Mais que se passe-t-il avec le système politique en Suisse ? Traditionnellement consensuel, il est bien malmené depuis l’entrée au Conseil Fédéral de Chritoph Blocher en janvier 2004. Et ça risque d’être encore pire avec les nouvelles élections…
Depuis cette date, la Presse internationale parle beaucoup plus de la politique en Suisse, de l’UDC et de son chef, et c’est bien un signe que quelque chose ne va pas. En fait, il y a comme une dissonance : entre ce que disent les organes officiels (la Suisse reste un pays ouvert aux étrangers, ce qui est effectivement le cas…) et les actes et paroles de l’UDC et de leurs dirigeants (affiches et propos xénophobes, voir mon billet du 24 septembre 2007…) il y a un fossé. Et la violente émeute anti UDC à Berne il y a quelques jours (qui est un phénomène très rare en Suisse) ne rassure pas.
En fait, la politique, en Suisse, c’est un équilibre très subtil : le consensus des 7 membres du Conseil fédéral (le gouvernement) qu’on appelle ici « la formule magique », a été chamboulé lorsque Christoph Blocher est arrivé : même si les discussions à huis clos sont animées entre les 7 membres, tous sont supposés n’être qu’une seule voix une fois que la décision a été prise. Le chef de l’UDC n’ayant pas toujours respecté ce « protocole », il a été rappelé à l’ordre… Mais surtout il a fait et fait parler de lui, ce qui a surpris le peuple, tant celui-ci n’était pas habitué à telle attitude.
Enfin, en devenant une « vedette » politique, il ne rassure pas car dans le pays du consensus, la culture tend plus vers l’équipe que vers les individualités.
Selon les derniers sondages, l’UDC arriverait en tête, mais l’équilibre ne serait pas modifié. Réponse le 21 octobre prochain.
Un lien vers un article intéressant sur l’UDC de Rue89 : En Suisse, l’UDC affiche son racisme sans complexe