Les Français utilisent plus les réseaux sociaux que les Suisses

L’analyse de la dernière étude Comscore sur les habitudes d’utilisation des réseaux sociaux par les internautes révèle des informations très intéressantes. J’en ai retenu quelques-unes que je souhaiterais vous présenter, et si vous souhaitez en savoir plus je vous invite à télécharger l’étude.

En comparaison européenne, Suisses et Français utilisent peu les réseaux sociaux

Selon l’étude plus de 80,6% des Français utilisent au moins un réseau social, contre 75,2% des Suisses seulement. Aussi, sur 18 pays analysés, la Suisse est dernière, et la France dans les derniers. Le premier pays, la Turquie, est à plus de 92% (dont 90% d’utilisation pour le seul Facebook).

Quand on regarde les utilisations de Facebook, on remarque que les Suisses ne sont que 67,3% à l’utiliser, contre 73,5% pour les Français.

Les Français passent plus de temps sur le web que les Suisses

Dans toutes les classes d’âges, les Français surclassent les Suisses dans le temps d’utilisation du Web. Dans la classe d’âge des jeunes utilisateurs (15 à 25 ans), les différences sont réduites : les Français passent plus de 25 heures par mois sur le Web, contre un peu moins de 22 heures pour les Suisses. Dans les classes d’âges plus élevées, les différences sont beaucoup plus importantes :

25-34 ans : 26h30 pour les Français, contre 17 heures pour les Suisses

35-44 ans : un peu plus de 26h30 pour les Français, contre 18h30 pour les Suisses

45-54 ans : presque 26 heures pour les Français, contre presque 18h30 pour les Suisses

55 ans et plus : 24h30 pour les Français, contre un peu plus de 14h pour les Suisses

Il semblerait donc que les séniors français se soient bien plus appropriés le Net que les séniors suisses (à la fois temps passé et en nombre, puisque plus de 22% d’entre-eux utilisent le Web, contre moins de 20% pour les Suisses).

Au final, j’ai du mal à expliquer de telles différences, et l’étude ne donne pas de pistes, alors prenons ceci comme un fait.

Copyright Comscore - Données Suisse

Copyright Comscore - Données France

Dans les 2 pays, Facebook est le 3ème site le plus visité par mois

En Suisse comme en France, Facebook est le 3ème site le plus visité. Il n’y a pas d’autres réseau social dans le classement des 20 sites les plus visités pour les 2 pays.

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Xpertize, un concept innovant et très Web 2.0 pour trouver un emploi

Quand un poste se libère ou se créé dans une entreprise, la recherche d’un remplaçant se passe en général en 2 temps.
Phase 1/ les DRH ou les responsables « business » vont chercher simplement à l’intérieur même de l’entreprise les personnes qui pourraient convenir, selon le principe de la cooptation. En général, on demandera également aux employés de chercher parmi leurs connaissances des professionnels qui pourraient être intéressés.

Phase 2/ si ces moyens d’investigation ne fonctionnent pas, c’est seulement après (ou en parallèle, selon l’urgence) que les entreprises rédigeront une description de poste, qui donnera lieu à une annonce et à une diffusion dans des journaux, sur des jobboards, sur le site de l’entreprise…
Vous l’aurez compris, les candidats potentiels seront moins nombreux dans la phase 1 que dans la phase 2. En tant que candidat, vous aurez donc tout intérêt à vous positionner en phase 1.

Le problème pour les entreprises, c’est que la plupart des bons candidats ne sont pas forcément actifs, en recherche d’emploi ou à l’écoute du marché.
C’est l’un de ces raisonnements qui est à la base du concept Xpertize, un service intéressant développé en Suisse par le cabinet de recrutement suisse Move UP.
Intéressé par cette nouvelle manière de recruter, j’ai interviewé les responsables du site.

David Talerman : Décrivez-nous les principales fonctionnalités et outils qu’Xpertize met à disposition des internautes… et des entreprises.
Move Up : Le principe de la plateforme Xpertize est simple : sous le principe de la cooptation, des personnes peuvent recommander un candidat pour l’un des postes qui est proposé dans le site. A chaque poste est associée une prime, comprise entre 300 et 2000 CHF. Si le candidat est recruté, alors la personne qui l’a recommandé touchera la prime proposée.
Xpertize propose des outils et services qui utilisent le principe du web 2.0, avec notamment la possibilité de diffuser facilement les offres sur les réseaux sociaux comme LinkedIn, Xing, ou encore Facebook.
En fait, ce qui fait la force de notre outil c’est son utilisation intensive des nouvelles techniques du web au service des RH. Nous allons directement au contact des communautés intéressées.

DT : Ce service s’adresse-t-il à des métiers spécifiques (profils techniques…) ou à des profils type cadre ?
MU : Nous visons les experts dans leur domaine en passant du junior aux cadres, que ce soit les personnes qui ne cherchent pas toujours et qui ne sont pas forcément à l’écoute du marché et/ou en recherche active. De fait, les réseaux sociaux sont un bon relais pour cela.

DT : Comment est calculée la prime que vous versez ?
MU : La prime est calculée en fonction de la difficulté de recrutement d’un candidat : plus l’entreprise a des difficultés à trouver le profil, plus la prime est élevée.D’ailleurs cette prime est entièrement à la charge de l’équipe Xpertize.
DT : J’ai vu que vous laissiez la possibilité aux personnes de reverser leur prime à des associations caritatives. Pourquoi ce choix?

MU : Il y a tout d’abord une raison liée aux choix personnels des dirigeants de l’entreprise Move UP, très proche de certains milieux associatifs. L’autre raison, c’est que certaines personnes ne vivront pas forcément très bien le faire de percevoir de l’argent pour un acte qu’elles jugeront somme toute assez naturel. Du coup, le fait de pouvoir verser son gain à une association permet de décomplexer l’acte de la recommandation payée.

DT :  Combien d’offres proposez-vous actuellement ?
MU : Le site est sorti il y a peu. Nous proposons actuellement un peu moins de 200 postes.

DT : Quel est l’intérêt de l’entreprise cliente de passer par Xpertize plutôt que de passer par un recrutement plus classique ?
MU : De par le concept, nous pensons qu’Xpertize attirera des candidats différents de ceux apportés par les canaux plus « traditionnels » comme les jobboards ou la presse. Par ailleurs, la publication des annonces sur la plateforme est gratuite, les entreprises ne payent que lorsque le candidat est recruté.
Et puis Xpertize, qui est promu par Move UP, bénéficie d’une équipe de consultants qui vont sélectionner les dossiers, comme le ferait un cabinet de recrutement plus classique.

Accédez au site Xpertize

Et vous, que pensez-vous de ce nouveau moyen de trouver un emploi ? L’avez-vous testé ?

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Combien de contacts pro sur votre page Facebook ?

Lors de ma conférence sur l’utilisation du Web dans la recherche d’emploi donnée la semaine passée, j’ai bien évidemment parlé des réseaux sociaux, et bien évidemment parlé de Facebook.

Pour ceux qui me suivent, vous connaissez mon point de vue : Facebook n’est pas un outil taillé pour la recherche d’emploi, et je vous recommande de construire une cloison (une muraille !) entre vos données personnelles et professionnelles. En d’autres termes, n’utilisez pas Facebook comme un réseau social professionnel (comme LinkedIn ou Xing), ou alors si vous l’utilisez ainsi, faites en sorte d’en respecter scrupuleusement les mêmes règles : pas de messages personnels notamment, et surtout, désactivez le mur (ce qui vous prive d’un des intérêts majeurs de Facebook !). Le pire, c’est probablement d’accepter en ami des personnes qui n’en sont pas vraiment ou que vous ne connaissez pas bien : cela laisserait une porte béante sur votre vie privée.

En Suisse, 60% des personnes séparent vie privée et professionnelle sur Facebook… Mais que font les 40% restants ?

Une étude récente menée par le portail Monster en Suisse, Allemagne et Autriche montre que 30% des Suisses déclarent être en contact direct avec leurs collègues sur Facebook, et que 7% d’entre-eux attribuent à ces contacts professionnels des droits différents dans leur profil visant à restreindre l’accès à certaines informations.

De mon point de vue, il faut souhaiter que ces 30% de personnes savent exactement ce qu’elles font : se faire tagger sur Facebook, ou bien recevoir un commentaire personnel sur son mur, écrit par une autre personne, sont des actes d’une simplicité déconcertante, et les personnes courent le risque de s’exposer, ce qui n’est pas souhaitable : moins vous en dites ou en laissez sur votre vie privée, mieux vous vous en porterez, notamment en cas de recrutement. Et encore  plus particulièrement si vous avez un poste d’encadrement ou à responsabilité.

En Allemagne, les résultats sont sensiblement équivalents à ceux de la Suisse. En revanche, en Autriche, c’est visiblement pire : seuls 45% des autrichiens séparent leur vie privée de leur vie professionnelle sur Facebook.

Les conséquences ? Frein au recrutement, mauvaise e-réputation, ou licenciement

Ne pas suivre ces règles sur les réseaux sociaux, c’est offrir en pâture des informations personnelles au monde ou à des contacts professionnels.

Même s’il semblerait que les recruteurs suisses ne consultent que très peu les réseaux sociaux pour rechercher des informations personnelles (17,5% d’entre-eux consultent Google, et 1,6% seulement Facebook), il me semble qu’il ne faut pas prendre de risque inutile : certains métiers sont très regardants sur la réputation de leurs employés. Les personnes qui occupent des métiers à responsabilité ou des postes d’encadrement sont aussi visées, car il est ensuite question de crédibilité. Un des risques, c’est donc de se voir refuser un poste.

Autre problème : votre e-réputation. Plus vous en direz sur vous sur le plan privé, plus vous risquez de donner des armes aux personnes qui voudraient vous nuire : il serait ainsi très facile, pour un collègue mal intentionné, de construire un buzz autour d’un élément de votre situation personnelle. Si ceci est condamnable et condamné par la loi, une fois que le mal est fait, il est difficile de stopper l’information qui circule sur le Web.

Enfin, on a observé certains cas ces derniers mois de personnes qui se sont fait licencier à cause des réseaux sociaux comme Facebook. Il n’y en a pas 10 par mois, mais quand même, se faire licencier parce qu’on n’est pas assez prudent et qu’on diffuse des informations perso, c’est dommage.

Et vous, avez-vous des conseils d’utilisation pour les réseaux sociaux ? Avez-vous quelques anecdotes ?

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Recherche d’emploi en Suisse : 5 pièges à éviter absolument sur LinkedIn, Xing…

Qui, aujourd’hui, n’utilise pas LinkedIn ou Xing pour rechercher un emploi en Suisse (ou ailleurs) ? Que ce soit de la recherche d’information ou des prises de contact direct, les réseaux sociaux professionnels nous simplifient pas mal la vie (comment faisions-nous avant ?).

Mais certains en font une utilisation tellement mauvaise que cela devient contre-productif. Pour éviter de faire trop d’erreurs, que je vois encore trop souvent, voici quelques pièges à éviter.

Piège à éviter n°1- Clamer sur les réseaux sociaux numériques qu’on recherche un emploi

En préparant une interview sur l’emploi en Suisse avec Annika Mansson de la société Happy at Work à Genève (et que je vous présenterai dans un billet à venir),  celle-ci m’a interpellé sur une question qu’on lui pose souvent : « Faut-il annoncer ou pas sur ses pages LinkdIn ou Xing qu’on recherche un emploi ?« .

Il y a 2 options pour traiter le sujet :

a/ Vous êtes en poste et cherchez ailleurs

Il ne faut bien sûr pas préciser que vous êtes en recherche d’emploi. J’en vois qui sourient tellement cela paraît évident, mais je vous assure que j’ai déjà vu le cas, avec des justifications du type « De toute façon, dans mon service, personne n’utilise les réseaux sociaux professionnels… »

b/ Vous êtes effectivement au chômage

Ne précisez pas, en gros titre de votre page, que vous êtes en recherche d’emploi comme je le vois encore trop souvent. Cela donnerait une image beaucoup trop attentiste qui signifie en gros : « J’attends vos propositions les gars ! » ou pire « Comme je suis au chômage, vous pouvez m’imposer vos conditions, je ne négocierai pas beaucoup !« . Soyez certain que si votre profil intéresse un recruteur, il ne se privera pas de vous contacter, que vous soyez en poste ou pas. Mais ce qui est certain, c’est qu’un tel message ne va pas le passionner.

Quoi qu’il en soit, un professionnel RH saura lire votre parcours et comprendra immédiatement votre situation actuelle. Inutile donc d’insister.

Pour sortir du lot, il me semble préférable de montrer ses compétences en utilisant par exemple les forum (ou hub) de ces réseaux.

Piège à éviter n°2 – Envoyer à des contacts des messages du type « je recherche un job dans ce secteur et suis disponible immédiatement »

Voici l’exemple d’un message d’un cadre que j’ai reçu dernièrement :

« Monsieur,

Je suis un spécialiste du secteur des XXXX et ai XXX années d’expérience. Merci de me prévenir des différentes offres d’emploi et opportunités que vous pourriez avoir. »

Autant vous dire que j’ai eu du mal à ne pas prendre ma plume pour expliquer à cette personne que la Suisse n’attendait pas son arrivée tel le messie, et qu’il serait intéressant qu’elle se prennent un peu en main.

Je reçois environ 5 messages de ce type par jour. Et je ne parle même pas des messages où, après lecture, je suis incapable de dire ce que la personne recherche.

Piège à éviter n°3 – Manquer de courtoisie

Chaque semaine, je reçois un message du type :

« Merci de me transmettre les informations pour déposer une demande de permis de Travail. M. Dupont »

Ni plus, ni moins, ni bonjour, ni au revoir.

Bien que virtuels, les réseaux sociaux professionnels nécessitent un minimum de courtoisie. Et comme en général vous êtes en position de demandeur, je ne comprends même pas qu’on puisse encore faire des demandes de ce type.

Et je ne compte pas les personnes qui ne disent pas simplement « Merci » après avoir bénéficié d’une information.

Le top du top, pour moi, c’est quand un candidat que j’ai aidé me donne de ses nouvelles. Pas besoin de raconter sa vie, mais simplement de dire : regardez, j’ai exploité ce que vous m’avez proposé, voilà ce que cela a donné. Que ce soit positif ou pas d’ailleurs.

Piège à éviter n°4 – Ne pas remplir son profil

Renseigner son parcours professionnel, ses attentes et sa formation sur les réseaux sociaux professionnels me semble un minimum si vous êtes en recherche d’emploi.

Et les mots utilisés devront être choisis avec précaution (et particulièrement si vous êtes un expert dans votre domaine), car les réseaux sociaux indexent en général votre profil non seulement dans leur propre moteur mais également dans les moteurs de recherche comme Google (sauf si vous choisissez explicitement de ne pas le faire).

Dans tous les cas, choisir les mots adéquats fait du sens car cela vous laisse une chance supplémentaire de vous faire repérer par un professionnel RH. Dois-en effet encore le dire : tous ces sites – ou presque – proposent des versions particulières aux professionnels RH qui leur permettent de chercher les candidats qui les intéressent, et même s’ils n’ont pas souscrits ce type de service, les professionnels RH utilisent les réseaux sociaux professionnels pour chercher des candidats (en Suisse, ils sont un peu plus de 20% à chercher des informations sur les candidats dans les réseaux sociaux professionnels).

Piège à éviter n°5 – prendre contact avec des professionnels RH

Je vous déconseille de contacter en direct un professionnel RH sur les réseaux sociaux (sauf si vous répondez à une annonce et que c’est le souhait de la personne).

Contactez de préférence des professionnels « business » qui sauront vous renseigner sur le métier, l’entreprise ou le secteur, vous récupérerez en général bien plus d’informations… Vous aurez bien le temps de rencontrer un professionnel au moment de l’entretien.

Enfin, retrouvez dans le guide que j’ai co-écrit « Décrocher un emploi en Suisse » de nombreux conseils et une stratégie à adopter sur les media numériques pour une recherche d’emploi en Suisse.

Et vous, quelles sont vos retours d’expérience par rapport à l’utilisation des réseaux sociaux pour la recherche d’emploi ? Avez-vous des anecdotes à raconter ?

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Utiliser les réseaux sociaux professionnels pour rechercher un emploi en Suisse… vérités et contre-vérités

linked-xing-viadeo-2Vendredi dernier dans le supplément « Emploi » du Temps,un spécialiste du recrutement en Suisse a pris sa plume pour parler d’un sujet qui m’est cher : l’utilisation des réseaux sociaux professionnels tels que LinkdedIn, Xing ou Viadeo pour la recherche d’un emploi en Suisse.

J’ai été très surpris du contenu de cet article, et j’ai le sentiment qu’en voulant rendre accessible la problématique (ce qui est très louable), l’auteur nous a laissé sur notre faim. Je vous propose d’analyser point par point quelques-uns des arguments avancés  :

La maîtrise de vos informations

- l’auteur nous informe que sur ces réseaux il est parfois « difficile de garder le contrôle de l’information que l’on met à disposition » : à mon sens, le véritable problème vient surtout des autres réseaux sociaux, comme Facebook ou des blogs personnels des candidats, où des informations personnelles (photos, opinions politiques…)  sont souvent disponibles. Dans ce cas, l’un des conseils qu’on peut donner, c’est de cloisonner complètement vie privée et vie professionnelle, en ne vous enregistrant jamais sous votre nom dans Facebook, et ne communiquant que sous un pseudo, en prenant garde que votre adresse email de contact soit elle aussi anonyme. Un excellent exemple de ce qu’il faut faire ? Le site hashtable : l’auteur prend des positions politiques très fortes, critiquant parfois le pouvoir, et pourtant il travaille dans une énorme institution d’Etat… Et pourtant impossible de savoir qui se cache derrière.

Est-ce suspect d’avoir son profil sur ces réseaux sociaux ?

Le fait d’être présent sur un de ces réseaux sociaux professionnels vous rend suspect à l’égard de votre employeur (et déloyal) : bon, je n’ai probablement pas bien compris le sens de cet argument, mais fort heureusement, si tous ceux qui sont présents sur un réseau social professionnel sont suspectés de vouloir démissionner, alors il y a beaucoup de suspects ! Je suppose que l’auteur de l’article voulait nous mettre en garde de ne pas mentionner explicitement sur LinkedIn ou Xing qu’on était en recherche de poste (pour ceux qui ont déjà un job)… C’est probablement évident pour la plupart d’entre-vous, mais ça ne fait pas de mal de le redire, d’autant que votre DRH connait probablement aussi ces réseaux sociaux.

Soyez méthodique

– « Être sélectif dans la manière choisie de mettre son CV en ligne » : si vous n’êtes pas en poste et que vous recherchez un emploi, ce conseil est effectivement utile : non seulement il faut savoir sur quel type de site vous avez déposé votre CV (en évitant les sites non strictement dédiés à l’emploi), mais aussi où, pour pouvoir le retirer une fois votre recherche terminée. Car rien de plus discréditant qu’un vieux CV oublié lors de votre recherche d’emploi 5 ans auparavant et que vous ressort le recruteur en comparant avec celui que vous lui avez envoyé…

Pour se faire repérer quand on est en poste, il ne faut pas faire connaître explicitement ses disponibilité sur ces réseaux !

– là où je ne suis plus du tout d’accord avec l’auteur et là où il ne peut y avoir d’interprétation, c’est lorsqu’il indique que pour que le CV d’un candidat soit repéré, il faut faire connaître sa disponibilité. Concernant les réseaux sociaux professionnels, c’est complètement absurde ! Et c’est justement là tout l’intérêt de ce type d’outil.  Si on veut se faire repérer dans un réseau social, qu’on recherche un emploi tout en étant en poste, il ne faut bien sûr pas l’annoncer sur sa page, mais adopter d’autres stratégies.

Quelques stratégies à adopter pour la recherche d’emploi avec les réseaux sociaux professionnels

- Utiliser les forums des réseaux sociaux (parfois appelés « hubs ») pour se rendre visible

Sur Viadeo (qui n’est pas le réseau social le plus utilisé en Suisse mais qui commence à frétiller), la participation à certains « hub » (sortes de forum où chacun peut poser des questions, répondre etc…) peut vous procurer une très grande visibilité dans la communauté qui y est abonnée. L’idée est ici, par exemple, de répondre à des questions en relation avec votre savoir-faire, posées par d’autres membres de ce forum, et de mettre en avant ses compétences.

- Utiliser dans son profil des mots clés en relation avec votre métier

Ils favoriseront l’apparition de votre profil dans les recherches faites sur ces sites par les professionnels, ainsi que sur les moteurs de recherche comme Google (car les profils des personnes inscrites sur ces réseaux sociaux sont bien indexées dans les moteurs).

Globalement, il me paraît très clair que beaucoup de candidats n’utilisent pas correctement les réseaux sociaux professionnels, et les utilisent même parfois de manière contre-productive, voici un exemple personnel vécu.

Les réseaux sociaux proposent des outils spécifiques à l’usage des professionnels RH

Ce que je trouve dommage, c »est que l’auteur, un professionnel du recrutement, aurait pu nous en dire un peu plus, et notamment que certains de ces réseaux sociaux mettaient à la disposition des professionnels des ressources humaines des outils de recherche très élaborés (sous forme de services payants), qui permettent aux professionnels de rechercher avec des critères très précis des professionnels inscrits sur ces réseaux. Ce qui renforce l’intérêt d’utiliser des mots-clés explicites dans son profil.

Les professionnels RH, en Suisse ou ailleurs, devront mieux utiliser les réseaux sociaux professionnels… ou disparaîtront

Sans vouloir être polémique, les professionnels du recrutement qui ne sauront pas prendre le virage technologique, sont condamnés à disparaître : auparavant, l’une des grandes valeurs ajoutées des agences de placement pour du personnel de type middle management ou employé spécialisé, consistait à trouver les profils adéquats, que ce soit en Suisse ou à l’étranger : et cette activité pouvait prendre beaucoup de temps. Aujourd’hui, avec les réseaux sociaux professionnels, vous pouvez identifier la plupart des professionnels, où qu’ils soient dans le monde. Et pour cela, pas besoin d’être un as des RH. Par contre, pour le recrutement, difficile de remplacer les professionnels, mais pour le coup, l’entreprise qui auparavant utilisait les services d’un cabinet de recrutement pourrait de nouveau s’en charger… Car de toute façon, l’entreprise « finale » fait passer des entretiens, donc…

Les agences de placement sont attaquées sur le terrain de la recherche par les réseaux sociaux, et sur celui des offres par les sites portails d’offres d’emploi sur le web, ainsi que sur les moteurs de recherche d’emploi, dont la technologie est assez bluffante (voir par exemple le site Simply Hired). Elles devront s’adapter à la nouvelle donne, et aussi développer d’autres services comme du conseil au recrutement, des méthodologies de test…, ce que beaucoup font proposent déjà.

En termes d’utilisation de ces réseaux sociaux pour la recherche d’emploi, tout reste à inventer

Les candidats ont entre les mains des outils incroyables de recherche qui leur permettent de détecter jusqu’à leur hypothétique supérieur hiérarchique dans une boîte donnée, ou encore de retrouver les personnes qui ont fait les mêmes études qu’eux et qui travaillent dans l’entreprise qu’on vise… Alors utilisez votre imagination, et n’oubliez pas que plus que jamais, c’est la maîtrise de l’information qui fera la différence.

Pour aller plus loin, nous abordons ce sujet de manière précise en vous proposant des stratégies à adopter dans notre ouvrage « Décrocher un emploi en Suisse« .

Voir l’article du Temps « Recherche d’emploi, quelle est la stratégie gagnante ? »

Consultez également la rubrique « Emploi » de ce blog, et la rubrique « Travailler » du site Travailler-en-Suisse.ch

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Réseaux sociaux : une erreur à ne pas commettre

linked-xing-viadeoRécemment, j’ai pu constater que les offres d’emploi sur LinkedIn se multipliaient de manière importante. Dans certains cas, l’offre est même exclusive, c’est-à-dire que vous ne pouvez la trouver que sur LinkedIn (c’est le cas par exemple de cette offre d’emploi à Genève pour un poste de Country manager que j’ai relayée sur le site Travailler-en-Suisse.ch).

Alors où le problème me direz-vous ? Attendez la suite. J’ai reçu il y a quelques jours une demande spontanée de mise en relation d’une jeune diplômée d’une école de commerce en France, demandes que j’accepte en général. Cette jeune femme m’a, trois jours plus tard, simplement demandé, toujours via LinkedIn, de l’appuyer pour une candidature sur le réseau pour un poste en Suisse.

C’est à ce moment précis que la consternation me prend : comment voulez-vous que quelqu’un de sensé appuie la candidature d’une personne qu’elle ne connait pas ?

De deux choses l’une : soit cette jeune femme est complètement à côté de la plaque, soit elle me prend pour un imbécile. Dans les deux cas, autant dire qu’elle a grillé ses cartouches, du moins en ce qui me concerne.

J’en reviens donc à un des fondamentaux des réseaux sociaux : pour des mises en relation, utilisez vos réseaux virtuels de la même manière que votre réseau « physique », c’est-à-dire ne demandez de recommandation qu’aux personnes qui vous connaissent bien et qui ont travaillé avec vous.

Et vous ? Avez-vous expérimenté ce type de recommandation ?