La Suisse, pays des milliardaires

J’adore de temps en temps faire des titres bien accrocheurs. Et celui-ci est pas mal dans le genre, d’autant que je passe beaucoup de temps et d’énergie à faire comprendre à ceux qui ne connaissent pas la Suisse qu’il n’y a pas que des riches en Suisse, et que tout le monde ici ne roule pas en Porsche.

Il faut en effet savoir que parmi les clichés sur la Suisse, celui d’une Suisse habitée par de riches nantis est celui qui est le plus persistant.

10% des milliardaires dans le monde vivent en Suisse

Mais revenons au sujet d’origine : l’argent, les riches, les milliardaires et les millionnaires, le luxe helvète quoi !

Une étude de l’Université de Bâle a mis en avant plusieurs chiffres impressionnants au sujet des millionnaires et milliardaires en Suisse :

- 1 milliardaire sur 10 réside en Suisse

- la Suisse est le 3ème pays au monde ayant le plus de millionnaires

- les 3% de la population résidente en Suisse paye autant d’impôts que les 97% qui restent

- sur les 300 personnes les plus riches habitant en Suisse, 50% a hérité

L’étude souligne le fait que la tendance augmente avec le temps, et selon les responsables de l’étude, cette situation n’a pas de précédent, ce qui fait de la Suisse une place unique.

L’étude propose également un classement par canton (que je n’ai malheureusement pas réussi à retrouver) : et le canton de Vaud figure parmi l’un de ceux ayant la plus forte concentration de riches. Le forfait fiscal, ce régime particulier réservé aux riches étrangers qui créé parfois des tensions inégalitaires avec les locaux, y est probablement pour quelque chose.

La Suisse, une option sérieuse pour les riches Français

Si vous êtes Français vivant en France, et dans le coeur de cible de l’étude (une personne avec une fortune supérieure à 100 millions de francs suisses), la Suisse peut être une sérieuse option, non seulement pour les conditions fiscales, stables, et relatives au forfait fiscal (qui, dans certains cas, vous permettra de payer jusqu’à 15 fois moins d’impôt par rapport à la France), mais aussi (et surtout) pour la qualité de vie qu’on trouve ici. Alors faites comme Johnny et quelques personnalités françaises, exilez-vous !

Et vous, êtes-vous étonné de constater que la Suisse est choisie par autant de personnes fortunées ?

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source : Université de Bâle

Reportage Complément d’enquête sur les exilés fiscaux en Suisse

J’ai regardé hier soir le reportage de Complément d’enquête « Riches, fonctionnaires, ministres : l’heure des sacrifices » consacré en partie aux riches  Français qui ont décidé de quitter la France pour aller en Suisse, et qu’on appelle les riches exilés fiscaux. Et je me suis régalé.

Au coeur de ce reportage intitulé le bouclier suisse, clin d’oeil au bouclier fiscal français : le forfait fiscal, ou l’impôt au forfait, qui est un régime fiscal particulier destiné aux étrangers fortunés qui veulent s’installer en Suisse.

Avec le forfait fiscal, certains paient 12 fois moins d’impôts qu’en France… parfois plus

C’est par exemple le cas de Paul Dubrule, le fondateur de la chaîne d’hôtels Accor, qui, en s’installant dans le canton de Genève à Cologny, l’une des communes les plus riches de Suisse,  avoue payer 12 fois moins d’impôts qu’en France, ce qui lui permet de se payer les services d’un gestionnaire de fortune rien que pour lui, à 100 000 euros par an. Et pour cet ancien sénateur, l’expatriation en Suisse est quelque chose de tout à fait normal.

Autre riche patron Français (qui lui n’a pas voulu rencontrer les journalistes) : Antoine Zacharias, l’ex patron de Vinci qui a défrayé la chronique il y a quelques années en partant avec un énorme parachute doré. Eh bien sa retraite il la passera en Suisse, à Genève, dans un appartement qu’il a acheté en 2005 en bénéficiant également d’un forfait fiscal plutôt avantageux…

L’instabilité de la fiscalité française fait fuir les plus riches

Le plus médiatique des exilés fiscaux en Suisse, Johnny Hallyday, installé en Suisse depuis 2006, a bien sûr été mentionné dans le reportage mais pas interviewé : le bouclier fiscal mis en place par son ami, Nicolas Sarkozy, n’aura pas été suffisant pour voir revenir le chanteur en France. Et pour quelle raison ? Pour l’instabilité de la fiscalité française. Il suffit en effet qu’un gouvernement change et décide de tout réformer pour qu’une mesure soit oubliée. De l’avis de toutes les personnes interrogées, au moins en Suisse, on en tranquille, même si le forfait fiscal commence à être décrié par les Suisses eux-même, qui trouvent cet impôt injuste (car réservé aux riches étrangers).

Les retraités de type professions libérales ou cadres supérieurs s’y mettent aussi

Mais selon l’avocat fiscaliste Philippe Kenel, l’un des plus grands spécialistes du sujet, ce régime fiscal n’est pas réservé qu’aux riches patrons ou aux stars : depuis quelques mois, il voit arriver dans son bureau des professions libérales à la retraite et des cadres supérieurs, et le forfait fiscal peut s’adapter à ces cas. Du coup, la demande est encore plus forte.

Est-ce condamnable de quitter la France quand on est riche ?

Jean-Luc Mélanchon, l’ancien sénateur et chef du parti de gauche, invité à l’émission, a une idée toute faite sur ces personnes : ces personnes sont dégoutantes, car elles ont bénéficié des efforts de la collectivité française pour ensuite partir dès qu’ils en avaient les moyens. Adepte de la tranche d’imposition pour les niveaux supérieurs, il les fustige.

Pour ma part, je trouve dommage sur le plan économique que ces contribuables en or soient « obligés » de quitter la France, mais je ne vois pas comment on pourrait les retenir. Et puisque quiconque peut quitter le pays pour s’expatrier, pourquoi l’interdire à une catégorie en particulier ?

Les différents gouvernements français feraient mieux de s’entendre pour stabiliser leurs lois fiscales, de sorte à rassurer ces personnes, visiblement très sensibles au changement. A titre personnel, si j’étais dans une situation financière aisée, il ne fait aucun doute que je chercherai à partir de France, au vu des conditions actuelles.

Si vous aussi vous voulez bénéficier du forfait fiscal

Philippe Kenel, l’avocat fiscaliste interviewé dans ce reportage, est le contributeur qui a rédigé la partie de mon livre relative au forfait fiscal. Pour tout comprendre sur ce régime très particulier, je vous invite à vous procurer la dernière édition qui sortira dans quelques jours, et à contacter directement Philippe Kenel.

Et vous, quel est votre point de vue ?

Vous pouvez également consulter la page « forfait fiscal en Suisse » du site Travailler-en-Suisse.ch

Pour visualiser le reportage sur le site de France 2.
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Reportage M6 enquête exclusive sur la Suisse : mon analyse

enquete-exclusiveJ’ai regardé avec attention  le reportage de M6 sur la Suisse du 28 février intitulé « Argent caché, délinquance, racisme : l’autre visage de la Suisse« .

Comme j’y ai participé, j’étais bien sûr au courant de sa diffusion avant, mais je n’ai pas fait trop de bruit car je ne savais pas comment le sujet allait être traité (d’autant que j’avais été abordé par les journalistes pour un sujet sur l’emploi en Suisse, et lorsque j’ai découvert bien après le véritable thème du reportage, autant dire que j’ai été un peu refroidi).

Le reportage aborde l’image d’une autre Suisse, celle qu’on ne connait pas très bien et qui est peu médiatisée. Son côté un peu plus sombre en somme. Et c’est bien dans cet état d’esprit qu’il faut le voir, en ayant bien en tête que la Suisse ne se résume pas à ce qui est présenté.

Genève n’est pas la Suisse

Je trouve cependant dommage que le sujet annonce un sujet sur la Suisse, alors qu’on parle principalement de Genève :  la problématique frontalière, les sentiments anti-frontaliers véhiculés par Eric Stauffer et le MCG,  le quai numéro 9 (lieu où on peut se droguer librement et de manière encadrée à Genève), la délinquance, tout ceci est vraiment propre à Genève, et comme je le dis souvent : Genève n’est pas la Suisse. En ce sens, il serait vraiment dommage que les personnes qui ont vu le reportage de M6 pensent que c’est comme ça partout ici.

Et il serait aussi dommage, concernant le sentiment anti-frontaliers, de croire que les genevois ou les Suisses n’aiment pas les frontaliers ou les étrangers…

Un raté sur le sujet de la prostitution en Suisse

Concernant la prostitution en Suisse, je pense que le reportage a raté son sujet : contrairement à la France, la prostitution est légale en Suisse (ce qui est bien dit), ce qui est à mon sens particulièrement positif pour les prostituées et leur condition. Et ça, le reportage ne le dit pas.

A l’inverse, ce que le reportage ne dit pas non plus, c’est que la prostitution est autorisée… à partir de 16 ans. Et le pire, c’est que la demande est forte pour ces prostituées mineures sur Genève… Ce qui est lamentable.

Les sujets traités sont exacts, et présentent une perspective différente du pays

Pour le reste, ce qui a été dit sur le secret bancaire, le forfait fiscal, les étrangers qui s’installent en Suisse est vrai, avec je trouve une certaine dose de justesse, même si parfois on sent un peu d’ironie, mais c’est la touche « Enquête Exclusive ». Petite mention particulière pour le secret bancaire : le reportage nous apprend que c’est la France, sous Edouard Heriot (le fisc a récupéré en 1932 une liste de noms dans une banque suisse installée à Paris), qui est à l’origine du secret bancaire (en fait, ce n’est pas complètement exact : le secret bancaire était, avant cette date, dans le code civil, et il est passé au code pénal). C’est pas mal d’en avoir parlé, on en entend peu parler dans la presse.

La partie sur l’emploi, plutôt courte, a été plutôt bien traitée. Le journaliste me présente comme le « coach pour frontaliers« , ce qui m’a en fait plutôt amusé. Le gros de mon métier consiste à fournir des informations et conseils via nos sites et livres et j’ai bien une activité de conseils : je fais des conférences, des ateliers emploi, mais c’est principalement ou très souvent dans le cadre associatif avec le Groupement transfrontalier européen, qui malheureusement n’a pas été nommé.

Je tire mon chapeau à Christophe, qui a accepté de se prêter au jeu de l’entretien d’embauche. Certes, il a fait des erreurs sur les questions de culture générale suisse, mais je peux vous garantir qu’on voit bien pire. Et c’est un candidat qui a une vraie culture internationale. Michel Bertomeu, pour la société de placement Synergie Suisse est le recruteur que vous voyez dans le reportage.

Personnellement, je n’ai rien appris de bien nouveau avec ce reportage, mais il mérite d’être vu, histoire d’avoir une vision un peu différente du pays.

Rediffusion le jeudi 4 mars à minuit, et sur M6-Replay (mais seulement depuis la France…).

(Malheureusement, le reportage ne peut plus être visionné – 24/03/2010)

Et vous qui avez vu le reportage de M6, qu’en avez-vous pensé ?

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Les 10 communes suisses dont les contribuables ont les plus gros revenus

revenus-par-commune-suisse

copyright administration fédérale des contributions

J’ai remarqué qu’il y avait deux types de billets que vous aimiez particulièrement : ceux où on parle d’argent ou de salaires, et ceux qui proposent des classements. Aujourd’hui, je vous rassemble ces deux concepts en un seul billet en vous donnant la liste des 10 communes suisses ayant les revenus nets moyens les plus élevés. Pratique, notamment pour ceux qui arrivent en Suisse et veulent s’installer dans une commune, pour se faire idée de son voisinage.

A première lecture, on remarque que 6 de ces communes sur 10 se trouvent en Suisse romande (Genève et Vaud). Pas forcément étonnant, compte tenu de la politique de ces cantons pour attirer des grosses fortunes, par le biais du forfait fiscal.

Top 10 des communes suisses ayant les plus hauts revenus

Commune
Canton
Nombre de contribuables de la commune
revenu net moyen (en francs suisses)
FerpiclozFR97178 470
AnièresGE871176 485
ColognyGE1 913171 450
WollerauSZ3 412165 544
Lussy-sur-MorgesVD218161 329
GenthodGE874152 101
Vaux-sur-MorgesVD62150 862
VandoeuvresGE928148 413
FeusisbergSZ2 348144 006
ZumikonZH2 409131 978
revenus moyens par commune - données 2006 - source : administration fédérale des contributions

Et puisque c’est vous, je vous mets également la liste des 10 communes suisses dont les contribuables ont les revenus les plus faibles. On remarque que le canton du Valais y est pas mal représenté, avec 6 communes.

Top 10 des communes avec les plus faibles revenus

Commune
Canton
Nombre de contribuables
revenu net moyen (en francs suisses)
ChandolinVS19317 973
BellwaldVS42019 386
CampelloTI6319 622
Saint-LucVS47719 716
GrimentzVS50320 669
SurcuolmGR10724 242
LaxVS22724 711
RiederalpVS43125 008
LadirGR7826 135
CavianoTI10526 419

Et pour les fanatiques des statistiques, vous pouvez télécharger le fichier Excel contenant toutes les données de revenus pour toutes les communes en Suisse, ou consulter la cartographie dynamique.

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Tsonga-Federer : Federer forfait… pour le match fiscal

open-australie-federe-tsongPetit clin d’œil à l’actualité sportive, avec le duel franco-suisse attendu aujourd’hui à l’Open d’Australie entre le Français Jo-Wilfried Tsonga et le Suisse Roger Federer. J’aime bien ces deux personnalités, alors je serai de toute façon content, quelle que soit l’issue du match.

Mais ce n’est pas l’objet du billet. Je profite de cet événement pour pointer du doigt un sujet « sensible », à la fois en France et en Suisse, le forfait fiscal.

Car si sur le plan sportif les deux joueurs ont les mêmes chances, sur le plan fiscal, l’avantage va nettement à Jo-Wilfried Tsonga.

Jo Wilfried Tsonga, comme beaucoup d’étrangers résidant en Suisse, bénéficie d’un régime fiscal en or, le forfait fiscal

En effet, celui-ci bénéficie, tout comme Johnny Halyday, d’un régime très particulier en Suisse, le forfait fiscal, qui permet de payer ses impôts non pas en fonction de ses revenus comme la plupart des contribuables, mais en fonction de ses dépenses. Très astucieux et utile pour les contribuables qui ont d’importants revenus.

Pour bénéficier de ce régime fiscal très avantageux, il faut non seulement avoir des revenus relativement importants (et qui dépendent des cantons, certains étant plus « ouverts » que d’autres, comme le Valais par exemple), mais également ne pas avoir d’activité lucrative en Suisse, et ne pas avoir résidé en Suisse dans les dix dernières années. Ces critères excluent naturellement la plupart des Suisses.

Un régime qui permet de payer jusqu’à 10 à 15 fois moins d’impôts

Jo-Wilfried Tsonga a fait comme de nombreux tennismen français, stars et sportifs, il s’est installé dans la région lémanique pour bénéficier de ce régime fiscal. Je ne connais pas les termes de sa négociation avec le canton. Mais si ils ressemblent à ceux de Johnny, qui les a rendu public, on peut rêver : ce dernier paierait environ 13 fois moins d’impôts en Suisse qu’en France… Ca laisse rêveur.

Roger Federer, pour sa part, a dû faire comme tout bon contribuable suisse qui a les moyens : il a dû rechercher le canton et la commune qui proposaient un impôt bas (en Suisse, un impôt communal et cantonal, qui seraient en gros l’équivalent de la taxe d’habitation rapportée à l’impôt sur le revenu sont appliqués). Et il a quitté son canton de Bâle il y a deux ans pour aller à Zurich. Je ne connais pas non plus le montant d’impôt qu’il paie, mais il est certain que sa pression fiscale (le montant de ses impôts divisé par ses revenus) et au moins 5 à 10 fois plus élevés que celle de Jo-Wilfried Tsonga.

Un régime fiscal très contesté, à l’étranger mais aussi en Suisse

Le forfait fiscal est violemment critiqué par certains pays de l’Union européenne, mais également en Suisse même ou on le considère injuste, dans la mesure où les Suisses eux-mêmes ne peuvent en bénéficier. En particulier, le canton de Zurich a supprimé ce régime fiscal en 2009.

Pour ceux que ce régime intéresse, je vous invite également à consulter le magazine français « Entreprendre » de ce mois, vous y trouverez un article sur l’évasion fiscale et sur ce sujet, ainsi qu’une interview de moi.

Vous trouverez plus d’informations sur le forfait fiscal sur la page « Le forfait fiscal en Suisse » du site Travailler-en-Suisse.ch.

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Pourquoi Johnny ne rentrera pas en France

Les exilés fiscaux français risquent de le rester encore longtemps

J’ai récemment lu un article très intéressant sur les exilés fiscaux français qui, malgré le bouclier fiscal mis en place par le fisc français, tardaient à revenir. Bien sûr, la Suisse fait partie des destinations « attendues » au tournant.

Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, l’hémorragie d’exilés fiscaux français est de plus en plus forte : environ deux ménages par jours ont quitté la France en moyenne, et aujourd’hui ce sont quatre ménages par jour qui « s’évadent » vers des pays à la fiscalité plus clémente. Mais alors pourquoi, malgré le bouclier fiscal qui, promis juré, leur épargnera une mise à mort fiscale, les riches contribuables continuent-ils, comme Johnny, de partir ?

Une fiscalité française instable, au contraire de la fiscalité suisse

La réponse est finalement assez simple : les contribuables n’ont plus confiance dans cette fiscalité qu’ils jugent instable : en 2009 le bouclier fiscal est effectif, en 2010 il peut disparaître, et personne ne peut rien dire.

La fiscalité suisse est, pour sa part, beaucoup plus stable, et propose encore son fameux forfait fiscal qui permet aux contribuables les plus riches de ne pas payer d’impôts sur la fortune ou le revenu, mais sur les dépenses. Un système fiscal particulièrement intéressant pour les très riches, mais qui commence a être critiqué en Suisse pour son côté très inégalitaire (la particularité de ce forfait fiscal, c’est que seuls les étrangers peuvent en bénéficier). Du coup, certains cantons comme Zurich ont décidé de l’abolir.

Finalement, Johnny qui avait promis à Nicolas Sarkozy de revenir en France s’il mettait en place le bouclier fiscal tiendra-t-il sa promesse ? S’il n’a qu’un raisonnement mathématique, il est peu probable qu’on le voit revenir.

Plus d’informations sur le forfait fiscal sur le site « Travailler-en-Suisse.ch« , et dans le livre « Travailler et vivre en Suisse » où un large chapitre lui est consacré.