Allemagne ou le Japon. Compte de sa stratégie d’activités de niches, la Suisse s’est clairement positionnée depuis plusieurs années comme un leader dans la Recherche (voir l’article sur Travailler-en-Suisse.ch, « La Suisse championne du monde de l’innovation« . D’ailleurs, le secteur recrute des profils spécialisés, ce qui est très intéressant ceux d’entre-vous qui veulent travailler en Suisse.

Parmi les 100 meilleures entreprises, on trouve les entreprises suisses suivantes :

- 3ème place : Roche Holding (industrie pharmaceutique)

- 9ème place : Novartis (industrie pharmaceutique)

- 67ème place : ST Microelectronics NV (équipements électroniques)

- 71ème place : Nestlé (industrie agroalimentaire)

Vous pouvez consulter le communiqué de presse en français, ou l’étude booz&Co, un peu plus complète (format pdf, en anglais).

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Une raison de plus de travailler en Suisse

J’ai eu hier une discussion avec un ami qui me disait qu’ il lui semblait difficile de rallier la population française sur l’idée qu’il fallait travailler plus car de toute façon, quand on rentrait à un poste « en bas de l’échelle » dans une entreprise française, il était très rare d’évoluer et de récupérer après quelques années ne serait-ce qu’un poste d’encadrement.
Et effectivement, en France c’est bien votre diplôme qui vous « donne le droit » ou non de jouer dans la cours de grands : ce corporatisme, probablement une des plus grandes causes de la sclérose économique du pays (avec le syndicalisme à la française), est une caractéristique inédite de l’hexagone, et n’est malheureusement pas de nature à motiver les troupes.

En Suisse, tout le monde a sa chance, et pas seulement les diplômés

En Suisse, on n’envisage les choses de la même façon. Il existe certes d’autres sortes de corporatisme, mais au moins on laisse sa chance à tout le monde. Un exemple ? Marcel Ospel, l’ex PDG de l’UBS, est issu de la filière apprentissage.
Regardez parmi les dirigeants des entreprises du CAC 40 qui n’a pas fait une grande école d’ingénieur, de commerce ou l’ENA : je vais vous faire gagner du temps, il n’y en a pas.
En Suisse, tout le monde ne pourra pas accéder à tous les postes, mais on n’aura pas d’a priori sur vos compétences à la seule vue de vos diplômes. Cependant, ces derniers sont tout de même importants, car ils permettent dans bon nombre de grandes entreprises de fixer votre fourchette de salaire…

Moralité : venez tenter votre chance pour travailler en Suisse.

Les métiers du Web en Suisse : des opportunités à saisir

logo_profession_web_largeSuite de l’interview de Sandrine Szabo, fondatrice de Profession-Web, qui nous parle aujourd’hui des métiers du Web en Suisse, et nous délivre quelques conseils utiles pour décrocher un emploi :

David Talerman : sur votre site, vous proposez des offres d’emplois pour les spécialistes du Web. Y a-t-il une véritable pénurie dans le secteur ? Et des opportunités d’emploi pour les étrangers ?


Sandrine Szabo
: oui clairement, nous avons besoin de compétences. Les métiers du web sont très nouveaux et très spécifiques. Il n’y a pas de formation encore qui prenne en compte toutes les particularités de ces métiers. Donc tous les professionnels qui ont, soit une première expérience chez un leader du web, soit une expertise pointue ont toutes les chances de trouver car ils apportent alors des compétences précieuses et manquantes.
Nous avons besoin de webdesigner par exemple; pas des graphistes print mais de vrais experts du design pour le web, familiers des CSS, d’action script et autres par exemple.
Nous manquons cruellement de développeurs (certains se mettent à accepter des biologistes ou physiciens et à les former, faute de vrais développeurs disponibles sur le marché), notamment action script, php, ajax, ainsi que pour les frameworks type ruby on rails. Les formations type DUT d’ailleurs sont très appréciées car elles forment des développeurs très opérationnels.

Nous aurons aussi besoin, assez rapidement, de personnes qui proviennent du marketing et de la communication doté d’une vrai culture web. Les entreprises ont besoin de personnes qui savent ce qu’est un blog, qui sont capables de rédiger, d’animer un site, un forum de discussion mais aussi aider à construire une stratégie online faite de réseaux sociaux, d’influenceurs et de communautés.

Les spécialistes réseaux mais surtout sécurité sont aussi très recherchés, mais là à des niveaux experts.

Nous avons beaucoup de chefs de projets, de directeurs artistiques mais tout ce qui est opérationnel ou expert manque et surtout tout ce qui touche les nouveaux métiers du web manque. Si vous avez actuellement un de ces métiers, alors intéressez-vous à la Suisse ;-)
Et puis de nouveaux métiers apparaissent aussi, à l’image de la RSR qui devrait prochainement se mettre à la recherche de « podcasteurs » (qu’ils ont nommé pour la circonstance web producer) qui auront pour mission de filmer/enregistrer mais aussi monter, compresser et propulser sur internet toutes sortes de contenus de manière complètement autonome.

David Talerman : comment s’y prendre pour trouver un job dans ce domaine ?


Sandrine Szabo
: Je donnerais trois conseils principaux :

– Essayez de participer à tout ce qui touche votre domaine de compétence et faites de la veille sur ce qui se passe. Renseignez-vous car il y a beaucoup d’événements dans le domaine du web. Le groupe Swissw2 organise notamment des rencontres mensuelles sur le sujet, il y a les firsts de rezonance qui portent parfois sur le sujet et puis de grands événements comme LIFT ou le GRAND si vous êtes dans le monde du graphisme.

– Documentez-vous sur le tissu économique local et surveillez l’actualité Suisse

– Si vous avez des connaissances particulières, venez les partager sur profession-web.ch pour vous faire connaître. Etre visible sur un sujet d’actualité est un bon moyen de se mettre en avant : http://www.profession-web.ch/buzz/

Le recrutement en Suisse dépend, le plus souvent, de connaissances et de visibilité. Donc soignez votre visibilité sur internet et venez le plus possible à la rencontre des Suisses, online ou offline.

Nous le savions, l’emploi en Suisse est dynamique, et les offres intéressantes pour certains secteurs. Cela semble êtreaussi le cas des professions du Web. Est-ce que ceci vous donne envie d’aller travailler en Suisse ?

Emploi en Suisse : hausse des actifs et prévisions optimistes

Le baromètre de l’emploi en Suisse, publié quatre fois par an par l’Office fédéral de la Statistique, est sorti aujourd’hui.

Par rapport au trimestre précédent, 2,5% d’actifs supplémentaires ont été enregistrés au quatrième trimestre 2007.

Ces chiffres font la part belle aux travailleurs étrangers : leur augmentation a été de 4,4% (dont 6,3% pour les travailleurs frontaliers).

Les prévisions d’emploi sont tout aussi positives selon les indicateurs de cette même étude.

Alors, qu’attendez-vous, c’est le moment d’aller travailler en Suisse !

Consulter le communiqué de presse de l’OFS

L’avenir des TELECOM en Suisse : analyse d’un expert

Le marché des Telecom en Suisse est à un tournant de son histoire. Fin du dernier kilomètre, dégroupage en vue, et concurrence accrue des distributeurs mobiles à bas prix : tout est réuni pour une petite révolution des Telecom.

Didier Divorne, qui gère avec sa femme le site allo.ch, nous livre ses tendances et ses impressions sur l’avenir de ce marché.

David Talerman : « Avec la libération du dernier kilomètre par Swisscom, on sent bien que le monde des Telecom en Suisse est à un tournant de son histoire. A quand, selon-vous, le dégroupage total ? »

Didider Divorne : La possibilité du dégroupage est maintenant donnée par la loi. Sa mise en application est d’ailleurs faite. Par contre, la question des coûts qui seront facturés par l’ancien monopoliste (Note de l’auteur : Swisscom, Orange Suisse ayant porté plainte) à ses concurrents fait l’objet de recours. Il semble très clair que Swisscom va, certain de son bon droit, s’opposer à tout ce qui peut lui être préjudiciable et ce jusqu’à la plus haute instance.

« Lorsque cela arrivera, va-t-on, comme ça a été le cas en France à l’époque, assister à une « révolution » de l’offre ? » (Note : sachant que le prix des Telecom est en Suisse l’un des plus élevé d’Europe)

Nous allons arriver, comme dans bien d’autres pays, à la vente de « packages » qui contiendront de la téléphonie fixe et mobile ainsi que de l’Internet. La TV suivra dans un second temps. Pour ce qui est du prix qui sera à payer par le consommateur, il sera certainement revu à la baisse, sans pour autant atteindre les niveaux constatés en France.

« Les nouvelles offres discount (Aldi, Yallo…) sont-elles de nature à déstabiliser le marché de la téléphonie mobile ? »

Ces nouvelles offres apportent un bol d’air indispensables. Je pense d’ailleurs que c’est l’offre M-Budget qui a déclenché les hostilités et qui est encore actuellement l’offre prépaid la plus intéressante du marché.

« Quelles sont, selon-vous les futures tendances, en terme d’offres et de produits, du marché des Telecom en Suisse ? »

C’est véritablement les offres « bundles » ou couplées qui seront de plus en plus mises en avant par les opérateurs, tentant ainsi de fidéliser un maximum leurs clients. Avoir des rabais aura un prix : celui de l’attachement à un et un seul opérateur :-(

« Quels conseils pratiques donneriez-vous aux ressortissants étrangers qui viennent travailler en Suisse (téléphonie mobile, Internet, téléphonie fixe) ? »

Pour ce qui est de la téléphonie mobile : il faut absolument examiner les offres prépaid avant de se lancer dans un abonnement. L’abonnement a certes l’avantage de mettre à disposition des mobiles à prix réduits, mais ce n’est finalement qu’une forme de petit crédit déguisé.
Pour l’Internet : la qualité des offres est pratiquement pareille tant pour le DSL que les accès par le câble. Dès lors, c’est la disponibilité des offres et les débits souhaités qui vont faire la différence. Les petits consommateurs qui veulent cependant surfer à volonté se tourneront vers le câble qui propose des offres de base relativement bon marché.

Didier Divorne est actuellement responsable informatique et chargé de communication pour un grand bureau d’ingénieurs pour les CFF de Lausanne.