Emploi en Suisse : les 10 métiers les plus recherchés

Il n’est jamais très simple de se faire une idée du marché du travail. Et c’est encore pire quand il s’agit d’un pays qu’on ne connait pas. En la matière, la Suisse demeure très fantasmagorique pour beaucoup de personnes, et sur le sujet de l’emploi suisse, on imagine facilement que seuls les travailleurs étrangers ayant un profil très spécialisé et de type tertiaire (type chercheur pour achever la caricature) ont une chance de travailler en Suisse.

Dans une étude sortie cette semaine, Manpower Suisse nous prouve que la répartition des métiers recherchés est plus subtile que ce qu’on imaginait.

1Ouvriers qualifiés
2Ingénieurs
3Vendeurs / métiers de la vente
4Chefs et cuisiniers
5Personnels dans l'hôtellerie et la restauration
6Mécaniciens
7Spécialistes IT
8Ouvriers non qualifiés
9Personnel en comptabilité et Finance
10Spécialistes en marketing, relations publiques
et communication

 

Car oui, ce sont les ouvriers qualifiés qui sont les profils les plus recherchés, et depuis 3 ans nous les retrouvons dans le top 3. Les ingénieurs, 2ème profession la plus recherchée, était 3ème l’an dernier : il existe en effet depuis plusieurs années une pénurie d’ingénieurs en Suisse, certes pas dans toutes les spécialités. Enfin, les professionnels de la vente, qui représentent la 3ème profession la plus recherchée, sont passés de la 9ème à la 3ème place.

Cette répartition semble similaire dans la plupart des pays, et le fait que des postes d’ouvriers qualifiés ne puissent être pourvus peut s’expliquer par une politique éducative qui privilégie les études longues au détriment des formations professionnelles plus courtes.

Je vous invite à consulter plus en détail le rapport Manpower (pdf).

Managerama.tv, un site très riche à consulter

J’aimerais aujourd’hui vous parler d’un site qui est une véritable mine d’informations : Managerama.tv.

A l’origine, ce site est destiné aux managers et professionnels RH, propose des interviews, et des informations et des conseils de management.

Cependant, je vous invite à vous y plonger, car vous y trouverez de nombreux conseils, notamment pour vos entretiens avec les professionnels RH qui, dans les différentes interviews notamment, distillent parfois de nombreux conseils utiles pour les candidats.

Des DRH suisses vous donnent parfois des conseils

Par ailleurs, vous le savez, je suis un adepte de la recherche d’information dans une recherche d’emploi  : si vous postulez dans une entreprise, je vous invite à vous renseigner sur cette entreprise, mais également sur les dirigeants et également les personnes que vous allez rencontrer en entretien. Avec Managerama.tv, vous aurez l’occasion de « croiser » des DRH de grands groupes suisses tels que Lombard Odier, Piaget ou encore Migros.

Un exemple : l’interview du DRH de Lombard Odier

J’ai consulté les ressources de ce site, et je n’ai pas encore eu le temps d’en faire le tour. Je vous propose, pour illustrer le propos de vous parler d’une interview qui m’a pas mal plus, celle du DRH de Lombard Odier, Maxime Morand, interrogé sur le sujet de l’honnêteté des managers et sur leur recrutement.

J’ai noté quelques points et conseils vraiment très intéressants pour les candidats :

– L’un des premiers mots avancé par M. Morand, c’est la « confiance ». Je ne le répéterai jamais assez, cette valeur est très importante, notamment dans la culture suisse, et en connaître quelques subtilité permettra aux travailleurs étrangers de bien débuter.

– Le 1er moyen d’un DRH pour détecter un manager honnête, c’est la prise de références (pour ceux qui ne le savent pas encore, les références sont une véritable institution en Suisse : ce sont les personnes qui peuvent parler de vous, ancien chef ou collègue, et que vous pouvez faire apparaître dans le CV dans une rubrique spécifique). L’autre moyen avancé, plus original me semble-t-il, est d’observer la structure verbale du candidat en entretien, c’est-à-dire la manière dont il va présenter ses propos : selon lui, des candidats structurés ont plus de chance d’être des managers honnêtes. J’ai envie de dire qu’il faut de toute façon être le plus structuré possible !

– En entretien, tout le monde joue un rôle : candidat et professionnel RH. M. Morand conseille de s’éloigner de ce schéma, et propose aux professionnels RH de tester une séquence « Risk Management » au cours de laquelle on pourrait vous poser des questions plutôt dérangeantes du type :

« Quels sont vos investissements financiers privés, et quel est l’état de vos dettes » (Lombard Odier est un organisme financier, et il ne me paraît pas complètement déplacé de s’assurer qu’à titre personnel, un manager à qui on va confier la tâche de placer de l’argent n’est pas endetté).

« Quel est votre style de vie ?« , « Quel est votre 1er cercle d’amis ?« , « Quelle image a-t-on de vous en société ?« … Même si les professionnels RH ne peuvent pas poser n’importe quelle question, vous devez vous préparer à toutes les éventualités. Et la règle d’or en la matière est d’avoir préalablement préparé cette question. A vous de décider si vous voulez ou pas, répondre.

– Les personnes qui ont eu de grands succès et de grands échecs sont souvent de très bon leaders… Toujours bon à savoir, surtout si le fait d’avoir subi des échecs vous effraie.

Je vous laisserai découvrir l’interview complète ci-dessous et surtout, visitez les ressources de ce site très riche à qui il manque malheureusement un moteur de recherche.

Rencontre – Maxime Morand – DRH du Groupe Lombard Odier

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Tout savoir sur les clusters en Suisse

J’anticipe déjà la question que (presque) tout le monde se pose : « Qu’est ce qu’un cluster ? »

Pour faire court, un cluster est une concentration géographique d’activités très précises et d’entreprises et institutions indépendantes entre-elles, avec pour objectif de développer les liens entre toutes ces entités. La Suisse, notamment par le biais de ses promotions économiques, développe fortement ce type d’activité, notamment pour attirer des entreprises étrangères.

Des exemples de clusters : l’industrie pharmaceutique dans la région de Bâle ou l’horlogerie à la Chaux de Fonds. Selon les sources et la classification choisie, on comptabilise entre 25 et 70 clusters différents en Suisse.

Les clusters touchent souvent des activités de pointe, génèrent des emplois qui sont souvent de haut niveau, comme les métiers de la recherche. Ces entreprises recrutent très souvent des travailleurs étrangers, frontaliers ou expatriés.

Selon les sources, on estime à 226 000 le nombre d’employés qui travaillent dans des entreprises en clusters en Suisse.

Je vous ai trouvé plusieurs ressources très intéressantes sur le sujet – dont des annuaires de clusters – , qui vous permettront, si vous avez un métier un peu technique, d’identifier les zones géographiques où il sera pour vous le plus pertinent de postuler, ce qui devrait augmenter vos chances de trouver un job en Suisse.

Quelques clusters en Suisse

Le tableau ci-dessous nous donne une indication, pour quelques clusters, du nombre d’emplois, des secteurs et des régions, et de la compétitivité par rapport à l’ensemble des pays européens :

clusters-suisses

source : Eco' Diagnostic et "Les clusters dans la promotion économique"

Concentration : mesure l’importance du cluster par rapport à l’ensemble de la branche au niveau européen

Spécialisation : ratio entre le nombre d’emplois du cluster en % des emplois de la région, et le nombre d’emplois dans les branches équivalentes au niveau européen

Cartographie des clusters en Suisse

carte-clusters-suisse

source : Eco' Diagnostic et "Les clusters dans la promotion économique"

Ce que je trouve très étonnant dans cette carte qui présente les différents clusters dans le pays, c’est que beaucoup d’entre-eux sont positionnés dans des zones frontalières.

Quelques ressources très utiles sur les clusters suisses

Annuaire des clusters en Suisse (et en Europe) : fichier pdf à télécharger

Analyse sur les clusters suisses, incluant des liens vers des sites et des explications très intéressantes (en anglais), par the European Cluster Observatory

Les clusters dans la promotion économique (fichier pdf) : un rapport officiel plutôt complet du paysage des clusters en Suisse. Une bonne synthèse de beaucoup de sujets.

Nanotechnologies : la Suisse veut créer un centre de compétences (sur le site Travailler-en-Suisse.ch)

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Alerte enlèvement

alerte-enlevementOn recherche activement un exemplaire de « Décrocher un emploi en Suisse » et de son petit frère « Travailler et vivre en Suisse« .

Ils ont été vus pour la dernière fois au salon des transfrontaliers à Annemasse.

Voici mon deuxième coup de gueule en moins de deux semaines.

Des participants ont eu une façon très personnelle de me remercier pour les ateliers « emplois » que j’aie donnés la semaine passée, en empruntant quelques exemplaires de mes livres, sous mes yeux et après les ateliers.

C’était probablement plus simple que de les acheter. Qui a dit que le savoir n’avait pas de prix ?

J’espère au moins que cela leur permettra de trouver un job.

Je n’ai malgré tout qu’un mot à dire : consternant

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Genève : annuaire d’entreprises qui recrutent

uni-emploiJe viens de dénicher pour vous une liste d’entreprises à Genève (et présente aussi en Suisse, beaucoup sont des multinationales) qui sont actuellement en train de recruter.

Les entreprises de cette liste appartiennent à de nombreux secteurs : banque, finance, conseil, assurances, commerce, chimie et pharmacie…

Certaines ONG et OIG, très présentes dans le canton de Genève, sont également présentes dans cette liste.

Une fiche détaillée pour chaque entreprise qui facilite la recherche d’emploi

Ce qui est particulièrement intéressant, c’est que pour chaque entreprise, vous trouverez des informations détaillées très utiles dans une recherche d’emploi et susceptibles de vous faire gagner pas mal de temps :

Le nom du recruteur et son adresse email ou ses coordonnées, le secteur d’activité de l’entreprise, les implantations en Suisse et à l’international, le nombre d’employés, les fonctions exercées par les employés ayant un profil universitaire, les formations recherchées par l’entreprise, les compétences recherchées, les périodes de l’année où l’entreprise recrute le plus…

Bref, c’est un vrai trésor que vous pourrez consulter sur le site de l’Université de Genève : l’annuaire des entreprises qui recrutent. L’universitéqui met à disposition ces informations, à l’occasion de son forum UNI-Emploi du 4 au 11/03 auquel je vous invite à vous rendre si vous êtes dans la région.

Alors, qu’en pensez-vous ? Pas mal non ?

Merci à Christophe pour l’info.

Consultez également l’annuaire des plus grandes entreprises en Suisse et des ONG et OIG en Suisse sur le site de Travailler-en-Suisse.ch.

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Un poste de fonctionnaire international en Suisse, ça vous tente ?

J’ai reçu hier de la part de l’Union des Français de l’étranger (UFE) une information très intéressante qui pourrait être utile à ceux d’entre-vous qui souhaite devenir fonctionnaire international en Suisse.

Dommage que je n’ai pas reçu cette information avant, car j’ai rencontré lors du salon des carrières internationales à Annecy il y  a deux semaines quelques fonctionnaires qui suivaient leur conjoint en Suisse et qui se trouvaient un peu démuni face aux opportunités d’emploi qu’ils pourraient avoir en Suisse, ainsi que le type de job auquel ils pourraient prétendre. Le statut de fonctionnaire international pourrait donc convenir à certains d’entre eux.

145 postes de fonctionnaires internationaux sont ouverts en Suisse

D’après le message reçu, 922 postes de fonctionnaires internationaux sont ouverts à ce jour, dont 145 en Suisse.

Fonctionnaire international : un statut à part

Le statut de fonctionnaire international est complètement différent de celui de fonctionnaire en France. Parmi les 16 500 Français qui travaillent pour des organisations internationales, 5 000 font partie du programme des Nations Unies (hors militaires), 4 700 font partie d’institutions ou d’organes émanant de l’Union européenne, les autres travaillent pour d’autres institutions comme le Fonds Monétaire International (FMI), l’OTAN, l’OCDE…

En termes de statut, on trouve des permanents, généralement recrutés par concours, des fonctionnaires détachés, des personnes sous contrat à durée déterminée ou indéterminée.

Plus d’informations sur le statut de fonctionnaire international sur le site www.francaisdesuisse.ch (fichier pdf).

Retrouvez aussi :

Enfin, je vous invite à vous abonner à la newsletter de Claudine Schmid, de l’Union des Français de l’Etranger, en faisant votre demande ici : info(at)francaisdesuisse.ch