En interview sur France 3

La semaine passée Laurent Schütz et moi même étions en reportage avec France 3 Besançon à Lausanne, à l’occasion de la sortie de notre livre « Décrocher un emploi en Suisse« . Je viens d’apprendre à l’instant que le reportage va passer ce midi sur France 3 Besançon, ainsi qu’à 19h.

Alors si vous captez France 3 Besançon, et que vous voulez voir une interview décontractée, sous un soleil radieux dans la belle ville de Lausanne, rendez-vous ce midi ou ce soir à 19h.

Plus d’informations sur le site de France 3 Besançon.

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Trafistar : chauffards en Suisse, retenez ce nom qui sera peut-être votre pire cauchemar

© iStockPhoto

En cette période de chassé-croisés estival, voici une information de France Info qui a retenu toute mon attention : une nouvelle génération de radars va être mise en place à Genève et Lausanne dans les semaines qui viennent.

Ce super radar devrait être le cauchemar de tous ceux qui se comportent mal sur les routes suisses, quel que soit leur pays de provenance : depuis 2010, quel que soit votre pays de résidence, vous êtes poursuivi en Suisse pour les infractions commises en France, et en France pour les infractions commises en Suisse. Il y en aura donc pour tout le monde.

[Lire plus...]

L’IMD Lausanne dans le Top 5 mondial des meilleures écoles de formation continue

L’IMD Lausanne est en 5ème position des meilleures écoles proposant des formations destinées aux entreprises (Executive  education – customised), et en 3ème position des meilleures formations ouvertes à tous les participants (Executive education – open)  selon le classement du Financial Times.

Dans ce classement, on retrouve de prestigieuses écoles comme Harvard, HEC Paris ou Duke. L’université de St-Gall est pour sa part en 40ème position. L’IMD occupe fréquemment les meilleures places de ce type de classement et la qualité de la formation est reconnue mondialement. L’école a cependant perdu un rang par rapport au classement de l’an dernier.

Ces formations sont destinées à des cadres supérieurs et dirigeants d’entreprises.

L’un de mes anciens boss avait suivi la formation, et sur le peu que j’ai pu partager avec lui, c’était assez pointu.

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Criminalité en Suisse : les cantons les plus dangereux… et les plus sûrs

Dans une très bonne étude sur la criminalité en Suisse sortie hier, l’Office fédéral de la Statistique sort un classement des cantons suisses en fonction de leur dangerosité, celle-ci étant calculée comme étant le ratio du nombre d’infractions commises sur le nombre d’habitants.

Cette première information, que je complèterai par une analyse plus poussée de l’étude dans un autre billet, est déjà intéressante pour les travailleurs étrangers qui veulent s’installer en Suisse.

L’étude fournit également des statistiques concernant les infractions dans les grandes villes en Suisse. C’est la ville de Genève qui remporte la palme de la ville la plus dangereuse (19,7% d’infractions par habitant), suivie par Lausanne (17,6%), puis Berne (17,2%) et Zurich (15,8%).

L’information qu’il serait intéressante d’avoir et que je ne mentionnerai que dans le prochain billet sur ce sujet, ce sont les statistiques équivalentes en France…

Canton
Nombre d'infractions
Nombre d'habitants
Nb d'infractions / habitant (en %)
Genève6390544610614.33
Bâle Ville2046718667210.96
Zürich11709913327278.79
Vaud584676882458.50
Neuchâtel134291709247.86
Zoug72641103846.58
Soleure162162518306.44
Lucerne232293687426.30
Tessin202363327366.08
Schaffhouse4296753035.70
Argovie327355916325.53
Fribourg143912685375.36
Bâle Campagne139622712145.15
St.Gall241624711525.13
Valais151143032414.98
Uri1699351624.83
Thurgovie113472418114.69
Appenzell Rhodes-Extérieurs2367530544.46
Obwald1504344294.37
Grisons81561904594.28
Jura2986698224.28
Glaris1532383703.99
Schwyz53701437193.74
Berne678009629827.04
Nidwald1287407373.16
Appenzell Rhodes-Intérieurs419155492.69

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Blog d’expatrié en Suisse #8 : Matt, account manager dans l’industrie automobile

Matt2 Matt est notre nouveau portrait d’expatrié en Suisse. Il vient de France (et plus précisément encore de Corse).

Matt est arrivé en Suisse il y a trois ans, et travaille en tant qu’account manager dans l’industrie automobile, en relation avec des  garagistes indépendants en Suisse romande.

Son blog, « Matt vous tient au courant« , il l’a commencé en arrivant en Suisse pour pouvoir facilement donner des nouvelles à sa famille et ses amis (tout comme Eric et Dario), pour témoigner de son installation et éventuellement aider ceux qui étaient tentés de venir s’installer en Suisse comme lui et son amie. Aujourd’hui, son blog lui sert surtout à raconter sa vie à Lausanne à qui veut la lire. D’après Matt, « C’est un peu comme un journal intime mais public« .

Identité

Qui es-tu ? Matt

De quel pays es-tu originaire ? France, enfin même mieux Corse :)

Depuis combien de temps travailles-tu en Suisse ? 3 ans

Frontalier ou résident ? Un an en tant que frontalier à Annemasse, et deux ans à Lausanne en tant que résident

Es-tu venu seul ou en famille ? Je suis venu avec ma copine qui travaille sur Genève, à l’Uni

Quel est ton métier ? Je suis Account Manager dans le secteur de l’automobile, je travaille avec des professionnels. Nos clients sont des garagistes indépendants en Europe. J’ai en charge le marché Suisse Romand

Dans quel canton travailles-tu ? Je travaille dans le canton de Vaud à Vevey

Ton recrutement en Suisse

Comment (par quel canal) as-tu trouvé ton job en Suisse ?

Via un site de petites annonces en France.

Te rappelles-tu de ta phase de recrutement ? Comment s’est-elle passée, et qu’est-ce qui t’a marqué ?

Mon recrutement s’est passé le plus simplement du monde : le directeur de la boite m’a appelé suite à l’envoi de mon CV, on a discuté de mon expérience brièvement, puis j’ai eu un rendez-vous pour le lendemain avec le responsable commercial. Ce qui m’a marqué c’est le contenu de la discussion, plus orientée sur ce que j’avais envie de faire et comment je me voyais dans 2-3 ans que sur ce que j’avais fait avant. Il m’a montré clairement qu’il cherchait quelqu’un de motivé, ambitieux et déterminé plutôt que avec une expérience particulière, ou une formation spécifique. Le contraire de ce à quoi j’étais habitué en France…


Quels conseils (en terme d’emploi) donnerais-tu à ceux qui veulent travailler en Suisse ?

Je pense que cela doit dépendre des postes, mais de mettre en avant sa motivation, son envie de travailler, sa capacité d’engagement…

Ton arrivée en Suisse

Qu’est-ce qui a été le plus difficile lors de ton installation ?

Trouver un logement… C’est la partie qui nous a posé le plus de problèmes… Et encore aujourd’hui, en buvant une bière sur notre terrasse avec vue sur le lac, on sait qu’on a eu beaucoup de chance d’avoir trouvé l’appartement qu’on occupe…

Qu’est-ce qui t’a le plus marqué sur le plan culturel en arrivant en Suisse ?

Rien en particulier, mais plein de petites choses qui me surprennent encore aujourd’hui dans le langage, les habitudes, les points de vue…

Vie au travail

Comment s’est passée ton intégration dans l’entreprise suisse ?

Ben très bien. Il faut dire que dans la société où je suis (une trentaine de personnes), il y a majoritairement des étrangers. Mais ça n’empêche que mes collègues suisses ou non, m’ont accueilli on ne peut mieux… De plus, l’ambiance générale de la société est une préoccupation importante de la direction, donc ils font on sorte que tout se passe bien.

T’a-t-on fait ressentir que tu étais étranger(gère) ?

Pas plus que je leur ai fait sentir qu’ils sont Suisses :D.

Tes relations avec les Suisses

Comment juges-tu tes relations avec les Suisses (au travail et dans la vie de tous les jours) ?

Ca se passe très bien. Avec mes collègues, aucun problème. Le plus difficile aura été avec mes clients. Je travaille principalement avec des patrons de PME installées depuis 20-30 ans. Alors, en tant que « jeune frouze », j’ai du apprendre à m’adapter et à faire mes preuves certainement plus qu’un Suisse. Mais après 2 ans, je n’ai plus aucun souci…

As-tu des amis suisses ? Français ? Étrangers ?

Oui, oui et oui… (et je connais des cons dans les 3 catégories aussi :D)

L’heure du bilan

Te sens-tu intégré ?

Intégré, je ne sais pas, mais en tout cas, je me sens extrêmement bien à Lausanne. Je ne suis pas Suisse, je ne parle pas avec l’accent suisse, donc on me fait régulièrement la remarque plus ou moins gentiment. Mon but c’est pas d’effacer ce que je suis pour avoir l’air suisse. Mais je suis conscient que je ne suis pas chez moi, donc je m’adapte dans la mesure du possible.

Comment juges-tu ta vie actuelle (par rapport à ta vie avant de venir travailler en Suisse) ?

Actuellement, je vis la vie que j’ai envie d’avoir. Mon pouvoir d’achat est sans commune mesure avec celui que j’avais en France. J’adore mon travail et mes amis. Je profite du maximum d’activités qu’offre la région, surtout sportives.

As-tu la nostalgie du pays ?

Du pays non. J’ai toujours beaucoup bougé donc je ne suis pas rattaché à un endroit en particulier. Ce sont plus mes amis qui peuvent me manquer. Mais là aussi, ils sont repartis aux 4 coins du globe, donc le problème sera le même partout…

Consultez le blog de Matt

Si vous aussi vous avez un blog et que vous habitez en Suisse, faites-moi signe.

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Blog d’expat en Suisse #7 : Eric, Mandataire en brevets européens

vignette-blog-ericÉric est notre 7ème portrait de blogger expat en Suisse.

Arrivé en Suisse il y a presque deux ans, il a intégré Nestlé, l’une des entreprises multinationales les plus connues au monde, et qui a son siège à Vevey. C’est donc dans le canton de Vaud qu’il s’est installé, et l’expérience de son arrivée qu’il nous relate, que ce soit dans l’entreprise ou le canton, est très intéressante.

Son blog, Tribulations helvètes était initialement un journal de bord de son arrivée et de son installation en Suisse, à l’attention de sa famille et de ses amis : un moyen de leur faire part de ses impressions en somme, ainsi que les surprises et les étonnements. Au fil du temps, le blog est devenu pour lui un outil pratique pour donner des nouvelles.

Identité

Qui es-tu ? Eric

De quel pays es-tu originaire ? France

Depuis combien de temps travailles-tu en Suisse ? Depuis janvier 2008

Frontalier ou résident ? Résident (permis B-CE/AELE)

Es-tu venu seul ou en famille ? Seul

Quel est ton métier ? Mandataire en brevets européens

Dans quel canton travailles-tu ? Le canton de Vaud

Ton recrutement en Suisse

Comment (par quel canal) as-tu trouvé ton job en Suisse ?

Chasseur de tête et une annonce dans un journal professionnel

Te rappelles-tu de ta phase de recrutement ? Comment s’est-elle passée, et qu’est-ce qui t’a marqué ?

J’ai été étonné par la rapidité, l’efficacité et la flexibilité du processus de recrutement. J’ai d’abord complété une évaluation psychologique « on-line » pour préparer des entretiens la semaine suivante, avec une personne des RH, mon futur patron et futur collègue. Mon employeur (Nestlé) m’a entièrement défrayé sans que j’aie besoin de le demander (contrairement à certaines entreprises en France). Puis les RH voulaient que je revienne pour une seconde série d’entretiens. Comme je ne pouvais pas me libérer, les entretiens ont eu lieu par téléphone. J’ai reçu la proposition d’embauche dans la semaine ! Ma démission n’arrangeait pas mon ancien employeur et j’ai accepté de prolonger mon préavis, après en avoir discuté avec mon futur chef de département, qui n’y voyait pas d’inconvénient. A mon arrivée, tout était prêt : PC, bureau, journée d’accueil, rende-vous organisés pour déjeuner avec mes nouveaux collègues…

Quels conseils (en terme d’emploi) donnerais-tu à ceux qui veulent travailler en Suisse ?

Vu sa dimension internationale, je ne pense pas que Nestlé reflète vraiment l’entreprise suisse. J’ai de la peine à donner un conseil sur ce point. Évidemment, il est essentiel de maîtriser plusieurs langues, dont l’anglais (langue de travail). Les démarches au moment de l’arrivée sont un peu complexes, mais probablement pas plus que pour un étranger qui débarque en France… Une chose tout de même, ne pas oublier que les charges sociales en Suisse sont relativement faibles pour l’employeur comme pour l’employé, par rapport à la France. Par conséquent, pour estimer son salaire en Suisse, il faut au moins intégrer au salaire brut français les charges que l’employeur paie en France. Il faut aussi se renseigner sur les primes d‘assurance maladie. Cela permet de calculer un « package » qui permettra de cotiser plus facilement aux 2ème et 3ème piliers.

Ton arrivée en Suisse

Qu’est-ce qui a été le plus difficile lors de ton installation ?

Trouver un appartement. Heureusement, j’ai pu sous-louer un studio pendant quelques mois et Nestlé m’a offert les services d’une agence de recherche d’appartement. J’imagine que c’est le genre de chose à évoquer lors des entretiens d’embauche.

Qu’est-ce qui t’a le plus marqué sur le plan culturel en arrivant en Suisse ?

D’abord, le changement d’horaire. Tout est décalé de 2 à 3 heures : l’ouverture et la fermeture des commerces, des bureaux… J’ai aussi été surpris par la sollicitude de mes interlocuteurs dans l’administration (commune, canton) ou les assurances et les différents services industriels (eau, tél, électricité…). Le plus souvent, les gens sont prêts à expliquer les démarches et à offrir leur aide, alors qu’en France j’ai rarement reçu une aide claire et complète sans avoir l’impression de déranger avec mes questions. Enfin, la coupe d’Europe l’an dernier a été une sorte de révélateur de l’impressionnante multiculturalité de ce pays.

Vie au travail

Comment s’est passée ton intégration dans l’entreprise suisse ?

Comme je le mentionne plus haut, je travaille dans une entreprise multinationale. Elle est habituée à recevoir des employés de tous horizons et a mis en place un processus d’intégration efficace. J’ai eu l’occasion de rencontrer mes interlocuteurs et collègues, pour me présenter et connaître leurs attentes. J’ai aussi suivi des formations de présentation de l’entreprise.

T’a-t-on fait ressentir que tu étais étranger(gère) ?

Non. En fait, il y a plus de non-Suisses que de Suisses dans le département où je travaille.

Tes relations avec les Suisses

Comment juges-tu tes relations avec les Suisses (au travail et dans la vie de tous les jours) ?

Excellentes. Mes collègues suisses sont très ouverts aux étrangers et nous organisons régulièrement des sorties. Comme je suis musicien, j’ai intégré plusieurs sociétés (i.e. associations), et je fais même partie du comité (i.e. le bureau) de l’une d’elles depuis plus d’un an. J’ai vite adopté certaines expressions qu’on ne trouve pas en France, et en arrivant, j’ai lu un bouquin sur l’histoire de la Suisse (la Suisse pour les Nuls, pour ne pas le citer). Des amis suisses (j’anticipe sur la question suivante…) plaisantaient même en disant que j’étais presque prêt pour passer l’examen de naturalisation ! L’intégration s’est donc bien déroulée.

As-tu des amis suisses ? Français ? Étrangers ?

Oui, oui et oui. Entre autre grâce à la Fille, j’ai rencontré de nombreux Français à Lausanne et alentours. Elle m’a transmis la responsabilité d’organiser les mercredis Frouzes, ce qui me donne une occasion supplémentaire de rencontrer du monde. J’ai rencontré quelques personnes via mon blog. Évidemment, le travail permet aussi de rencontrer des amis, essentiellement des non-Suisses.

L’heure du bilan

Te sens-tu intégré ?

Tout à fait.

Comment juges-tu ta vie actuelle (par rapport à ta vie avant de venir travailler en Suisse) ?

Je bénéficie d’une bien meilleure qualité de vie, et le travail est aussi intéressant. Je trouve la vie culturelle très riche, je profite de la montagne et du lac. Le changement d’atmosphère m’a probablement obligé à sortir de ma coquille et reprendre des activités que j’avais plus ou moins laissées de côté.

As-tu la nostalgie du pays ?

Non, je le vois tous les jours, de l’autre côté du lac ! Évidemment la famille et les amis « restés » en France me manquent, mais le téléphone et le train font des miracles de nos jours.

Consultez le blog d’Eric, Tribulations helvètes

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