Sécurité en Suisse : ici, on arrête les taggeurs

La semaine passée, une information anecdotique a retenu mon attention : la Police cantonale vaudoise a arrêté 5 taggers âgés d’une vingtaine d’années qui auraient réalisé plus de 500 tags, dans les environs de Lausanne, ceux de la Riviera, à Fribourg, Neuchâtel, ainsi que dans d’autres cantons, en France et en Italie.

Le préjudice total est estimé à plus de 300 000 francs suisses.

Qu’est-ce que cette information a d’exceptionnel ? Rien en l’état, mais si on compare avec la situation en France, on remarque quelques « différences ». Et elles sont majeures.

- Tout d’abord, en Suisse, les personnes qui ont subi les préjudices sont allées porter plainte : autant dire qu’en France, cela ne nous viendrait pas forcément à l’esprit, tant il est difficile de porter plainte de nos jours pour des affaires jugées sans gravité.

- Deuxième différence : il y a eu enquête, et surtout les plaintes ont été jugées recevables, ce qui aurait été probablement impossible en France, car  il ne faudrait pas surcharger inutilement la machine judiciaire qui a déjà bien du mal à fonctionner normalement avec des crimes(…)

- Troisième différence : on arrête les délinquants (ce qui signifie que des moyens ont été déployés pour les arrêter), et il seront jugés. J’arrête ma comparaison avec la France, parce qu’ici on serait en pleine science-fiction.

Cette affaire me rappelle une anecdote racontée par un ami neuchâtelois : étant jeune, il avait réalisé quelques graffitis dans son village. Un jour la police l’a convoqué, et l’a cuisiné un peu pour qu’il avoue son délit. Refusant d’avouer, le policier a fini par sortir des photos, prises la nuit, le voyant en train de dessiner son œuvre murale. La police veille…

Pour moi, ces exemples un peu extrêmes caractérisent bien le souci qu’ont la justice et les forces de l’ordre de faire respecter la loi. On paie peut-être autant d’impôts qu’en France, mais au moins, on sait pourquoi, et quand on a besoin de la Police, elle ne fait pas semblant de vous aider… Bref, on se sent tout de même en sécurité.

Et vous, est-ce que cette situation vous choque ?

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A propos David Talerman

Je suis l'auteur de Travailler et vivre en Suisse et co-auteur de Décrocher un emploi en Suisse. Suivez-moi sur @Expatwire, et sur Facebook.

Commentaires

  1. milood a écrit:

    bonjour je suis agent de sécurité incendie en France et je chercher du travaille en sécurité incendie.
    je voudrais savoir si chez vous il y aurait du travaille pour moi .
    merci de me répondre .

  2. marie-claude lemoine a écrit:

    Bonjour,
    C’est (entre autres) ce qui me fait envisager la Suisse pour ma retraite!

  3. Cristina a écrit:

    En Suisse, on s’inquiète pour les vols, pour les petits graffittis de rien du tout… alors k je connais tellement de femmes souffrant car leur ex mari ou conjoint leur bat et leur fait la misère… elles portent plainte une dizaine de fois… et la justice traine… on attend peut-etre k elles soient mortes? :s c plutot de ces cas la k’il faudrait se soucier enfants battus, hommes battus, femmes battues et pas de la beauté des mures des villes en plus les graffitis ca donne un peu d style… beaucoup de suisses soufrent mais la justice traine…

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